Municipales 2026 à Joué-lès-Tours : Frédéric Augis officialise sa candidature et dévoile ses ambitions

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C’est désormais officiel : Frédéric Augis se lance dans la course aux municipales à Joué-lès-Tours. L’actuel maire, briguera un 3e mandat consécutif lors des élections locales qui se tiendront les 15 et 22 mars. Pour se faire réélire, il compte s’appuyer sur son bilan qu’il qualifie de solide malgré les épreuves. Face à lui, pour le moment, deux listes ont été officialisées : celle de Lutte Ouvrière menée par Kévin Gardeau et celle d’union de la gauche emmenée par Romain Fredon.

« Je me suis posé la question, savoir ce que je pouvais présenter de nouveau aux Jocondiens. L’envie était là pour poursuivre ce que nous avons commencé », confie Frédéric Augis, sur son intention de se présenter de nouveau face aux électeurs jocondiens. Après l’avoir emporté contre toute attente en 2014 face au maire socialiste sortant Philippe Le Breton (avec une avance de 206 voix), Frédéric Augis avait largement emporté l’élection suivante en 2020, l’emportant dès le 1er tour avec 58.20% des suffrages exprimés. Pour 2026, Frédéric Augis entend bien maintenir la dynamique, bien que conscient que cette élection sera différente. En face déjà, derrière la liste d’union de la gauche, nommée « Joué Ensemble » ce n’est plus un socialiste issu de l’ancienne majorité de Philippe Le Breton qui sera là, mais un candidat nouveau, en la personne du militant insoumis Romain Fredon qui se présente pour la première fois sous son nom. Ce dernier emmène bien avec lui quelques figures historiques de la gauche jocondienne comme Francis Gérard ou Marie-Line Moroy, mais le projet est bien celui d’un renouveau et non plus un énième match retour entre le maire sortant et l’équipe qui l’a précédé aux manettes de la 2e ville d’Indre-et-Loire.

« Une liste d’intérêt municipal« 

Romain Fredon bénéficie du soutien des partis LFI, Ecologistes ainsi que de membres du Parti Socialiste (bien que des voix dissonantes se font pour porter une autre liste de tendance social-démocrate). De son côté Frédéric Augis l’assure : « Je ne sollicite le soutien d’aucun parti politique, bien que certains proches soient à l’UDI, Horizons ou encore LR ». Comme en 2020, c’est sous l’étiquette « Mon Parti c’est Joué » que Frédéric Augis fera campagne. « J’ai l’investiture de l’association cela me suffit » analyse le maire sortant qui dévoilera dans les prochaines semaines ses colistiers. Une liste qui sera ouverte à de nouvelles têtes dit-il, avec un renouvellement partiel de l’équipe en place donc, « car certains souhaitent arrêter notamment » explique-t-il, tout en promettant des surprises, voire une ouverture vers de personnalités plutôt orientées à gauche : « Cette liste sera d’intérêt municipal, c’est le plus important ».

Le discours est donc celui de la proximité et non pas des orientations politiques de chacune et chacun. Les premières esquisses du programme en revanche reprennent les catalyseurs de la politique menée depuis 2014, politique que Frédéric Augis avait jugé en 2020 comme étant de « droite sociale ». Les premiers grands thèmes mis en avant marquent en effet une politique de droite assumée à commencer par la sécurité, premier engagement mis en avant par le candidat qui compte bien s’appuyer sur ce qu’il a déjà réalisé :

« Nous avons aujourd’hui un parc de 400 caméras de vidéoprotection, un centre de supervision moderne et nous avons renforcé les effectifs de la police municipale, aujourd’hui au nombre de 46. Notre objectif est d’arriver à 50, mais aussi et surtout de défendre une approche équilibrée de la sécurité et la tranquillité publique en misant sur la prévention, la médiation et l’accompagnement des jeunes. Notre rôle n’est pas de se substituer à l’Etat en matière de sécurité publique, car cela reste une compétence régalienne », précise-t-il quand on l’interroge sur le sujet.

« Un mandat plus compliqué que le précédent »

Sur son bilan général, Frédéric Augis, reconnait un deuxième mandat « plus compliqué que le précédent » en raison d’événements externes : le Covid, l’inflation suite à la guerre en Ukraine… Sur les critiques qui lui sont faites par l’actuelle opposition comme l’augmentation de la dette, il assume également : « En 12 ans l’endettement est passé de 22 à 34 millions d’euros oui, mais c’était pour financer des investissements structurants nécessaires comme la rénovation des écoles. Et je rappelle que la capacité de remboursement de la ville est de 8 années, ce qui est bien. »

« De plus la ville bénéficie aujourd’hui de 20 millions d’euros de foncier, c’est un gage pour l’avenir » poursuit-il en réponse aux critiques qui lui sont faites également sur sa politique de rachat de foncier depuis son arrivée à la tête de la ville.Il se félicite par ailleurs de la vitalité économique locale, avec la création de PME par de jeunes Jocondiens et le développement de l’économie tertiaire.

Pour la suite, s’il est réélu, il s’engage à ne pas augmenter les impôts, tout en reconnaissant que « l’incertitude demeure » face aux aléas économiques et aux décisions de l’État. La solidarité est également au centre de ses engagements, avec une attention particulière portée aux travailleurs pauvres, aux aînés et à la cohésion entre les quartiers, indique-t-il.

Le programme de Frédéric Augis prévoit également la poursuite de la rénovation urbaine (NPRU) dans le quartier de la Rabière, l’aménagement du site des Carmeries (ex site Michelin) pour lequel « tout est purgé », la finalisation de la route de Monts, la végétalisation des écoles et la modernisation de l’éclairage public vient un plan d’installation en LED sous l’égide de la Métropole.

Une Métropole dont il ne dit pas s’il voudra rester président en cas de réélection : « Je ne connais pas qui seront les 87 élus métropolitains de demain, ce serait présomptueux d’annoncer vouloir quoique ce soit aujourd’hui ». Une Métropole dont on comprend qu’il ne mettra pas en avant lors de cette campagne, « c’est une élection municipale avant tout » balaye-t-il quand on le lance sur le sujet.

« Je n’ai pas de commentaires à faire » se contente-t-il enfin quand on revient sur les polémiques qui ont émaillé le mandat (il a notamment été condamné pour injure raciste envers le maire de Fondettes Cédric de Oliveira) et qui continuent de l’éclabousser, à l’instar de la plainte du gérant du café « Le Penalty » du centre commercial de la Rabière, fin d’année 2025, suite à des commentaires jugés injurieux sur sa page Facebook, que Frédéric Augis n’a pas effacé. Des sujets sur lesquels Frédéric Augis ne se montre pas disert donc mais que l’opposition ne manquera pas néanmoins de mettre au bilan du mandat écoulé également…

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