Société

Signes des Temps #44 Stock de bois Rue Paul-Louis Courier

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées par notre journaliste Laurent Geneix dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

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Monsieur et Madame Ehonskaille ont cinq enfants, comment s’appellent-ils ?

– Aude, Anne, Marc, Samson, Gilles.

Oui ben y’a pas qu’au Danemark qu’on a froid en ce moment ! C’est quoi ce bordel ? C’est le refroidissement climatique ? «Mesdames et messieurs les Ligériens, je vous invite à entrer dans l’ère glaciaire», dit le speaker d’un air glacial. C’est à cause d’Urbain, de Pancrace, de Servais et de Mamert (quoi, ma mère ? qu’est-ce qu’elle a, ma mère ?), les saints de glace, cousins germains des nichons-glaçons et des Ehonskaille, encore une sacrée famille celle-là, bonjour la consanguinité.

Bref, il est des gens prévoyants qui font rentrer du bois, beaucoup de bois, dans leur petite maison de ville, en plein dans le Vieux Tours. C’est vrai quoi : on n’est pas obligé de vivre à la campagne pour se caler avec un chat sur les genoux et quelques bûches dans le feu (ou l’inverse). Et puis comme la super loi qui interdit les feux de cheminée dans les agglomérations (mais pas les bagnoles et les camions) n’est pas encore arrivée jusqu’à Tours, profitons-en !

Pas forcément pressé que le beau temps arrive, je termine mon stock de bois tranquillement, avec mon stock de vin chaud, de bouquins interminables ; je prends le temps, le mauvais temps, le sale temps, le temps de chien… C’est pas gentil ça de dire qu’il est mauvais, sale et «de chien» (c’est pas gentil non plus pour les chiens), alors qu’il est le meilleur alibi des casaniers et des procrastinateurs. Et le chien fidèle des procrastinateurs casaniers. Et le chien de garde des suicidaires (parce qu’il paraît que c’est aux premiers jours du printemps qu’on préfère se foutre en l’air – #ledérèglementclimatiquesauvedesvies, waow).

Que ces premières chaleurs tardent encore à venir, sinon on va être obligé de se traîner à la guinguette pour écouter les petits oiseaux et le vent dans les arbres (enfin, ceux qui sont encore debout) tout en sirotant un petit café au soleil. Beurk.

Un degré en plus :

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