Nouveauté sur 37 degrés : nous sommes fiers de nouer un partenariat avec l’association Les Cafés du Sport Tourangeau pour la saison 2025-2026. Régulièrement nous publierons des articles réalisés par ses équipes : interviews, analyses ou reportages avec les figures tourangelles mais aussi des articles autour des enjeux sociétaux du sport dans le département d’Indre-et-Loire. Aujourd’hui, ils décryptent les propositions des candidats aux Municipales à Tours, concernant le sport.
Rarement, le sport a été autant au cœur des débats et des programmes des candidats à l’élection municipale de la Ville de Tours. Il faut dire que les enjeux ne manquent pas : infrastructures vieillissantes, nécessité (ou pas) de construire une Arena, place de la métropole dans l’investissement et le fonctionnement su sport sur le territoire…
Les Cafés du sport tourangeau ont interrogé les candidats sur leurs intentions politiques en matière de sport. Voici la seconde partie de la synthèse, plutôt axée sur le rôle de la métropole et les infrastructures, actuelles ou futures.
Rappel : concernant la méthodologie, les mêmes questions ont évidemment été posées à chaque candidat (les candidats du PT et de LO n’ont pas répondu), et un travail journalistique a permis cette synthèse relativement équilibrée, présentée par grands thèmes, avec des candidats apparaissant à chaque fois par ordre alphabétique.






RÔLE DE LA MÉTROPOLE ET DE VILLE
Henri Alfandari estime que Tours Métropole Val de Loire « est là pour pouvoir porter ce que l’on ne peut pas faire seul et qui est nécessaire au territoire ». La question d’un soutien accru au financement et fonctionnement des clubs « doit être examinée au cas par cas ».
Christophe Bouchet estime quant à lui que Tours Métropole « devra prendre en charge certains équipements “d’intérêt métropolitains”, comme le stade de la vallée du Cher ou le Centre Municipal des Sports. Idem, la prochaine salle de 5 000 places sera financée par la Métropole. »
Emmanuel Denis rappelle de son côté que les infrastructures sportives « sont une compétence de la Métropole et nous pensons qu’il devient urgent de bâtir une stratégie pour le sport métropolitain, pour les 10/15 ans à venir, tant pour les investissements que pour le fonctionnement de nos grands clubs ». Il estime aussi que « notre Métropole est jeune et dispose de marges de manœuvre importantes. C’est pourquoi la question du projet sportif métropolitain devra être débattue collectivement avec les futurs élus, c’est à l’évidence un sujet de rayonnement, à l’exemple de réussite de l’Ironman. »
Aleksandar Nikolic considère que la Métropole doit accroître son soutien « sur les infrastructures », sans pour autant se voir confier de nouvelles compétences en matière de sport, « hormis pour le soutien au sport de haut niveau notamment pour l’Arena ».
Selon Benoist Pierre, « les clubs de la ville-centre portent par définition l’image du territoire métropolitain ; il semble normal que la métropole puisse intervenir sur les clubs dont la portée sportive est nationale, voire internationale. » De nouvelles compétences pour Tours Métropole, en matière de sport ? « Dans le cadre de ces clubs à rayonnement international, les compétences de la métropole doivent être mobilisées. La compétence métropolitaine comprend déjà les politiques à l’international. »
Marie Quinton, quant à elle, estime que la Métropole doit accroître son soutien financier ou son aide au fonctionnement des clubs de la ville-centre. « Et elle doit surtout développer une vision métropolitaine structurée des équipements présents sur le territoire des différentes communes, car il s’agit de sa compétence, avec une organisation et une vision globale, une mutualisation des usages et une organisation des mobilités autour de ces équipements qui soient adaptées (stationnement, navettes y compris en soirée, parkings relais). »
La candidate va plus loin : « en plus du financement des grands équipements structurants – compétence obligatoire, mais que la métropole devrait mieux penser et voir à l’échelle d’un territoire plutôt que commune par commune -, elle doit œuvrer pour la coordination des politiques sportives intercommunales et les mobilités liées au sport. »

INFRASTRUCTURES SPORTIVES EXISTANTES
Henri Alfandari juge le parc actuel d’infrastructures sportives sur l’ensemble de la ville de Tours (gymnases, piscines, stades…) « dans un état catastrophique, insalubre, hors d’âge ». Et estime le maillage territorial « bon, tout en ne répondant pas suffisamment aux besoins. De nouvelles salles seront nécessaires ».
