Inédit depuis 15 ans : une exposition archéologique à Tours

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La Société Archéologique de Touraine est l’une des associations les plus actives et peuplée du département d’Indre-et-Loire. Associée au Musée des Beaux-Arts de Tours et à l’INRAP Centre-Val de Loire elle s’implique dans une exposition présentée jusqu’au 22 mai au Château de Tours : Le Sol et l’image, histoires d’archéologie à Tours. Nous l’avons visitée.

Les Gaulois ont-ils fondé Tours à partir de rien quand ils s’y sont installés il y a 2 000 ans ? Ou alors ont-ils bâti la ville sur les fondations d’une agglomération existante mais balayée par les crues de la Loire ? Vous n’aurez pas la réponse en sortant de l’exposition Le Sol et l’image, histoires d’archéologie à Tours. Néanmoins, vous aurez en votre possession les arguments accréditant les deux hypothèses qui font débat dans la communauté des scientifiques et des historiens.

Oui, malgré d’intenses recherches on n’est sûr de rien sur les origines de la capitale du département d’Indre-et-Loire. Il n’empêche, les différentes fouilles du sol ont permis d’apprendre énormément de choses… Depuis que la loi impose des diagnostics archéologiques pour tout nouveau projet urbain d’ampleur, il y a eu des dizaines de sondages sur le territoire communal. Et une vingtaine de campagnes de fouilles approfondies depuis 2001. C’est le résultat de ces travaux et les enseignements qu’ils nous donnent sur le passé que l’on découvre au fil des salles du 2e étage du Château de Tours.

Des dizaines d’objets antiques à découvrir

« L’idée c’est de faire découvrir tous les aspects du métier, comment les archéologues travaillent » explique la conservatrice du Musée des Beaux-Arts Elsa Gomez qui a travaillé sur le montage du projet. Au programme : pas de scénographie chronologique, plutôt un cheminement thématique où vous entendrez parler de la ferme gauloise découverte à l’emplacement du centre de maintenance du tram à Vaucanson mais aussi des vestiges de l’ancienne Basilique Saint-Martin dont il ne nous reste que deux vestiges (la Tour Charlemagne et la Tour de l’Horloge). Il est également question d’un temple à hauteur de la Rue Nationale ou d’un cimetière épidémique qui était placé à l’extérieur de la ville fortifiée, en raison des craintes de contaminations.

Riche de textes et de photos, l’exposition présente évidemment quelques découvertes extraites du sol, conservées par le Musée des Beaux-Arts ou dans le fonds de la Société Archéologique de Touraine qui a amassé pas moins de 30 000 pierres et objets. On découvre donc des morceaux de l’ancienne basilique, des jarres mais aussi des objets intacts du Moyen-Âge conservés à l’abri de l’humidité (couteau, chaussures…). Remarquable. Vous apprendrez également les différentes techniques de fouilles et la définition de mots d’initiés comme stratigraphie (l’étude des différentes couches du sol empilées au fil des époques, les fameuses strates).

Enrichie de vidéos, l’exposition est à la fois accessible aux adultes et aux enfants via la présence d’une dernière salle pédagogique. Le couloir est lui parsemé d’œuvres dessinées qui évoquent l’archéologie, notamment des figurations de ce qu’aurait pu être la ville de Tours dans le passé. Plusieurs animations sont programmées sur les trois mois que durent l’accrochage, dont des visites guidées. Les infos sur le site château.tours.fr.

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