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Le clip de la semaine : « The First Match » de The Drafts

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux et en extirpons un clip. Cette semaine découvrez The First Match de The Drafts.

« Faire valser Jack White et les Daft Punk sur la tombe de Kurt Cobain. » C’est ainsi que les quatre garçons de The Drafts dessinent les contours de leur projet. Nous n’aurions pu mieux dire, surtout après être tombé sur leur dernier titre The First Match. La vidéo qui l’accompagne est une virée sous cocaïne dans un univers post-apocalyptique. Nous sommes embarqués dans une explosion d’effets parfois numériques, parfois vintages, qui filent à toute vitesse. Le choc entre l’esthétique de Nirvana et des Daft Punk est justifié. Et il fait des étincelles.

« On pourrait qualifier ça de vaporwave dans une version plus grunge », précise Jules, le chanteur du groupe. C’est lui qui réalise la vidéo. Il se charge également du montage et de la post-production. Avec The First Match, il apporte un soin particulier aux détails, aux textures, jusqu’aux multiples logos The Drafts qu’il crée lui-même. C’est ce qui fait la force du clip : alors qu’il aurait pu ressembler à n’importe quelle vidéo Do It Yourself, The First Match se distingue par un montage épileptique, maitrisé et une post-production soignée.

« J’essaie d’exploiter ce qui ressort du côté DIY et d’en faire une force, explique Jules. Je tente beaucoup de choses, j’aime bien trouver le truc qui fait grunge, « mal fait », mais fait exprès. » Les images qu’il mélange dans son clip proviennent des concerts du groupe, de répétitions, ou sont pour beaucoup tournées dans son salon. D’autres viennent des tréfonds d’internet et représentent « l’autodestruction de l’homme », précise le chanteur. Un thème qui parcoure la chanson The First Match.

Celle-ci est le premier extrait de l’EP homonyme à paraître le 29 novembre prochain. Il sera composé de quatre nouveaux titres, assez différents de ceux déjà parus si l’on en croit Jules. « Ce sera peut-être un peu plus mainstream », confie-t-il. Là où 2018 EP avait un son assez brut, très compressé, ce disque devrait offrir une production plus facile d’accès. Lucas, Cédric et Alex, les autres membres du groupe, ont cette fois-ci participé aux enregistrements et apporté une patte plus organique au son.

Un autre clip devrait paraître en décembre pour un titre nommé Slow. Jules ne compte pas changer fondamentalement sa recette : toujours un alliage numérique et grunge mais cette fois-ci « plus poétique », promet-il. Pour défendre ces nouvelles sorties, The Drafts sera sur scène : d’abord au Supersonic à Paris le 30 novembre puis au Off des Trans’musicales de Rennes le 5 décembre. Ils seront surtout au Temps Machine le 6 décembre. Le rendez-vous est pris.

Un degré en plus :

Pour avoir un aperçu de The Drafts en concert, c’est ici

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