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Signes des Temps #254 – Levez les barrières

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Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

Nous sommes quartier des Bords de Loire à Tours. A première vue, cette barrière n’a aucune raison valable de se trouver dans cette position que l’on peut, au mieux, qualifier de désarticulée. Il y a comme quelque chose qui débloque. Un rouage enroué. Le passage habituel des piétons s’en voit entravé, d’autant qu’on se demande bien ce qui risque d’advenir si l’on passe sous une barrière (heureusement, aucun chat noir à l’horizon).

La parole est à la défense : « Non, mais je fais du yoga là, ça ne se voit pas ? » éructe ladite barrière. Devant notre regard atterré par une justification aussi pâle, elle tente le tout pour le tout et déclame :

« C’est joli, on dirait une chanson heureuse

Et j’vais vous dire, c’est une chanson heureuse

Parce qu’on dit toujours « vous savez Barrière… »

Chansons tristes et tout ça

Ça c’est heureux »

En citant ainsi Alain Barrière, aurait-elle raison ? Pourquoi chercher en priorité le dysfonctionnement quand on peut y voir l’opportunité d’une aventure ? Cette barrière levée impose la curiosité, libère un passage bien plus large, ouvre des horizons lointains. A la faveur de nos peurs, le réflexe consiste souvent à s’enfermer et à se recroqueviller. Alors une chaleur rassurante se dégage. Elle devrait raisonnablement entrer en concurrence avec l’électrisation découlant de nos assauts intrépides… C’est tout ce que cette barrière suggère : baissée, elle entrave. Levée, elle libère.

On peut penser qu’il y a un risque, on doit surtout y voir la possibilité de cheminer vers la surprise. Levons les barrières pour démarrer, levons les barrières pour traverser, levons les barrières pour avancer. Alain Barrière le chante si bien :

« Si tu veux que nous fassions

Un bout de route ensemble

Viens avec moi et partons

Que la route nous rassemble »

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