Ses priorités en matière de rénovation ou de nouvelles constructions ? D’abord « réunir l’ensemble des acteurs pour établir une programmation de travaux », qui permettra « à partir du début d’année 2027, de rénover toutes les salles en 10 ans, et bien définir les besoins non satisfaits pour décider du type et de l’implantation des nouvelles salles ».
Christophe Bouchet considère le parc actuel « très insuffisant », justifiant ainsi son “plan d’urgence des équipements sportifs”, « afin de doter chaque quartier d’une infrastructure sportive pour la pratique amateur ». Et sur le sport professionnel, « je veux que la Métropole se dote d’une salle de gala de 5 000 places afin de répondre à l’exigence des clubs professionnels qui sont en attente d’infrastructures à la hauteur de leurs ambitions, car les salles actuelles ont besoin de grandes rénovations. »
Son programme et son site Internet répertorient toutes ces priorités de manière très précise. Quartier par quartier et quasiment sport par sport. « Nous portons un projet ambitieux sur dix ans pour doter la ville d’équipements sportifs modernes, accessibles et adaptés à tous les quartiers. Je veux construire cinq grandes salles multifonctions capables d’accueillir tous les sports en salle ; elles seront réparties entre Tours Nord-Ouest, Tours Nord-Est, Beaumont, la Rotonde, le Centre-Ouest, ainsi qu’aux Deux-Lions en partenariat avec l’université. »
Emmanuel Denis estime que la ville de Tours « dispose d’un patrimoine sportif riche et diversifié, composé d’équipements structurants (Centre municipal des Sports, complexes de la Vallée du Cher, des Tourettes) ainsi que de nombreux équipements sportifs (gymnases, terrains multisports), un socle solide pour la pratique sportive scolaire, associative et compétitive. »
Mais le maire-candidat rappelle aussi que « ce patrimoine présente aujourd’hui plusieurs limites : une vétusté marquée de certains équipements construits entre les années 1960 et 1990 ; des infrastructures parfois inadaptées aux exigences actuelles des compétitions sportives indoor de haut niveau ; une absence d’équipement de grande capacité polyvalent, capable d’accueillir simultanément des événements sportifs majeurs et des manifestations culturelles de grande envergure. » Selon lui, « il reste encore beaucoup de travail pour rénover et réhabiliter nos infrastructures, sans doute encore 10 à 12 ans pour effacer la dette grise ».
Emmanuel Denis rappelle que « le changement climatique nous impose des défis à relever rapidement, notamment pour nos clubs qui jouent en extérieur ». Et précise : « après avoir concerté nos clubs de football et de rugby, nous prévoyons un Plan de construction-rénovation de terrains synthétiques sur plusieurs sites (Tonnellé, Vaucanson, Tourettes, Chabrerie et Vallée du Cher). »
Aleksandar Nikolic juge le parc actuel d’infrastructures sportives sur l’ensemble de la ville de Tours « vieillissant, non adapté aux normes actuelles et insuffisant pour les piscines et patinoires » et un maillage « non satisfaisant ». Et martèle ses priorités en matière de rénovations ou de nouvelles constructions : « une nouvelle Arena et une nouvelle patinoire ».
Benoist Pierre estime également ce parc « vieillissant et nécessitant une réhabilitation urgente ». Avec des priorités autour « de la rénovation des gymnases, des terrains de sport dans les quartiers, des grands équipements, parc des expositions, stade de la vallée du Cher, patinoire et palais des sports ».
