Politique

Elections régionales : la chevauchée des socialistes

Ils étaient plus de 250 dimanche à venir écouter et festoyer autour du président sortant PS, François Bonneau, lors de la fête de la rose du PS 37… La course pour espérer l’emporter le 13 décembre est lancée. Pour l’instant, les sondages au niveau national donnent la casaque bleue en tête, suivie de près par la casaque bleu marine et en troisième la casaque rose. C’est sur l’hippodrome de Chambray-lès-Tours que les socialistes se sont donnés rendez-vous. Une majorité d’élus ont fait le déplacement. Et c’est sur la chevauchée des Walkyries de Richard Wagner que le meeting de campagne a commencé… Un autre style pour des socialistes en quête de légitimité.

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Hier, c’est toute la symbolique des équidés qui s’est invitée chez les socialistes tourangeaux. Les hennissements de certains qui se verraient bien mieux placés sur la liste aux Régionales. Les obstacles à franchir aussi pour des socialistes qui espèrent intéresser leur électorat pour qu’il se déplace les 6 et 13 décembre prochains. Et puis les chutes de selle comme celle de Francis Gérard, le Premier Secrétaire du PS 37 qui commence à prendre la parole en ayant ces mots : « Ce n’est pas un succès, mais nous sommes plus de 200 ! ». Une méthode Coué toujours utile pour remonter à cheval. Mais le cavalier socialiste sait se servir de ses éperons : « La droite, on le voit, peine à faire sa liste ! ». Et puis il faut galvaniser les troupes, « Faites campagne, même si vous n’êtes pas satisfaits de la politique du gouvernement… ! ». Pour Francis Gérard, proche des frondeurs et ancien chevènementiste, il est plus que nécessaire et urgent de « s’adresser à nos électeurs ». Il est vrai que depuis deux ans, l’écurie socialiste ne fait plus la course en tête dans les communes et collectivités locales du département. Le Premier Secrétaire termine son allocution en essayant de motiver ses troupes « on a besoin de vous, les militants ! ». Applaudissements.

« Nous allons bientôt sortir le livre noir de la droite ! ».

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C’est au tour de Jean-Patrick Gille de prendre la parole. Il salue l’ensemble des élus et parlementaires présents. Mais la foule réagit. Un militant lance « Et Stéphanie, tu l’oublies !? ». Dans la salle au deuxième rang, la Sénatrice Stéphanie Riocreux est discrète. Celle qui a remplacé Jean Germain au Sénat découvre les fêtes socialistes. Le cavalier Gille a décidé de chevaucher un destrier qui donne des coups de sabots : « Si la droite gagne, ce ne sera pas pareil ! ». Il pointe du doigt les militants. « Ce n’est pas nous que vous allez sanctionner mais vous militants et électeurs ! ». Un registre de la culpabilisation qui peut faire mouche (du coche) au moment où l’extrême droite peut être deuxième devant le PS. « Nous allons bientôt sortir le livre noir de la droite ! ». Pas question de marcher au pas pour le député socialiste mais bien de prendre le rythme du galop pour espérer l’emporter. « Le parti de droite s’appelle « Les Républicains » pour se convaincre qu’ils le sont !! ». La campagne « œil pour œil, dent pour dent » est lancée.

Dans l’écurie socialiste, ne manque plus que la casaque verte et orange

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Reste à François Bonneau de tempérer la fougue socialiste. L’homme est posé, déterminé. Et c’est au trot qu’il expose son programme pour les jeunes, pour l’innovation, pour l’entreprise et les transports. Il lance une pique à la méthode cavaliers toréros, les rejoneadors. « Le centre est acoquiné avec les franges les plus extrêmes de la droite ! ». Un coup au tandem Philippe Vigier (UDI) et Guillaume Peltier (LR). Mais pour François Bonneau, pas question que les socialistes fassent cavalier seul : « Les gens croient à une gauche réunie, rassemblée et ouverte au centre ». Dans l’écurie socialiste, ne manque plus que la casaque verte et orange.

ps37Jean-Patrick Gille, Cathy Münsch-Masset et François Bonneau (images d’archives 37°)

Ce sont bien des cavaliers et cavalières qui feront la course ensemble. Pourtant hier, sur l’estrade du meeting, l’une d’elles et non des moindres était présente au côté de Jean-Patrick Gille, Francis Gérard et François Bonneau. La numéro 2 de la liste, Cathy Münsch-Masset était là, patiente à écouter ses homologues. Au micro, pas un seul ne l’a présentée. Dommage. Une cavalière qui se souviendra de sa mise en selle politique.

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