Ces derniers jours, la campagne pour les Municipales à Joué-lès-Tours s’est accélérée. A droite, le maire sortant, Frédéric Augis, a officialisé sa candidature en milieu de mois avec sa liste « Mon Parti c’est Joué ». Face à lui, à gauche Romain Fredon, candidat déclaré depuis plusieurs mois, a présenté l’intégralité de ses colistiers de « Joué Ensemble » lors d’un grand meeting ce 24 janvier. Mais on a appris également qu’il ne sera pas le seul candidat sur ce bord de l’échiquier politique puisque le socialiste Romain Vilaud a annoncé également mener une liste de tendance « social-démocrate et centriste », nommée « Réussir à Joué ». Une 4e liste donc aux côtés des deux citées plus haut et également celle de Lutte Ouvrière qui sera menée par Kévin Gardeau.
Une liste social-démocrate et centriste en lice
On savait depuis le printemps 2025 que des dissidences de positions existaient au sein des socialistes et plus largement de la gauche jocondienne. Une partie avait rejoint la liste menée par le militant insoumis Romain Fredon pour réaliser une union de la gauche. C’est le cas notamment des conseillers municipaux sortants Marie-Line Moroy ou Francis Gérard. A l’inverse sous fonds de tensions internes, une autre partie des socialistes s’était montré plus réservée à l’idée de rallier une liste menée par un membre de LFI. C’est notamment le cas de Romain Vilaud qui a été désigné chef de file du PS à Joué-lès-Tours pour cette élection. Finalement faute d’accord, Romain Vilaud a officialisé à son tour sa candidature la semaine dernière.

Ce dernier explique « regretter la division, expliquant que la condition pour le rassemblement aurait été sa présence sur la liste de Romain Fredon », ce qui lui aurait été refusé, indique-t-il. « Partant de là, je considère que le courant social-démocrate devait être représenté c’est pourquoi nous aurons une liste ouverte, rassemblant une dizaine de socialistes et des citoyens engagés ». Romain Vilaud emmène également avec lui le collectif centriste Libres-Citoyens, dont les conseillers municipaux Modem Virginia Raguin et Samuel Villette. « Ils viennent du centre-gauche, nos positions sont convergentes » affirme la tête de liste qui présentera l’intégralité de son programme mi-février avec « une vision à moyen terme de la ville, à 15-20 ans, afin de redonner une véritable identité à la ville ».

« Il faut une ville qui écoute, mettre plus de police de proximité plutôt que d’aller à la course aux caméras qui est un échec » poursuit Romain Vilaud qui évoque également une « ville qui donne envie » avec comme projets la redynamisation de l’économie locale, la mise en place de guinguettes à la Rabière ou aux Bretonnières…
Un programme d’opposition à Frédéric Augis donc, même si cette candidature fait peser le risque d’une dispersion des voix chez les mécontents de la politique du maire sortant.
A Gauche, la liste de Romain Fredon en campagne depuis plusieurs mois déjà
Car à gauche, Romain Fredon et « Joué Ensemble » sont également sur ce créneau de changement de paradigme politique par rapport à ce qui se fait actuellement. « Il faut sortir de ces 12 ans de mandat qui ont bien abimé la collectivité » affirme ainsi Romain Fredon, en évoquant notamment la condamnation de Frédéric Augis pour insulte raciste, mais aussi « une inaction climatique » ou encore « une irresponsabilité budgétaire avec une dette qui a doublé ».

Pour réussir à gagner la Mairie, Romain Fredon est entouré d’une liste en grande partie composée de personnes pas encore élues. « Seules 9 l’ont déjà été » indique-t-il. Parmi celles-ci on retrouve par exemple le conseiller régional, Mohamed Moulay, ancien élu municipal également. Pour les autres, « ce sont des jocondiennes et jocondiens impliqués dans la commune, c’est le plus important ».

Des candidats qui défendront notamment l’idée « d’un vrai plan de rénovation des écoles, en partant d’un audit dès le début du mandat pour fixer les priorités », « l’ouverture d’une nouvelle crèche sur la commune », la mise en place de « navettes solidaires pour les seniors comme à Chambray », ou encore « rouvrir le dossier des Carmeries (ndlr : ex site Michelin) dont le projet actuel nous parait mal équilibré. »









