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[Forte fièvre] Tours Métropole : La question des transports en commun n’intéresse pas tout le monde…

Le nouveau délégataire du réseau de transports en commun de la Métropole aurait pu être choisi samedi dernier lors d’une commission générale sur le sujet. C’était sans compter sur le nombre d’élus absents…

Si la décision reviendra au Conseil Métropolitain de novembre prochain, la commission générale de samedi 06 octobre s’avérait importante. C’est d’ordinaire dans ces réunions à huis-clos que les débats sont les plus poussés et que les études sont approfondies. Une commission générale où les élus auraient dû établir leur choix également sur le futur délégataire avant le vote officiel et solennel en Conseil Métropolitain le mois prochain. Seul hic, le nombre d’élus présents à cette commission n’était pas assez important. Et faute du quorum atteint, il n’y a donc pas eu vote.

Keolis et Transdev candidats.

Le sujet était pourtant important, la délégation de service actuelle, confiée au groupe Keolis arrivant à sa fin au 1er janvier 2019. Alors que jusqu’à présent Keolis, en tant qu’opérateur historique n’a eu guère de concurrence, l’entreprise appartenant à la SNCF (70%) et la Caisse des Dépots du Québec (30%), a cette fois face à elle un autre candidat d’importance : Transdev (appartenant à 70% à la Caisse des Dépôts et Consignations et à 30% à Veolia).

Les deux leaders français du marché de la mobilité sont en effet en lice pour la prochaine délégation qui débutera dans 3 mois. Et les enjeux sont importants, la prochaine délégation se trouvant à une période charnière du réseau de transports de la métropole.

Il conviendra notamment de gérer un réseau pendant les travaux de la seconde ligne du tramway avant le nouveau réseau une fois la seconde ligne de tramway en service à l’horizon 2025.

Avant cela, il faudra améliorer le réseau existant et notamment les lignes « périphériques ». La question du tarif sera primordiale également, les élus de Tours Métropole ayant émis le souhait de voir des tarifs moins élevés, alors que Fil Bleu est notamment critiqué chaque année par l’UNEF pour ses tarifs étudiants, jugés trop élevés.

Pour ne pas y perdre, c’est donc un tout nouvel équilibre qu’il faudra trouver. Cela passera également par une attention particulière aux innovations en terme de transport public avec un renouvellement du parc de bus privilégiant des énergies alternatives au pétrole.

Autant d’enjeux qui auraient mérité une attention de tous les élus métropolitains donc…

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