Marie Quinton perçoit elle aussi un parc vieillissant « et inégalement réparti, surtout pour les structures de proximité ». Elle développe : « certains quartiers manquent d’équipements, les gymnases sont saturés, les piscines sous tension. Certains gymnases sont dans un état déplorable et devront faire l’objet de travaux prioritaires. »
Les priorités consisteront surtout à « à la rénovation thermique des gymnases, à la modernisation des piscines ». Pour ces dernières, cela se fera « dans le cadre d’un audit des délégations de services publics en début de mandat ; nous étudierons le retour en régie publique de celles qui sont en délégation de service public. »
Autres priorités pour elle : « les équipements sportifs en plein air, l’accessibilité universelle, la création de micro-équipements de proximité (city stades, parcours plein air) et l’ouverture des installations scolaires hors temps scolaire. »

PROJET D’ARENA
Pour Henri Alfandari, une Arena est nécessaire, « mais dans le cadre de la rénovation du Parc des Expositions ». Il s’en explique : « Nous avons un site idéal avec un équipement hors d’âge. Plutôt que d’utiliser deux sites différents, autant tout miser pour faire un vrai Parc des Expositions digne du XXIe siècle avec une salle modulaire destinée prioritairement aux spectacles, mais où les clubs professionnels pourront l’utiliser pour leurs matchs de gala ».
Selon lui, le fait de l’implanter sur le site actuel de Rochepinard, à proximité du stade de la Vallée du Cher, « permettra de dynamiser le quartier tout en créant un lien fort avec les commerces du centre-ville, grâce à des mobilités rapides et adaptées. »
Sur la capacité de cette salle et l’investissement nécessaire, le candidat vise « au moins 6 000 places assises, jusqu’à 10 000 debout, avec un financement basé sur un partenariat public-privé. Cet équipement doit être un levier de transformation urbaine, en structurant le développement local et en générant des retombées concrètes pour l’ensemble du territoire. »
Selon Christophe Bouchet, Tours a besoin d’une infrastructure du même type qu’une Arena « pour redevenir attractive et compétitive face aux grandes métropoles voisines ». Et considère « qu’il il n’est pas normal qu’aujourd’hui les Tourangelles et les Tourangeaux aient à voyager à travers la région ou même le pays pour consommer de la culture. »
Il voit cet équipement comme « un atout pour le territoire et attirera de nouveau sur notre métropole des visiteurs habitants en dehors de celle-ci, habitant même au-delà de la région. » Mais Christophe Bouchet estime que « l’Arena doit être conçue et dirigée pour un usage culturel principalement et dans lequel, épisodiquement, nos grands clubs pourront organiser des matchs de gala. »
En revanche, selon lui, le sport professionnel « a également besoin d’une grande salle et ne doit pas rester en marge en ne bénéficiant pas d’une telle infrastructure ». Il précise : « À cet effet, je propose la construction d’une salle de gala de 5 000 places. En général, les professionnels de la construction de salle donnent une estimation de 10 000 € par place. Soit une enveloppe estimée à 50 M€. »
Concernant le lieu, il l’imagine « proche de l’aéroport, mais elle se trouvera là où le Conseil métropolitain jugera que son emplacement est le plus pertinent, que ce soit à Tours, Joué-lès-Tours, La Roche ou ailleurs… » Il perçoit cette salle pouvant « accueillir en alternance tous nos clubs professionnels pour leur match de compétition, elle sera le lieu du sport tourangeau, un rendez-vous pour tous les supporters. »
Emmanuel Denis constate que « les clubs emblématiques de Tours, notamment en basket et en volley, évoluent dans des enceintes dont la capacité et la modularité limitent leur développement sportif, leur visibilité et leur attractivité auprès du public ».
Par ailleurs, il pointe aussi que « la métropole ne dispose pas aujourd’hui d’une salle adaptée pour accueillir des concerts et événements de moyenne à grande jauge, obligeant à se tourner vers des équipements situés hors territoire. Dans ce contexte, la création d’une Arena de 5 000 à 6 000 places, conçue comme un équipement multifonctionnel, modulable et complémentaire des infrastructures existantes, constitue un levier stratégique. »
Pour ce faire, « un investissement maximum de 50 à 60 M€ nous semble judicieux, pour un modèle économique équilibré (en recettes et en dépenses), de type Arena du Futuroscope, mais géré par la Société publique locale (SPL) Tours Événements, afin que cet outil soit complémentaire du Parc des Expositions et du Palais des Congrès et ne vienne pas concurrencer les outils existants. »
Comme évoqué précédemment, Aleksandar Nikolic est favorable à la construction d’une Arena. « De 7 000 places pour un investissement de 95 M€, modulable pour le hockey-sur-glace, sans forcément un usage complémentaire, mais des activités commerciales liées au sport et aux supporters », précise-t-il.
