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10 ans de Radio Béton, cela marque forcément…

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Radio Béton c’est une institution à Tours depuis plus de 35 ans maintenant. Un média et une radio ayant marqué plusieurs générations grâce à ses animateurs, bénévoles ou salariés, passionnés, à l’instar d’Enzo Petillault qui vient de fêter ses 10 ans d’antenne sur la radio tourangelle…

Il y a du monde de passage dans le studio de Radio Béton, ce vendredi 26 février. Depuis 7h du mat, dans le bocal, l’espace régie de la radio, Enzo Petillault est derrière le micro. Sur son écran devant lui un compte à rebours, l’emmenant jusqu’au samedi matin même heure. A l’occasion de ses 10 ans de radio, cet animateur salarié de la radio associative a décidé de marquer le coup avec 24h d’antenne non-stop. Un petit plaisir pour marquer le coup et pour lequel il a invité des animateurs passés ou encore présents à la radio. Dès le matin, ils sont plusieurs à être montés dans la tour qui domine l’Espace Gentiana et où sont logés les studios de Radio Béton. Un signe des liens créés entre tous autour du 93.6 FM, la fréquence mythique de la radio.

10 ans de radio, qui plus est dans une radio associative comme Béton cela marque forcément. On le dit souvent et on ne le répétera sans doute jamais assez, mais si ce genre de radios tient toujours malgré les années et les décennies c’est grâce à ses bénévoles et ils sont nombreux, mais on le dit également moins, c’est aussi grâce à ses salariés passionnés. Enzo Petillault fait incontestablement partie de cette deuxième catégorie précieuse.  Un salarié au regard transversal sur la sphère Béton, grâce à sa double casquette : à la fois en tant que chargé de production et programmateur du festival Aucard de Tours mais aussi comme animateur radio. « Dès le départ sur ma fiche de poste, il y avait les deux rôles » explique celui qui avant d’arriver à Béton n’avait jamais fait de radio : « Comme beaucoup je me suis formé sur le tas, on a une manière de fonctionner plus cool que sur une radio commerciale. » Une double casquette essentielle pour Enzo : « Cela me permet de faire le lien entre le festival et la radio, d’être cohérent avec ce que l’on passe à l’année à la radio. »

Aucard 2021 en Stand-By

Un festival 2021 pour l’instant en stand-by suite aux dernières annonces de la Ministre Roselyne Bachelot limitant la possibilité de festival à 5000 personnes max, mais surtout une jauge assise et sans bar et restauration : « Le Conseil d’Administration doit se réunir et c’est lui qui décidera mais à titre personnel je ne vois pas comme on peut faire un Aucard de Tours assis, cela ne colle pas à l’esprit du festival. Il y aurait plein d’esthétiques que l’on ne pourrait pas défendre. Mais si on ne fait pas le festival, on pourrait éventuellement réfléchir à d’autres formes pendant l’été sur Tours. »

La difficulté et la richesse de travailler dans une radio associative

Et en 10 ans de radio, Enzo a pu percevoir une certaine évolution également, si ce n’est du métier car « techniquement cela n’a pas beaucoup évolué, on reste une radio qui évolue avec des bouts de ficelle », mais surtout de la complexité de faire vivre justement une radio associative non commerciale : « Il y a une précarisation évidente de l’emploi, notamment avec la fin des contrats aidés. Aujourd’hui ils sont surtout remplacés par des services civiques au statut plus précaire et au turn-over plus important, mais nous n’avons pas le choix. »

3 salariés pour tenir la boutique, des services civiques et donc aussi les fameux bénévoles qui animent et réalisent près de 40 émissions par semaine venant compléter la grille de programmes : « Ils sont essentiels et amènent des esthétiques autres ou des émissions thématiques. » Des bénévoles en grande majorité autonomes, en lien avec les salariés via des réunions régulières ou des échanges plus informels par mails explique Enzo.

C’est un peu tout ça travailler dans une radio associative comme Radio Béton et cela ouvre forcément les esprits et les chakras musicaux : « Quand je suis arrivé j’étais un peu un « babos » il faut le dire, j’étais très musique festive, j’avais monté une asso à Bourges qui s’appelle « Faut qu’ça Bourges » et on faisait tout ce qui était dans le style Debout sur Le Zinc, Percubaba, toute cette esthétique-là. Depuis je me suis vraiment ouvert au rock, aux musiques électroniques aussi » explique celui qui se souvient avoir choisi il y a 10 ans comme tout premier « album de la semaine », soit son premier coup de cœur à l’antenne de Radio Béton, un ancien de la maison justement, en la personne de Boogers… « Je le connaissais très peu mais c’est moi qui avais réceptionné son album. Je ne savais même pas à l’époque qu’il avait été animateur sur Béton. » Une petite anecdote parmi la myriade accumulée à l’antenne ou sur Aucard cette dernière décennie.

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