Joué-lès-Tours lance la saison des vœux

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Dans une salle Malraux pleine, le maire de Joué-lès-Tours, Frédéric Augis, a présenté ses vœux à la population ce mercredi 04 janvier. Un exercice formel mais toujours attendu, d’autant plus que cette cérémonie était la première à se tenir depuis le début du mandat. Les éditions 2021 et 2022 ayant été annulées sur fond de mesures sanitaires liées au Covid-19.

A quoi reconnaît-on l’importance d’un événement politique ? D’abord à la population présente aux places réservées des premiers rangs. Frédéric Augis est le maire de la deuxième commune du département et de ses 39143 habitants selon les derniers chiffres INSEE, mais aussi le président de Tours Métropole depuis un an et demi. De quoi faire de lui une figure importante de la vie politique tourangelle. Pas étonnant dès lors de voir à ses vœux de bonne année, un nombre conséquent de personnalités influentes, qu’ils soient des différentes instances publiques : responsables de la gendarmerie, des pompiers, des chambres consulaires… ou encore des élus : la députée du secteur Fabienne Colboc, le sénateur Serge Babary ou encore de nombreux maires de Touraine que ce soit de son bord politique (Sébastien Marais, maire de La Membrolle, Nathalie Savaton, maire de Savonnières, Bertrand Ritouret, maire de Luynes, Philippe Clémot, maire de Mettray…) ou de gauche venus en voisins (Christian Gatard, maire de Chambray ou encore Thierry Chailloux, maire de Ballan-Miré).

Ça c’est pour les présents. Du côté des absents, notons qu’il n’y avait pas de représentant de l’exécutif de Tours, ni de présence de Jean-Gérard Paumier, le président du Conseil Départemental, ou encore de Cédric de Oliveira (maire de Fondettes et président de l’association des maires d’Indre-et-Loire)…

La Métropole au cœur du discours

Parfois décriées comme désuètes dans leur format ou leur but, les cérémonies de vœux restent ainsi des moments importants de l’agenda politique, un temps de rencontres avec les acteurs de la ville et les habitants et souvent l’occasion de dresser un bilan et de faire quelques annonces.

Que retenir dès lors de ce discours de 2023 ? Tout d’abord, une première partie du discours axée sur la Métropole. Rien d’étonnant, Frédéric Augis étant à la tête des deux collectivités et les projets imbriqués entre ces instances. L’élu est notamment revenu sur la question des mobilités et de l’idée de RER métropolitain, lancée en fin d’année dernière. Un projet s’il voyait le jour qui bénéficierait à Joué-lès-Tours, deux branches de l’étoile ferroviaire tourangelle passant dans cette commune qui bénéficie de plus de deux points d’accès avec la gare et la halte de la Douzillère. Et face aux autres maires présents dans la salle, le premier édile jocondien, n’a pas manqué de redire son idée phare pour la Métropole : « qu’elle bénéficie à chacune des communes, chacun doit trouver sa place au sein de cette institution. »

Une entrée volontairement politique du discours, à travers laquelle Frédéric Augis en a profité pour exprimer quelques griefs envers l’Etat, pointant notamment parfois un « désengagement au détriment des communes et un sentiment d’abandon qui peut en découler. »

Une politique du quotidien assumée

Du point de vue communal, les chiffres clés ont été rappelé pour 2022 : La ville de Joué-lès-Tours c’est 66 millions d’euros de budget et 17 millions d’euros fléchés pour l’investissement. Un chiffre conséquent au premier abord, pourtant, l’impression qui reste du début de deuxième mandat de Frédéric Augis est une gestion plus quotidienne, que certains qualifieraient de moins ambitieuse que lors des six ans précédents.

Si le premier mandat a en effet été marqué par plusieurs projets structurants, le deuxième se veut pour le moment plus modeste. Un choix politique ? C’est certain. Une résultante de l’impact de l’engagement métropolitain du maire ? c’est possible. Sans oublier le contexte compliqué avec deux ans et demi marqués par le Covid puis les problématiques de l’inflation. Rien que pour Joué-lès-Tours, la hausse des frais énergétiques est estimée à 3 millions d’euros par an. De quoi obliger à faire des choix et grever certaines envies et projections.

Pour autant, Frédéric Augis l’affirme : « notre ville évolue et change, même si certaines actions se voient plus que d’autres ». Vantant une politique de proximité, le maire de Joué a ainsi insisté sur certaines mesures prises comme l’installation de tableaux numériques interactifs dans toutes les classes élémentaires des écoles et l’achat d’ordinateurs et tablettes pour les élèves, la mise en place d’îlot de fraîcheur dans la cour de récréation de l’école Rotière en tant qu’école pilote, un investissement de 2 millions d’euros sur la voirie, la mise en place d’une aide au permis de conduire (une aide de 680 euros en échange de 35h de missions d’intérêt général)… Notons aussi l’annonce de la création d’un stand de tir en 2023 pour la police municipale (qui s’entraînait jusque-là dans les locaux de la compagnie de CRS41 à Saint-Cyr-sur-Loire).

Parmi les grands projets à venir, celui vers lequel les regards vont se tourner c’est celui du site Michelin et ses 17 hectares. Piloté par la SET (Société d’Equipement de Touraine), le projet de réhabilitation de l’ancien site industriel doit conduire à l’essor d’un nouveau quartier mixte mêlant activités et logements mais aussi la promesse de 5000 nouveaux emplois créés en 15 ans.

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