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Martin Heron : de Paris à la Banlieue Ouest

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A 25 ans, Martin Heron est un jeune chef d’entreprise. Enfin jeune, quand on le qualifie de la sorte, le co-fondateur de l’agence Banlieue Ouest, ouverte officiellement depuis lundi et basée à Tours, répond avec une pointe d’humour « Si on considère que 25 ans c’est être jeune, alors je veux bien l’être ».

Passé cette approche, une fois l’enregistreur mis en marche, Martin débite les mots, parle avec passion. A l’aise dans sa communication, Martin s’explique et explique son projet en détails à tel point qu’il répond aux questions avant même qu’on ne lui pose. Son parcours résumé rapidement, on apprend que le jeune homme est originaire de Tours, qu’il travaillait à Paris récemment dans une agence publicitaire et que le projet Banlieue Ouest est le fruit de sa rencontre avec Mathieu et Philippe ses associés. « Nous sommes tous trois co-fondateurs de l’agence. Nous nous sommes lancés ensemble parce qu’on s’est rendu compte qu’on avait la même vision, celle de se dire qu’il n’existe qu’une seule et même vie, on ne différencie pas la vie numérique du reste, c’est un tout ».

Mais pourquoi à Tours ? « Je suis Tourangeau, mes deux associés également. La vie parisienne ne me plaisait pas, il y avait un côte routinier dans lequel je ne m’épanouissais pas ». Quand on lui demande si monter son agence en région est un avantage, le co-fondateur de Banlieue Ouest répond par l’affirmative sans hésiter : « Tours est idéalement placée entre Paris et Bordeaux et puis le fait d’être détaché du milieu parisien permet d’avoir une autre vision, une originalité. A Paris, c’est un petit monde, tout le monde vit pareil, pense pareil, du coup il en ressort des projets stéréotypés » explique-t-il.

Un modèle qui doit bénéficier aux petites comme aux grandes structures

Pour sortir de ces stéréotypes, l’idée de Banlieue Ouest c’est de vouloir travailler aussi bien la communication des start-up et leur force d’innovation que celle des grandes marques aux budgets conséquents : « Nous voulons créer un cercle vertueux. Les grandes marques peuvent profiter des innovations que l’on a pensé avec les start-up et ces dernières peuvent bénéficier de mises en place de projets qu’elles ne pourraient pas normalement se payer dans l’immédiat. Tout le monde est gagnant. De plus pour montrer l’exemple, Banlieue Ouest crée également des produits qui nourrissent l’agence comme l’Annuaire des Community Managers «  explique Martin.

Un modèle innovant selon lui qui n’existe pas en France. Un modèle qui emprunte également les voies de l’économie collaborative avec un espace de travail partagé à venir : « Le but n’est pas de l’ouvrir à tout le monde, déjà parce qu’on en a pas la place, mais de le faire aux personnes et entreprises avec qui on est susceptible de travailler ou avec qui on a déjà travaillé… L’idée c’est d’avoir une mutualisation et une émulation. En tout cas nous on a envie d’avancer, de prendre les devants et de devenir un élément moteur d’un éventuel hub de compétences ».

Tours : un cadre exceptionnel

A l’écouter on comprend que le jeune homme avance d’un pas certain, « depuis ma première année d’études je me suis dit que je lancerai un jour mon agence » raconte-t-il pour justifier l’assurance avec laquelle il délivre ses propos. Des paroles qui ne seront entrecoupées que par le passage d’un Pic Vert à la fenêtre. « J’aime beaucoup les oiseaux » dira-t-il en regardant à l’extérieur tout en plaisantant « je ne m’appelle pas Heron pour rien ». Au long de l’entretien nous n’en apprendrons pas beaucoup plus de Martin qui devient même plutôt mal à l’aise quand on aborde sa personnalité. « Je n’aime pas beaucoup parler de moi » s’excusera-t-il.

On a quand même réussi à lui faire dire que Tours était une ville au cadre exceptionnel, « avec la Loire et les évènements autour comme la guinguette, même si je trouve que c’est sous-exploité ». En ancien parisien, il confessera même que Tours est un havre de paix  » Il y a un sentiment d’apaisement ici, on n’est pas dans le bouillonnement permanent, on peut avancer sereinement, ça fait du bien. » Mais d’ailleurs au fait pourquoi Banlieue Ouest ? « C’est un mot que j’aime, un lieu qui renvoie à des savoir-faire différents, une envie de créer, une énergie… Et puis Tours est à 1h de Paris, on est aussi proches de la capitale que ceux qui vivent en grande couronne, Tours c’est un peu la banlieue de Paris. Ouest parce que nous sommes à l’ouest de la France ». Tout simplement.

Crédit photo : Mathieu Giua pour 37°

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