A Saint-Pierre-des-Corps, la dynamique solidaire de l’association Naya

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Ce samedi 22 octobre, le péristyle de l’Hôtel de Ville de Tours accueille un événement dans le cadre de la Journée Mondiale du Refus de la Misère, prélude au Festival des Solidarités qui débutera le 18 novembre et s’étendra jusqu’à début décembre en Touraine. Cette manifestation regroupera des expositions, des témoignages, des jeux, une lecture de poèmes ou encore du chant. Parmi les exposants : ATD Quart Monde, le centre social Plurielles du Sanitas ou encore l’association Naya de Saint-Pierre-des-Corps récemment primée dans le cadre du concours régional pour l’entreprenariat au féminin dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Rencontre avec Aissé Kamara et Pauline Eilla qui y sont bénévoles.

Qu’est-ce qui a encouragé la création de cette association ?

Ça a commencé sur une table de cuisine entre copines et on a vu que ce besoin de lien social était important : on avait des copines, des voisines, qui voulaient s’intégrer et on s’est dit pourquoi pas créer une structure qui comblerait ce manque.

A quelles actions avez-vous pensé ?

D’abord de l’accompagnement administratif. Mais aussi au niveau du vestiaire, des besoins alimentaires pour les personnes qui ont du mal à finir les fins de mois.

3 ans plus tard, quel bilan faites-vous de l’activité ?

Au départ c’était juste une envie d’aider, de contribuer, de participer à la vie de notre quartier. Aujourd’hui on est soutenu de partout : l’association est stable, elle a un ADN. Quand le Covid est arrivé on s’est demandé si des gens étaient le besoin : on a toqué aux portes et on a aidé les personnes qui ne pouvaient pas sortir à faire leurs courses. Tout cela nous a permis d’avancer et ça nous rend fiers. Au départ on est partis avec 5-6 personnes, désormais nous sommes près de 200 personnes. Ça avance, c’est positif. On a 5 actions solidaires, 10 événements par an comme Octobre Rose contre le cancer du sein ou la journée mondiale des droits des femmes le 8 mars ou des repas bio avec la Confédération Paysanne. On porte ces causes et faire participer les habitants à ces actions est valorisant.

Et nous ne manquons pas d’idées puisqu’avec un collectif d’associations nous travaillons à la création d’une sécurité sociale alimentaire à l’image de ce que fait la sécurité sociale pour les soins. On aime dire que l’association Naya est un facilitateur de l’accès aux droits communs.

Vous avez aussi créé un groupe de parole…

C’est un espace qui permet aux habitants de dire ce qu’ils ont au fond de leur cœur, les souffrances… D’autres s’y retrouvent, on discute, on essaie de trouver des solutions.

La principale mission de l’association est de lutter contre la précarité. Avez-vous le sentiment qu’il y a eu un réel effet de vos actions ?

Oui. Mais la précarité ce n’est pas un mal en soi. Être précaire ça ne veut pas dire est une sous-personne. C’est une situation et elle peut changer. Et le fait d’être inséré, d’être auprès de plein de gens, de faire des activités… Tout ça permet aux gens de grandir.

Comment réagissez-vous au prix que vous venez de recevoir (une 2e place régionale) ?

On est heureuses et heureux car on n’a jamais eu de subventions en 3 ans. On a tout fait à la force des bras, avec notre motivation, en pensant de manière intelligente, en recyclant… Et aujourd’hui de voir ce travail récompensé c’est une belle reconnaissance des valeurs humaines.

Un degré en plus :

Parmi les actions qui ont fait connaître l’association Naya : une grande collecte de jouets lors des fêtes de fin d’année 2020 et 2021. Réalisées en partenariat avec Terres du Son elles ont permis de soutenir des centaines de familles précaires car elles ont eu beaucoup de succès. Pour en savoir plus il suffit de vous rendre sur la page Facebook de l’association Naya.

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