5 minutes à English-sur-Loire, épisode #3

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Cette nouvelle chronique vous entraîne dans les méandres de la langue anglaise et dans les failles de son enseignement qui font que les Français sont pour la plupart des quiches en anglais !

L’équipe de linguistes de l’école tourangelle English-sur-Loire s’attaque rien que pour vous, lectrices et lecteurs d’Info Tours et 37 degrés, avec rigueur et bonne humeur, aux monstres les plus dangereux de la langue anglaise. Ensemble, nous les vaincrons un à un. Enjoy!

Le monstre de la semaine : la structure interrogative !

Vous vous posez des questions ? Mieux vaut ça que d’en poser à autrui, car en anglais la structure interrogative n’est pas une mince affaire. C’est bien simple : si vous ajoutez les formes interrogatives françaises et les anglaises, vous arrivez à quatre. Trois côtés français, deux côtés anglais. Comment ça, ça fait 5 ? Mais non, ça fait quatre, car il y en a une en commun entre les deux langues. Commençons par celle-ci, tiens.

C’est pareil, mais c’est rare, donc profitez-en !

L’invcrsion verbe-sujet ne fonctionne qu’avec un seul verbe en anglais : be. Alors qu’en français, elle marche avec n’importe quel verbe.

  • Are you British?
  • Etes-vous français ?
  • Was she there?
  • Etait-elle là?

En revanche le français «Voulez-vous danser avec moi ?» ne peut en aucun cas se traduire par «*Want you dance with me?» et «Mangez-vous la choucroute avec les doigts ?» ne se traduit pas par «*Eat you choucroute with your fingers?».

Les trois formes interrogatives du français

Déjà on vous propose un petit défi : arrêtez de lire cet article et demandez aux personnes qui vous entourent (si vous n’avez pas d’amis, ask your cat) de vous citer la même question française de leur choix dans les trois versions possibles. Pas sûr que vous ayez une bonne réponse.

Ready?

Formel : Habitez-vous dans le Loiret ?

Standard : Est-ce que vous habitez dans le Loiret ?

Informel : Vous habitez dans le Loiret ?

Même si dans la vraie vie on ne vous posera jamais cette question car aucune Tourangelle et aucun Tourangeau n’a une tête à habiter dans le Loiret, cet exemple montre bien la diversité de notre magnifique langue qui est la plus belle du monde, toussa toussa, mais là on s’égare.

Bref, en anglais, il faut une 4e manière de construire une question, qui, donc n’existe pas en français. Vous suivez toujours ?

  • Do you live in Loiret ?

Répétez après moi : pour poser une question, il faut un auxiliaire !

Un auxiliaire c’est un machin qui ressemble à un verbe, qui a le goût d’un verbe, la couleur d’un verbe, l’odeur d’un verbe, mais qui n’est pas un verbe. Il y en a des «normaux», comme en français : be, have et go. Et il y en a des bizarres, qu’on appelle des modaux : can, will, would, may, must, should…

A part avec le verbe «be», pas d’auxiliaire, pas de question. Le plus souvent l’auxiliaire est facile à trouver car il est déjà dans la phrase positive correspondante, donc il n’y a aucun mot à ajouter :

  • I have cooked > Have you cooked?
  • She is sleeping > Is she sleeping ?
  • They will come > Will they come ?
  • Your mother can buy this > Can your mother buy this ?

Seul hic dans cette histoire : il y a deux temps de l’anglais qui, à la forme affirmative, sont «simples», c’est-à-dire qu’ils se conjuguent sans auxiliaire. Du coup, il faut en ajouter un quand on pose une question à ces deux temps-là. Cet auxiliaire ne se traduit pas en français car il n’existe pas :

  • He lives in Rouziers-de-Touraine > Does he live in Rouziers-de-Touraine?
  • Your cats have long hair > Do your cats have long hair?
  • You came early yesterday > Did you come early yesterday?

Au passage, cela nous fait bien rigoler car dans tous les manuels d’anglais de la terre on nous présente ces deux temps comme étant des temps «simples» car composés d’un seul élément, alors qu’il suffit de les mettre dans une question ou dans une négation pour constater qu’ils sont obligatoirement accompagnés d’un auxiliaire et que donc ils deviennent des temps composés. LOL.

Allez, une dernière petite différence et on vous laisse !

En français on n’est pas très cohérents, ça vous le saviez. Un bel exemple avec la structure interrogative : on a le droit de dire «Est-il français ?» mais si le «il» remplace par exemple «le voisin de ta belle-sœur», et bien tu n’as pas le droit de dire «*Est le voisin de ta belle-sœur français ?». En anglais, tu peux. Et ouais : «Is your sister-in-law’s neighbour French?». Et pourquoi ? Bah, parce qu’il n’y a aucune bonne raison d’interdire ce genre de structure.

Bref, on va en rester là pour aujourd’hui, on a une blanquette de veau sur le feu. On vous donne rendez-vous dans deux semaines pour apprendre à dire quelle heure il est. On vous entend rigoler, mais ce n’est pas si simple. Affûtez vos neurones, ça va saigner !

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English-sur-Loire est une école de langues 100 % tourangelle, fondée en 2003, qui propose des cours d’anglais, de français (langue et littérature), de français langue étrangère, d’espagnol et d’allemand. Pour les débutants, les nuls, les moyens et les forts, de 9 à 99 ans, seuls ou à deux (les scolaires, collégiens et lycéens se verront proposer des mini-groupes de 3 ou 4 élèves). Depuis fin 2022, l’école s’installe à l’Hôtel des Langues, un nouveau lieu entièrement dédié à l’apprentissage des langues situé dans un moment historique du XVIIe siècle, en plein cœur de Tours. 

Sur rendez-vous uniquement. 02 46 67 47 47 welcome@english-sur-loire

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