Selon Benoist Pierre, « construire une Arena doit être pensé avec les clubs utilisateurs et répondre aux besoins du public tourangeau. Les comptes financiers des Arenas d’autres villes doivent nous permettre d’éviter des erreurs. »
Si, après avoir réalisé des rénovations urgentes, le candidat et son équipe engageaient la construction d’une Arena, sa capacité se situerait« entre 6 000 et 8 000 places », une réponse « à affiner avec les utilisateurs de cet équipement ».
Avant de se lancer, « nous étudierons les comptes des Arenas réalisées ailleurs pour éviter les erreurs. Le retour sur un investissement autour des 60-70 millions d’euros doit être raisonnablement fait en 12-15 ans en fonction du remplissage de cet équipement. »
Marie Quinton dénote des autres candidats sur ce sujet : « Nous n’en faisons pas une priorité. » Elle s’en explique : « Les besoins urgents concernent les équipements de proximité, l’entretien et le développement de l’existant et l’accès pour tous. Une Arena absorberait des moyens indispensables à la rénovation des équipements existants et à leur amélioration. L’horizon pour la réalisation d’un tel équipement est à 8-10 ans. Il faut partir des équipements existants, les étendre et améliorer pour répondre immédiatement aux besoins des clubs. »
Avant de conclure, en ouvrant une voie : « une salle modulable de taille raisonnable ne serait envisageable que si elle est sobre, mutualisée et financée à l’échelle métropolitaine. Le projet d’aménagement et modernisation du Parc des expositions pourrait répondre à ce besoin. »

SPORT DE HAUT NIVEAU
Henri Alfandari voit le rôle de la Ville ainsi donner aux clubs de haut niveau « de l’autonomie par les infrastructures, l’accompagnement dans les besoins courants et le dynamisme économique de la ville ». Et de préciser : « leur donner à chacun une enceinte qui leur permette de s’autonomiser financièrement grâce à la billetterie et à des espaces partenaires à la hauteur de leurs ambitions. Ces salles seront financées par le « naming » ; la mairie soutiendra les choix des clubs sur ce sujet ».
L’ancien président de l’Olympique de Marseille (2004-2006), Christophe Bouchet, estime que le sport « est toujours un élément de fierté lorsque les résultats sont là. Et c’est le rôle d’une collectivité que de donner les moyens à ses clubs pour performer. »
À ce sujet, il pense que « la municipalité ne peut qu’accompagner, elle ne peut pas faire à la place ». Le rôle du politique est, selon lui, « de donner les moyens, les mêmes accès à tous les clubs de la ville, sans distinction. Et c’est le public tourangeau qui, selon des critères personnels, définit le sport qui le touche le plus profondément. »
Avec ce projet de salle de gala de 5 000 places, Christophe Bouchet souhaite ainsi « remettre le sport au centre de ce qui fait notre fierté tourangelle : le basket, le volley-ball, le hockey-sur-glace, je l’espère pour l’avenir, de nouveau le football. La municipalité fournit des équipements de haut niveau qui satisfassent les ambitions des clubs professionnels, ambition qui est d’atteindre le plus haut niveau tout en offrant à chaque rencontre un bon spectacle. C’est en rendant fier les clubs et les habitants que nous attirerons de nouveaux talents et de nouveaux acteurs économiques sur le territoire, mais aussi des habitants. »
« Le sport de haut niveau implique pour une Ville des efforts importants, tant pour l’investissement que pour le fonctionnement », relève Emmanuel Denis. « Cependant, nous pensons que les partenariats publics et privés sont complémentaires et peuvent permettre des ambitions légitimes pour les six clubs majeurs de Tours (TVB, TMB, UST, UFT, 4S et Remparts). »
L’équipe d’Emmanuel Denis perçoit « deux leviers principaux pouvant être plus et mieux sollicités : la Métropole, avec sa compétence infrastructures sportives pour rénover des sites ; et les partenaires privés, pour accompagner nos clubs, comme c’est déjà le cas, avec une certaine réussite ».
