Maxime Hillairaud : L’urbex comme autre terrain de jeu

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Bien connu du milieu culturel tourangeau pour ses photographies de scènes, le tourangeau Maxime Hillairaud expose en ce moment à l’Instant Ciné (3 rue Bernard Palissy à Tours) une série de photos consacrée à l’Urbex (ndlr : photos d’explorations urbaines, souvent de lieux abandonnés). L’exposition nommée « Hors des sentiers battus » regroupe des clichés de lieux oubliés, cachés, abandonnés… Nous avons profité du vernissage pour lui poser quelques questions.

37° : Salut Maxime, comment t’es venue l’idée de cette exposition ?

Maxime : Cela fait sept ou huit ans que je fais de la photo et trois à quatre ans que je pense à faire un exposition, mais je voulais la faire sur un thème concret. j’avais plusieurs idées mais j’ai décidé de commencer par l’Urbex, mais les autres sont toujours d’actualité.

37° : Tu es pourtant plus connu sur Tours comme photographe de scène, tu n’avais pas envie d’exposer dans ce domaine ?

Maxime : C’est un des autres projets que j’ai, mais avant il faut que je me renseigne sur les droits à l’image, si j’ai le droit d’exposer les artistes pris sur scènes par exemple.

37° : Pourquoi avoir choisi l’Urbex ?

Maxime : Cela fait quatre ans que j’en fais, principalement à la base sur Tours, puis en région Centre et dans les départements limitrophes par la suite. J’y ai pris goût.

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37° : Les photographies de cette exposition sont locales ?

Maxime : Il y a de tout, des photos de la région Centre mais aussi de Normandie. Sur les 21 photos il y en a quelques unes de Touraine oui, mais dont je ne dévoilerai pas les lieux.

37° : On a l’impression que l’Urbex c’est un domaine photographique à la mode aujourd’hui, tu en penses quoi ?

Maxime : Ça se développe oui notamment via internet aussi. Par contre certains font de l’urbex pour piller ou ne respectent pas les lieux, c’est dommage.

37° : Qu’est-ce qui est compliqué dans la photographie Urbex ?

Maxime : Déjà de trouver les lieux, puis d’y accéder, de trouver l’entrée du site. Nous, on ne casse jamais rien, ni porte ou fenêtre pour rentrer, si le lieu n’est pas accessible, tant pis.

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37° : Pourquoi nous ?

Maxime : Parce qu’on y va toujours à deux avec mon pote Rémi et cela pour des règles de sécurité car c’est une pratique qui peut être dangereuse. Par exemple une fois dans une maison, je me trouvais dans une pièce à l’étage et mon instinct m’a dit de ne pas aller plus loin. En descendant au rez de chaussée, j’ai vu que les deux poutres porteuses de la pièce où j’étais auparavant étaient tombées au sol et que l’étage ne tenait plus que par la moquette. En avançant un peu plus dans la pièce du haut, j’aurais pu faire une chute de trois mètres sur les gravas. En plus à deux on remarque plus le danger, souvent Rémi voit des choses que je ne vois pas et inversement.

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L’avis de 37° : Une exposition qui change des photographies Urbex habituelles. On retrouve évidemment des lieux photographiés en grand angle pour lesquels le temps semble s’être arrêté brusquement, mais également des clichés où Maxime Hillairaud s’est focalisé sur des détails, des objets pour en tirer des photos tout aussi intéressantes. L’art de l’Urbex c’est aussi d’emmener notre oeil dans un voyage de l’imaginaire où l’on cherche mentalement à quoi le lieu pouvait ressembler auparavant, du temps de sa splendeur quand il était habité et plein de vie ; en contraste avec l’apparence figée que son abandon et le photographe lui a donné. Ce que Maxime Hillairaud réussit très bien également.

Légende et crédits photos : Détails de l’exposition. Mathieu Giua pour 37°

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