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Découvrez le plan lumières de la ville de Tours

La ville de Tours s’est lancée dans la mise en place d’un vaste plan lumières s’étalant sur trois ans. A partir du mois de novembre, c’est la partie ouest, celle comprenant le secteur Châteauneuf et Plumereau qui sera mise en lumières. Une première tranche avant la suivante l’an prochain côté Est puis dans deux ans au niveau des bords de Loire. Un projet de mise en lumière ambitieux qui a été confié à Lyum, une entreprise tourangelle spécialisée dans la conception lumières.

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Lyum, derrière ce nom se cache une entreprise tourangelle connue jusque là sous le nom de Neo Light. Ces derniers ont déjà de belles références dans le domaine avec la mise en lumières du château d’Amboise ou encore celle du festival des jardins de Chaumont, pour ne parler que des références en région. Avec une volonté de développement à l’international, Neo Light a donc changé d’identité. « Une entreprise faisant comme nous et s’appelant Neo Light est déjà présente sur les marchés étrangers, il fallait donc changer pour éviter les confusions » explique Sylvain Bigot le fondateur de Neo Light, devenu Lyum.

Développement à l’international et reconnaissance en France et en local donc pour Lyum, à qui a été confié le plan lumières de la ville de Tours. Un projet vu comme « un beau challenge » par Sylvain Bigot : « Le plan est ambitieux puisqu’il concerne les éclairages publics mais aussi des illuminations des façades privées et publiques des bâtiments. »

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Plan lumières de la ville de Tours : « un parcours nocturne innovant »

C’est un parcours qui sera proposé dans cette première tranche du plan lumières autour d’un circuit comprenant les places Plumereau, Saint-Pierre le Puellier et Châteauneuf. « Nous mettons en place un procédé à la pointe de ce qui se fait dans le domaine. Ce sera très innovant » précise-t-on du côté de chez Lyum : « C’est une vraie mise en lumière avec une mise en valeur de l’architecture et une harmonisation de l’éclairage public ». Concernant l’éclairage public, Sylvain Bigot parle d’une centaine de points revus pour l’occasion : « On revoit l’intégralité avec un éclairage plus performant et moins énergivore puisque la consommation sera divisée par trois. »

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Illuminations en rouge pour les fêtes de Saint-Martin
Illuminations en rouge pour les fêtes de Saint-Martin
Illuminations en rouge pour les fêtes de Saint-Martin
Illuminations en rouge pour les fêtes de Saint-Martin

Si l’éclairage de base sera sur des tons blancs, il y aura également des couleurs différentes pour des événements spéciaux : Fêtes de Saint-Martin (en rouge), ou période de Noël (sur des tons bleus)… Lyum a pensé également à prévoir la possibilité d’ajouter du son « comme pour un mapping à Noël par exemple » nous dit-on, « tout le parcours est en affichage dynamique, informatisé et instantané ».

Un parcours où il sera question également de vidéo-projection comme sur la façade sud de la place Plumereau qui ne sera pas éclairée mais mise en valeur via un trompe-l’oeil, sur avis de l’Architecte des Bâtiments de France.

Lyum a du faire face en effet à différentes contraintes pour mettre en place ce plan lumières dans ce secteur sauvegardé. « L’idée est de ne pas gêner les riverains également, donc on met des lumières rasantes qui ne rentrent pas dans les habitations » explique par ailleurs Sylvain Bigot. Des riverains qu’il a fallu convaincre, 350 points d’installations étant sur des bâtiments privés. «On a été chercher les accords de tous les propriétaires pour qu’on puisse s’installer sur leurs façades. Au final seuls 3% ont refusé. »

Saint-Pierre-Le-Puellier en version classique (blanc) et période de Noël (bleu)

Une entreprise locale en pleine évolution

Un beau projet pour une entreprise locale en pleine évolution donc. Outre le changement de nom, Lyum vient en effet également d’emménager dans de nouveaux locaux spacieux à Tours Nord, nommés Arkopol. « Cela faisait cinq ans que je cherchais un bâtiment pouvant accueillir un espace pour installer un showroom et organiser des événements » explique Sylvain Bigot qui a racheté les anciens locaux de la société de production TGA pour y installer ses activités depuis le début de l’été. « Ces locaux étaient une bonne opportunité, cela nous permet de faire venir d’autres sociétés comme Keen Studio, spécialisée dans le son. D’autres vont suivre, l’idée est d’avoir un espace de co-working, de louer des salles pour des formations par exemple.»

Avec un vaste hall d’une capacité d’accueil de 200 places, Sylvain Bigot souhaite également faire d’Arkopol un lieu ouvert au public en proposant « des soirées événementielles via des partenariats artistiques ou d’y installer pourquoi pas des expositions également».

 Crédits images : Lyum

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