En retour du soutien public, les exigences d’Emmanuel Denis et son équipe portent « sur la formation des jeunes, accélérer sur l’accueil des féminines, former des dirigeantes, des arbitres et des éducatrices ». Il envisage « des efforts vont porter sur la rénovation du CTRO, afin de lui redonner sa pleine dimension sportive, acteur central de la formation des athlètes de demain ».
Aleksandar Nikolic, les clubs tourangeaux peuvent évoluer dans le sport de haut niveau, « au volley, au basket, au hockey dans les deux ans ; et ensuite le football et le rugby doivent accéder rapidement au monde professionnel. » Selon lui, le sport peut être un levier d’attractivité pour Tours : « avec une Arena réservée au sport, on aurait la plus grande capacité pour un club de volley et la deuxième pour un club de hockey. Nos clubs pourraient être compétitifs au niveau européen et faire rayonner Tours. »
« Notre ambition pour Tours est de permettre le développement d’un maximum de clubs professionnels », estime Benoist Pierre. « Et c’est le tissu économique de notre métropole qui doit se renforcer et permettre à ces clubs d’exister avec le soutien des collectivités. C’est le savoir-faire des dirigeants de ces clubs qui permet leur réussite. Nous les accompagnerons. »
Il s’agira « d’accompagner la réussite de nos clubs phares en modernisant leurs équipements et en recherchant des financements, mettre en valeur nos sportifs qui réussissent, organiser chaque année des événements nationaux et internationaux sur notre territoire. »
Marie Quinton compte mettre en lumière le sport tourangeau « en valorisant les clubs locaux, les sportifs tourangeaux, en accueillant des événements populaires et accessibles, en communicant sur les réussites éducatives et sociales du sport tourangeau ». Mais pour la candidate, « pas de hiérarchie arbitraire » entre les clubs, « priorité aux projets solides, inclusifs et ancrés localement et nous attendrons un effort particulier pour les sports féminins, les sports émergents, et les clubs qui travaillent avec la jeunesse. »
Selon elles, les leviers de développement des clubs professionnels passent par « la stabilité des conventions, l’amélioration des équipements, des partenariats locaux, et un accompagnement sur la transition écologique et visibilité accrue. » Plus généralement, « améliorer généralement la ville (accès au logement, amélioration des transports, plus de places en crèches, etc.) c’est aussi un moyen de recruter, de fidéliser les joueurs et de développer les clubs pros. »
En retour, elle demande « de l’exemplarité, une transparence financière, la formation des jeunes, ainsi qu’une application réelle et effective des missions d’intérêt général discutées avec la ville. »

SPORT, JEUNESSE, ÉDUCATION, SOCIAL
Henri Alfandari affirme que « c’est une dimension essentielle de notre programme et du soutien au sport associatif : tous les enfants et les jeunes pourront bénéficier d’activités sportives pendant les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires, grâce à des partenariats avec les associations. »
Pour garantir l’accès au sport pour tous,le candidat annonce vouloir« prendre en charge les licences en remettant en place le Pass loisirs et en aidant les familles selon le quotient familial ».
