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La Parenthèse s’ouvre aux artistes locaux pour les soutenir

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Avec l’absence de concerts et de spectacles, « La Parenthèse », l’espace culturel de Ballan-Miré, met à disposition sa salle au profit des artistes locaux afin que ceux-ci puissent répéter et avoir des résidences. Premiers à bénéficier de cet accueil cette semaine, le duo rock tourangeau « First Draft ».

Comme une hallucination, un petit bonheur enfoui depuis de longs mois maintenant. En arrivant à la Parenthèse, l’espace culturel de Ballan-Miré regroupant médiathèque, espace gaming et salle de concert, nos oreilles se mettent immédiatement en alerte dès les premiers sons entendus, venant de la salle principale.

Le bruit de la batterie en live, nous ravit, comme un doux souvenir. Il faut dire que cela faisait longtemps, des mois, trop longs mois, que l’on avait plus entendu un son live. Sur la scène de la belle salle ballanaise, on retrouve Marine Arnoult qui officie à la batterie et au chant du duo rock tourangeau First Draft. Plus haut, au niveau de la régie, Clément Douam, son acolyte bassiste échange avec le régisseur de la salle.

Depuis le début de semaine, le duo est accueilli ici en résidence. « Cela s’est fait au dernier moment, tout s’est calé la semaine dernière » nous confient Marine et Clément, heureux de pouvoir répéter et travailler dans des bonnes conditions, sur une vraie scène. Comme beaucoup d’artistes, le duo vient de traverser une année singulière, avec à la clé de très rares concerts et une incertitude professionnelle. « On est partagé car d’un côté on se dit que l’on a la chance d’avoir pu faire 3 résidences en 2020, mais de l’autre on travaille sans la finalité que sont les concerts, car c’est pour cela que l’on fait ce métier » explique Clément.

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La crise : encore plus dure pour les groupes émergents et en développement

Depuis le mois de mars 2020, la culture est quasiment à l’arrêt avec la crise du Covid-19. Les concerts se comptant sur les doigts d’une main, les cachets qui vont avec aussi. Une situation d’autant plus difficile pour les groupes émergents comme First Draft. « En 2020 on espérait obtenir l’intermittence car on avait pas mal de dates comme au Printemps de Bourges, mais ça n’a pas pu se faire. Le plus dur dans cette crise c’est pour les primo-accédants comme nous, car il n’y a pas de solutions. » Conséquence de cet arrêt, d’un point de vue social, il a fallu donc se rabattre sur des boulots, en intérim notamment, ce qu’a fait Marine en septembre-octobre, « avant que tout soit stoppé avec le deuxième confinement » raconte-t-elle. S’il fut beaucoup question du sort des intermittents quand on évoque les conséquences de la crise sur le milieu culturel, pour les artistes en développement, les conséquences sont ainsi encore plus complexes.

Clément et Marine (First Draft)

Outre l’aspect financier (important), il y a aussi le coup d’arrêt pour des projets qui commençaient à faire parler d’eux comme First Draft. Accompagné par le dispositif Propul’Son dont il a été lauréat, First Draft salue néanmoins l’accompagnement de la Fraca-Ma, la Fédération Régionale des Musiques Actuelles, qui accompagne ce dispositif. « Il y a un décalage dans l’accompagnement et la Fraca-Ma sont vraiment attentifs et réactifs. » L’autre souci ce sont les possibilités restreintes de pouvoir répéter. « A un moment toutes les salles ont fermé, il restait que les studios privés, mais cela a un coût non négligeable. » 

 « Nous sommes un groupe qui travaillons beaucoup dans la construction improvisée, en se retrouvant face à face sur scène, l’an dernier il y a eu plusieurs semaines où on n’a pas pu se voir, c’était difficile. » L’occasion de pouvoir passer une semaine à la Parenthèse est d’autant plus appréciée par le duo, surtout qu’elle arrive à un moment où celui prépare l’enregistrement de son prochain EP en avril prochain.

Faire bénéficier de cet équipement public aux artistes locaux

Pour La Parenthèse cette démarche d’accueil est rendue possible par l’annulation de toutes les dates prévues d’ici fin février pour la Parenthèse, nous explique sa directrice de la salle Stéphanie Drevin. Face à la situation de crise qui s’éternise, le choix a été fait en effet en accord avec la ville, propriétaire des lieux, d’annuler ou reporter tous les spectacles prévus jusque début mars et d’en profiter pour mettre la salle à disposition des artistes locaux, en manque de lieux pour travailler. « First Draft sont les premiers, mais on espère qu’il y en aura d’autres. Le fait d’annuler les dates offrent des créneaux et l’on met gratuitement à disposition le lieu, le matériel mais aussi le personnel technique pour des séances de répétitions ou de résidence » explique Stéphanie Drevin aux côtés d’Anne Métay, l’adjointe à la culture. Une captation vidéo est prévue également et diffusée sur les réseaux de la salle et de la ville, « afin de leur offrir un peu de visibilité » nous dit-on.

Stéphanie Drevin et Anne Métay

Une salle de La Parenthèse qui comme beaucoup d’équipements culturels, avance à tâtons pour l’avenir, tout en essayant de profiter des opportunités donc pour rester un lieu de vie. « Nous avons la médiathèque qui a bien marché, on a mis en place aussi le click and collect que l’on maintient aujourd’hui » précise la directrice qui rappelle également que l’espace est un équipement municipal et bénéficie d’un soutien constant de la ville pour son budget 2020-2021. « Nous n’avons pas les mêmes difficultés que les salles privées, même si tout n’est pas facile. » Un équipement de service public donc, qui entend remplir sa mission avec ce soutien aux artistes locaux.

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