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On a (presque) relevé le défi du FireFighter des pompiers d’Indre-et-Loire

Les pompiers les plus costauds de France étaient à Tours ce week-end… L’UDSP37 organisait son premier concours de FireFighter dans le grand bâtiment du Marché de Gros de Rochepinard. On y a été, et on a voulu tenter de faire comme eux. On vous raconte…

Le parcours du FireFighter de Tours vu du haut de la tour.

Le FireFighter, c’est en quelque sorte le parcours du combattant des pompiers. Inventée aux États-Unis, la discipline est très réglementée. Ça commence au pied d’une tour de 3 étages : équipé de sa tenue de feu (avec bouteille à air, casque et masque), le pompier se saisit d’un tuyau, doit grimper au sommet de la structure le plus vite possible, déposer son tuyau au sol, remonter un poids de 20kg resté en bas à l’aide d’une corde et redescendre les escaliers en touchant bien toutes les marches avec ses chaussures. Ça, c’est la première étape.

Une fois de retour sur la terre ferme, le pompier doit déplacer un poids de 75kg avec une masse puis slalomer entre des poteaux d’incendie, se saisir d’un tuyau situé au bout du parcours, faire tomber une cible avec son jet d’eau et enfin déplacer un mannequin de 80kg sur une trentaine de mètres avant d’avoir – enfin – le droit de s’effondrer sur un gros tapis et de reprendre ses esprits.

Moins d’une minute 30 d’efforts pour les plus costauds

Ça vous parait réalisable présenté comme ça ? Nous aussi, au début, on s’est dit qu’on pourrait peut-être le faire… En mettant plus de temps que les vrais soldats du feu, bien sûr, mais techniquement c’était réalisable. Histoire de s’échauffer, on a donné quelques coups de masse dans le fameux poids de 75kg : « certains arrivent à le faire sortir de son rangement en trois coups » nous dit-on. Pas nous. Au bout d’une dizaine de tapes, il était à peu près à mi-parcours. Premier échec.

On passe à la tour : monter trois étages, facile. En courant ? Ok, ça tourne un peu quand même… Et monter le poids de 20kg ? Bah… euh… la corde nous a un peu brûlé les mains, et encore on a stoppé l’effort à mi-parcours. Pas de doute, c’est vraiment pour les athlètes surentraînés, d’autant que les 2 épreuves que l’on a expérimentées nous les avons faites en tenue de ville, donc avec des habits bien moins lourds que les uniformes des pompiers.

« Le plus difficile, c’est le mannequin »

Cet uniforme c’est ce qui rend le FireFighter encore plus intense… On le voit bien au moment du slalom : les concurrents ne courent pas très vite sur l’échelle d’Usain Bolt, en partie à cause de son poids. Malgré tout, pour faire tout ce qu’on vous a décrit un peu plus haut, certains mettent à peine 2 minutes, voire moins d’une minute 30 pour les plus costauds dans le monde. « Aux Etats-Unis, il faut réaliser le parcours en moins de 6 minutes pour ne pas être disqualifié » entend-on dans les enceintes. Autant vous dire que ce n’est même pas le temps qu’il nous faudrait pour ramener le fameux mannequin jusqu’à la ligne d’arrivée…

Pour vous montrer à quel point ce parcours de FireFighter est exigeant, on a demandé à Arnaud de vous le faire vivre en vidéo. Ce pompier tourangeau a réussi en un peu moins de 5 minutes : « l’enchaînement est très dur, et le plus difficile c’est le mannequin » commente-t-il une fois son épreuve achevée, bien content d’avoir réussi à relever ce défi.

Comme Arnaud, 184 autres pompiers ont tenté le FireFighter de Tours en individuel ce week-end (dont une femme de Dordogne, Coraline Bouchot), dans une ambiance plus que chaleureuse (tant en termes de degrés qu’au niveau de l’applaudimètre). Premier concours du genre à se dérouler en intérieur en France, il réunissait au total 250 participants venus d’une trentaine de départements (Tarn-et-Garonne, Vienne, Indre…), ainsi que 3 équipes britanniques. « Parmi les plus forts, il y a ceux qui organisent habituellement le concours en Moselle » nous explique-t-on.

Ainsi, beaucoup de concurrents réalisent le parcours dans un temps compris entre 2 et 3 minutes : ce sont les plus grands héros car en intervention ils n’ont jamais autant de contraintes en un temps si réduit. D’ailleurs, les participants des épreuves en relais sont plus proches de la réalité en se partageant les tâches (l’un fait la tour et un autre déplace le mannequin, par exemple) : « ils peuvent être jusqu’à 5 » précisent les organisateurs. Ce qui ne les empêche pas de finir en nage et d’avoir besoin de s’allonger un bon moment après pour récupérer…

Nous vous proposons de découvrir quelques photos des épreuves de samedi après-midi avec ce reportage de Claire Vinson :

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