Christophe Bouchet considère que ces compétences relèvent surtout « de l’État », mais estime que le maire « peut aussi mettre en place des programmes, notamment sur le temps périscolaire. » En précisant : « il faudra axer dans le prochain mandat sur les activités proposées sur les temps périscolaires et notamment en proposant des activités physiques et sportives, en lien d’ailleurs avec les acteurs associatifs locaux. Ces derniers remplissent une mission d’intérêt général et peuvent espérer, à l’avenir, fédérer de futurs licenciés. Du bon sens et de l’intelligence collective au service du plus grand nombre et surtout de nos jeunes. »
Sur le sujet de l’accès au sport pour tous, selon lui, il est possible de faire deux choses : « avoir dans tous les quartiers de la ville des infrastructures capables d’accueillir tous types d’activités sportives ; et augmenter les plages horaires et de créer sur le site de la mairie une plateforme de réservation pour les clubs tourangeaux. » L’objectif est ainsi « d’augmenter la disponibilité en ayant plus de gymnases ouverts plus longtemps et de simplifier les démarches. »
Pour Emmanuel Denis, il s’agira de « poursuivre et soutenir le rôle majeur de la municipalité dans le sport à l’école et renforcer le partenariat Ville/Éducation nationale et USEP, la mise en valeur des femmes sportives de haut niveau du territoire par des réunions publiques annuelles et utiliser le sport pour lutter contre les stéréotypes de genre et les problèmes de harcèlement scolaire. » Ou encore « de pérenniser le dispositif “Droit à la Loire” qui s’adresse aux jeunes des quartiers dits prioritaires de la politique de la ville. »
Par ailleurs, dans le cadre des missions d’intérêt général, « les équipes élites sont sollicitées pour intervenir dans les écoles et nous continuerons de faciliter la visite de sportives de haut niveau en handisport, ce qui permet aux enfants de travailler l’inclusion et l’identification à des modèles différents des leurs. »
Enfin, pour garantir l’accès au sport pour tous, « l’un des premiers chantiers portera sur la tarification sociale, une démarche unanimement saluée pour les cantines scolaires ; l’objectif sera de réformer la carte Cité Club, en concertation avec les acteurs du sport. »
Aleksandar Nikolic souhaite que « dans chaque école, trois associations sportives partenaires interviennent pour donner des cours, faire découvrir différentes disciplines et permettre aux enfants qui le souhaitent de prendre ensuite une licence en club ». Pas de promesses pour garantir l’accès au sport pour tous, en revanche : « notre choix est surtout de soutenir un renouvellement des infrastructures. »
Pour Benoist Pierre, le sport à l’école est « un point essentiel ». Le candidat évoque « l’éducation par le sport » et selon lui, « notre ville doit rénover ses gymnases de façon urgente pour augmenter leurs usages par les écoles. Et l’accès aux sports doit être étendu. Le facteur limitant du manque d’éducateurs est un point à résoudre. » Quant à d’éventuelles aides pour garantir l’accès au sport pour tous, « c’est un chantier qui sera abordé dans le cadre des états généraux du sport ».
Marie Quinton souhaite développer « des temps de pratique sportive réels, des espaces de jeu et de coopération, et des passerelles bien plus développées avec les clubs pour encourager la pratique après les cours. » Selon elle, des passerelles entre établissements scolaires et les clubs pour encourager la pratique après les cours sont à favoriser, « avec des créneaux après les cours, des navettes et une mobilité douce sécurisée, des conventions, des temps de découverte multisport… »
Enfin, l’accès au sport pour tous figure dans son programme avec « la reprise du Pass Sport, le financement des licences pour les jeunes en précarité, une tarification sociale renforcée, l’achat ou la collecte de tenues sportives pour lever les freins à la pratique ».
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Un degré en plus
Pour conclure, nous avons également demandé à chaque candidat ce qui les distinguait des autres, en matière de politique sportive… Voici leurs réponses.
Henri Alfandari : « L’ensemble tout naturellement ! Et l’organisation d’Olympiades tourangelles, en lien avec le comité olympique, regroupant l’ensemble des clubs et des associations sportives, pour faire vivre tous les quartiers de la ville autour du sport. »
Christophe Bouchet : « Une approche globale tant pour les sports individuels que collectifs, tant pour les sports amateurs, scolaires que professionnels. En outre, ma fine connaissance des équipements et des sujets sportifs sont des atouts considérables. Autre différence, de taille, tous mes projets sont évalués sur le plan financier. »
Emmanuel Denis : « Tous nos engagements ont été et seront tenus ! »
Aleksandar Nikolic : « L’Arena 100 % sport. »
Benoist Pierre : « Les états généraux du sport et la prise en compte de la vétusté de nos équipements. »
Marie Quinton : « Un plan d’investissement prioritaire dans les quartiers populaires, l’ouverture des équipements scolaires, la simplification des créneaux, et une politique sportive centrée sur le jeu, la santé et l’émancipation plutôt que sur les grands projets coûteux. »










