Cédric de Oliveira : l’épanouissement de la vie d’élu

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Régulièrement, nous vous dresserons un portrait d’une personnalité politique locale.

De OLIVEIRA Cédric, maire de Fondettes en Indre-et-loire. 2016.Cédric de Oliveira (crédit : Christophe Raimbault)

Vice-président de l’agglomération en charge des équipements culturels et maire de Fondettes, à moins de 30 ans, Cédric de Oliveira s’épanouit dans ses fonctions électives.

En 2014, la précocité de son élections,  à seulement 27 ans,  avait braqué les projecteurs sur lui. Cédric de Oliveira devenait alors un des plus jeunes maires de France. Une tâche majeure dans l’organisation démocratique et républicaine en France, que le jeune homme a appris à appréhender. « Il a fallu montrer que j’étais capable d’assumer la fonction, on apprend au quotidien » dit-il aujourd’hui, « et puis je suis entouré d’une équipe en qui j’ai entière confiance. Je vois ma fonction comme celle d’un chef d’équipe, d’un manager ». Un manager qui a pris rapidement conscience de la charge reposant sur ses épaules : « La fonction de maire ne change pas le regard des autres, mais on sent que c’est une fonction qui bénéficie d’un profond respect ». Maire de proximité dit-il, l’élu fondettois reste présent en ville au quotidien : « je pense être abordable, je tiens d’ailleurs une permanence d’accueil régulière pour recevoir les habitants de la commune. C’est important d’être disponible ». Proximité et ambition donc, symbolisées par le projet de requalification du centre de la commune avec la construction d’une halle, la rénovation de l’Aubrière, la maison intergénérationnelle de la Perrée, ou encore les nouvelles constructions immobilières prenant compte des normes de la loi SRU avec 30% de logements sociaux intégrés. « Fondettes est une belle ville, je ne veux la faire grossir mais la faire grandir ».

Un jeune maire au parcours militant sans fautes

Côté politique, alors que beaucoup lui prêtaient un avenir radieux, alors que le jeune élu était catalogué comme la « force montante » et « l’avenir » de la droite tourangelle, Cédric de Oliveira s’est fait plutôt discret face aux médias et dans les débats politiciens ces derniers mois. Dernier exemple en date, son absence des débats de la Primaire de la droite qui a étonné plus d’un observateur. « Je n’ai pas donné de consignes de vote parce que je pense que les électeurs ne nous appartiennent pas » témoigne-t-il, « mais j’ai tenu les bureaux de vote, j’ai participé au fonctionnement de la Primaire, sur Fondettes il y a d’ailleurs eu plus de 1500 votants à chaque tour ». Un refus de prendre partie à l’instar de Frédéric Augis ou Philippe Briand, que l’on dit proche du maire fondettois. Ce dernier refuse néanmoins l’image d’un élu biberonné à  l’école Briand. « C’est vrai que l’on s’entend bien avec le président de l’agglomération et qu’il me fait confiance sur les dossiers que j’ai à traiter, mais je n’ai pas à m’excuser de notre amitié » tempère Cédric de Oliveira. Et pour l’avenir, pas question de l’évoquer ici : « Je suis jeune et élu récemment, j’apprends et je veux bien faire les choses ici, c’est tout ce qui m’importe ».

Poulain ou pas de Philippe Briand, le parcours du jeune maire de Fondettes ressemble à une ligne toute tracée et sans failles. Le genre de CV modèle pour tout élu qu’il raconte sans s’attarder dans les grandes lignes : Entré au RPR à 14 ans, il a fait ses gammes de militant au sein du parti gaulliste devenu par la suite UMP. A l’approche de la vingtaine, il intègre le Conseil National de la Jeunesse et réalise une mission sur le service public au sein du Ministère de la Jeunesse et des Sports, mission qui l’incitera à poursuivre son engagement nous dit-il. Cet engagement c’est sur Fondettes, sa commune de jeunesse où il réside qu’il le poursuit en étant désigné par son parti pour conduire la liste municipale devant reprendre la mairie à la gauche. Et face à une gauche divisée, dans cette commune plutôt huppée, le défi sera relevé avec 54% des voix lors d’une triangulaire face aux deux listes de gauche. Un succès pour celui qui raconte «avoir débuté en collant des affiches pour Jacques Chirac et Philippe Briand ». Ce dernier ne manque pas d’éloges d’ailleurs envers son jeune collègue comme lors de la remise officielle des clés au CCC OD vendredi dernier. Devant le parterre d’invités, le président de l’agglomération a en effet eu des mots flatteurs envers le travail de son vice-président aux équipements culturels, saluant son engagement et son implication dans le projet du nouveau centre d’art tourangeau.

