Culture

Le clip de la semaine : «Strobe love» de Divine Paiste

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.


Touche pas à mon chantier !

Yeah, sentir l’air chaud du printemps te caresser la barbe et te replonger dans l’univers polychrome et délicieusement rondelet de Divine Paiste, c’est la joie quand même, heureusement que Yannis Poncho est là pour renifler les bons coups et nous signaler la chose. Bon par contre l’ambiance est quand même glaçante : ça commence Notre-Dame-des-Landes et ça vire West Side Story gore avec des morts et tout.

Divine Paiste

A ma gauche, une tribu d’altermondialistes à l’air fâché qui se dirige d’un pas déterminé vers une résidence en parpaings («Quand tribu d’altermondialistes fâchée, elle toujours faire ainsi») et à ma droite, les gardiens du machin, habillés tout en noir, mi-KKK, mi-Morts-Vivants sur le retour.

A voir les mâchoires serrées de part et d’autre on voit bien que ça ne va pas être la fête du slip et à voir les mêmes mâchoires brisées par la suite, on comprend que le must de 2016 sera sans doute de se faire démonter la gueule contre un mur en parpaings pas terminé sur un fond de pop-rock pourtant plutôt gentil et festif, soutenu par une basse sautillante et puissante, qui te donne plutôt envie d’embrasser ta voisine que de massacrer ton prochain à coup de pioches.

Bon à la fin on ne comprend pas trop ce qui se passe, à part que le chef des méchants (oui, hein, c’est con mais entre une nana piercée en basket et un mec grimé et habillé d’une cape, on choisit forcément son camp) menace de tuer une nana sur le toit, ce qui calme un peu la baston d’en-dessous. Après ça, deux gars empoignent une nana qui ressemble vraiment trop à une girl des Boys in Lilies et là on n’est plus trop d’accord, que les choses soient claires une bonne fois pour toutes : on NE TOUCHE PAS aux Boys in Lilies (à part au gars à la limite, mais non même pas en fait).

Ce retour (virtuel pour l’instant) des enfants chéris du pays et de leur son nostalgique et langoureux nous donne plus envie que jamais de les revoir sur scène. Au moment où vous lirez ces lignes ils seront entre deux concerts à Londres, dans le cadre du lancement de la sortie internationale de leur premier album (1er juin) dont on n’arrive pas à se lasser.

https://www.facebook.com/divinepaiste

 

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