Opéra de Tours : Mozart s’invite avec éclat pour « L’Enlèvement au sérail »

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Jusqu’au 3 février, l’Opéra de Tours programme L’Enlèvement au sérail de Wolfgang Amadeus Mozart. Une œuvre emblématique du répertoire mozartien. Issue d’une production de l’Opéra Royal de Versailles, cette représentation s’inscrit dans une coproduction avec la scène tourangelle, confirmant une nouvelle fois la richesse de ces collaborations artistiques.

Assister à une générale d’opéra, c’est accepter une règle tacite, rappelée avant le lever de rideau : « Nous sommes encore dans une séance de travail. Les chanteurs ne sont pas tenus de chanter à pleine voix » et ce mercredi soir Florie Valiquette qui interprète Constance n’a pu chanter le rôle, atteinte par un mauvais virus qui nous l’espérons ne l’empêchera pas de mêler sa voix à celle de Gwendoline Blondeel qui interprète Blonde lors de la première vendredi à 20h.

Cela n’occulte pas le reste du spectacle. Dès les premières mesures, la partition de Mozart déploie toute sa vivacité, mêlant finesse, humour et profondeur émotionnelle. Le Singspiel (remplacé ici par le Français), alternant dialogues parlés et numéros musicaux, trouve ici un équilibre subtil, porté par une direction musicale attentive aux contrastes et à la respiration dramatique de l’œuvre.

La mise en scène, de Michel Fau (qui joue également le Pacha Sélim) élégante et lisible, respecte l’esprit de Mozart tout en offrant une lecture fluide et vivante de cette histoire d’amour et de liberté, située aux portes de l’Orient rêvé du XVIIIᵉ siècle. Les décors et les costumes participent pleinement à cette atmosphère, jouant sur les couleurs, les matières et les références sans jamais alourdir la narration.

Les solistes, investis et expressifs, donnent corps aux personnages avec justesse, qu’il s’agisse de la virtuosité vocale des airs redoutables ou de la sincérité des ensembles. Les chœurs et l’orchestre sous la baguette d’Alizé Léhon accompagnent cette dynamique avec précision et sensibilité, soulignant la modernité toujours intacte de l’écriture mozartienne.

Cette générale, révèle un spectacle abouti, prêt à rencontrer son public. Avec L’Enlèvement au sérail, l’Opéra de Tours propose une production à la fois raffinée et accessible, fidèle à l’esprit de Mozart : un théâtre musical où la légèreté apparente cache une profonde humanité.

Représentations :

Vendredi 30 janvier 20h
Dimanche 1 février 15h
Mardi 3 février 20h

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