Cathy Münsch-Masset relaxée. Quel avenir politique pour l’élue ?

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L’ancienne première adjointe de la ville de Tours, Cathy Münsch-Masset a été relaxée ce mardi 15 novembre par la Cour d’Appel d’Orléans, dans l’affaire de détournements de fonds à l’Apajh que son mari dirigeait.

L’affaire avait été rendu publique il y a un an, fin 2021. On apprenait alors que la socialiste avait été placée en garde à vue ainsi que son mari, Guillaume Masset. Ils étaient soupçonnés d’avoir détourné près de 350 000 euros à l’association Apajh 37 (Association pour adultes et jeunes handicapés), dont Guillaume Masset était alors directeur, via un système de fausses factures. L’argent détourné se retrouvant dès lors sur des comptes familiaux.

Ce dernier reconnaissait rapidement les faits, mais expliquait avoir agi seul et s’être enfermé dans le mensonge à la suite de la faillite de son entreprise de BTP en 2013 « J’étais acculé et j’ai commis l’irréparable en tombant dans l’illégalité. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas appelé au secours et je me suis engagé dans cette voie sans issue pour régler des dettes que j’avais contracté moi-même ».

Elle a toujours plaidé l’innocence

De son côté Cathy Münsch-Masset plaidait l’innocence et la bonne foi, argumentant sur le fait d’avoir laissé seul son mari gérer les comptes familiaux.

Cette défense, elle la renouvela lors de son procès en première instance en mars dernier où pendant plusieurs heures, Cathy Münsch-Masset, expliquait n’avoir rien vu, car les sommes détournées ont transité essentiellement sur des comptes plus utilisés par le couple. Quant à celles versées sur le compte courant actif, elle dit avoir cru les explications de son mari (un trop perçu d’une facture d’énergie ou une prime Covid…). De manière générale, cette dernière expliquait que dans la répartition des tâches au sein du couple, elle ne s’occupait pas des finances.

Insuffisant comme défense pour le tribunal de Tours qui condamnait Guillaume Masset à trois ans d’emprisonnement dont dix-huit ferme et Cathy Münsch-Masset à dix-huit mois avec sursis et cinq ans d’inéligibilité. A la différence de son mari (de qui elle a demandé le divorce depuis), Cathy Münsch-Masset avait décidé de faire appel. Le procès s’est déroulé en septembre dernier et à l’issue de celui-ci, le procureur avait réclamé dix-huit mois de prison, dont huit fermes, soit une peine plus lourde à l’encontre de l’élue qu’en première instance. Une peine également assortie d’inéligibilité.

Finalement, la présidente de la Cour d’Appel a décidé de relaxer Cathy Münsch-Masset lors de son verdict rendu ce mardi 15 novembre. Pour justifier cette décision, elle explique notamment que Guillaume Masset avait une personnalité « hautement manipulatrice avec une forte proportion au mensonge » et que son épouse pouvait avoir été réellement trompée par ce dernier.

Si ce n’est pas le cas, Cathy Münsch-Masset sera donc libre de conserver ses mandats à la Ville de Tours ou à la Région.

Quel avenir politique désormais ?

Le parquet et les parties civiles ont désormais cinq jours pour se pourvoir en cassation. Si ce n’est pas le cas, l’élue sera définitivement innocentée. Se posera alors la question de son avenir politique. Avant le début de cette affaire, Cathy Münsch-Masset était en effet première adjointe de la ville de Tours et était promise à devenir une figure importante de la vie politique locale dans les prochaines années.

A la suite des révélations de détournement de fonds de la part de son mari, elle a d’abord été suspendue de ses délégations à la ville, puis a démissionné de son poste d’adjointe, tout en restant élue. Ce qu’elle est toujours aussi à la Métropole et à la Région. Oui mais depuis un an, Cathy Münsch-Masset est absente de toutes ces instances (ses indemnités y ont été diminuées de 50%) et n’y pèse plus guère. Pourra-t-elle et voudra-t-elle dès lors revenir avec tout le poids qui pèsera ? Et si oui quelle place il lui sera faite…

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