Le vice-président aux équipements culturels de l’agglomération

Le CCC OD, le projet culturel de l’agglomération du moment, dont l’ouverture en mars prochain suscite l’attention de la part des différentes collectivités et de la part d’élus de gauche et de droite. Un projet qui fait également la fierté du vice-président de l’agglomération qui suit le dossier : « C’est un projet initié par Jean Germain que nous voulions poursuivre parce que l’agglomération a besoin de ce genre de lieux. Le CCC OD sera un lieu culturel d’épanouissement et de rencontres. Il y a une belle émulation à l’approche de l’ouverture et je suis très confiant pour son avenir, parce que ce sera un lieu ouvert avec son café, sa librairie, un lieu qui mettra en lumières des artistes connus et à connaître, mais aussi parce qu’il servira à la population dans son ensemble avec un volet éducatif et pédagogique puisque nous y ferons venir des scolaires ».

img_2214Remise des clés du CCC OD vendredi 02 décembre (c) Mathieu Giua

Un projet piloté par Tour(s) Plus, qu’elle finance à hauteur de 4 millions d’euros, tandis que les autres collectivités viennent faire le complément en compagnie de l’Etat. Avec comme objectif d’équilibrer l’offre culturelle sur l’ensemble de son territoire, Tour(s) Plus joue ainsi un rôle important en terme de culture, bien que cette compétence à proprement parlé reste aux mains des communes. Le Théâtre Olympia, le Point H^ut, Le Temps Machine, Le 37e Parallèle, ou encore le CCC OD donc, mais aussi La Parenthèse à Ballan-Miré, dernier projet inauguré, sont autant d’équipements communautaires, dont les constructions ont été pilotées par l’agglomération et financées avec le concours des autres collectivités sous l’égide de Tour(s) Plus. Des investissements répondant à un besoin sur un territoire précis, nous fait-on comprendre : « Ce sont des équipements de nouvelle génération qui se complètent les uns les autres » justifie Cédric de Oliveira. « A Ballan-Miré, la Parenthèse est le seul lieu où un espace est dédié au numérique avec de la réalité virtuelle ou du gaming ». Une politique d’équipement du territoire, créée en concertation entre les différents élus, de la majorité ou de la minorité. Un système de co-gestion, conçu à l’époque de Jean Germain et dont Cédric de Oliveira et les nouveaux élus de 2014 ont pris le relais naturellement. « Il y a une façon de travailler qui est agréable à l’agglomération, parce qu’on est loin des postures politiques habituelles. Personnellement j’intègre tous les élus de ma commission aux décisions » explique ce dernier. Une fois les équipements construits, la mission du vice-président communautaire ne s’arrête pas là pour autant : la désignation de délégations gestionnaires est dans sa compétence, le choix l’an passé de celle pour Le Temps Machine fut d’ailleurs attendue et analysée de près. Une fois désignés, Cédric de Oliveira reçoit également deux fois par an, les gestionnaires « pour faire des points réguliers et mieux assurer le suivi » précise-t-il.

Une compétence d’équipements que notre interlocuteur verrait bien couplée à l’avenir à la compétence culture. « Je pense qu’on y viendra à l’avenir, c’est dans l’ordre des choses. Pour le moment on a déjà mis en place un agenda culturel commun, afin de fédérer tout le monde » raconte-t-il. Et si cette compétence devenait d’agglomération ou « métropolitaine », ce serait alors peut-être l’occasion d’accentuer les spécificités de chaque équipement au sein de saisons culturelles communes. « C’est une idée, mais on n’en est aujourd’hui pas là » rétorque-t-il à l’idée avec prudence. « Ce qu’on peut dire c’est qu’aujourd’hui il y a une réelle envie d’ouverture de la part des acteurs culturels, une envie de travailler ensemble pour le bien commun ».

Parmi les autres dossiers porté à Tour(s) Plus : l’organisation d’un événement artistique. Féru de cirque, l’élu a en effet convaincu Philippe Briand et les élus de l’agglomération d’organiser un événement majeur autour des arts du cirque. « Bourges à le Printemps autour de la musique, Angoulème la BD, nous avons réfléchi à un événement qui soit identifié et identifiable pour l’agglomération tourangelle » explique-t-il. « La Touraine est une région circassienne, c’était l’occasion de mettre cet art en avant ». La première édition qui se tiendra fin septembre 2017 au parc de la Gloriette, sous chapiteau, proposera 11 000 places au total avec des « artistes mondialement connus » s’enthousiasme un Cédric de Oliveira sortant de sa réserve naturelle. Un événement dont les détails devraient bientôt être dévoilés et qui annonce d’autres projets autour des arts du cirque, puisque l’idée de créer une « grande école internationale du cirque » serait au stade de réflexion nous glisse-t-il. Epanoui à l’agglomération comme dans sa commune, Cédric de Oliveira profite de ces premières années de mandat intenses et formatrices… En attendant de viser plus haut ?

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