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La danse commune de La Belle Orange

Créée en 2015, La Belle Orange est une structure originale. Ce « Bureau d’accompagnement d’artistes » porté par Matthieu Roger regroupe en effet 5 compagnies et 2 chorégraphes de danse contemporaine qu’il aide via une mutualisation des moyens concernant les tâches administratives, la production ou encore la communication…

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Compagnie Else de Marianne Baillot, Compagnie Marouchka de Francis Plisson, Compagnie Le Chiendent de Sandrine Bonnet, A.ssociation M.ouvement A.rtrope – Cie Mélanie Marie Nicolas Maurel, Cie E7KA d’Eva Klimackova mais aussi Cécilia Ribault et Hélène Rocheteau. Tous ces noms de la danse contemporaine ont outre leur art, un point commun. Elles sont toutes accompagnées en permanence par l’association La Belle Orange.

Mutualiser autour de projets concrets

La Belle Orange c’est ainsi  un « bureau d’accompagnement d’artistes » qui passe des conventions avec des compagnies et artistes chorégraphes. Une association qui permet à chaque structure conventionnée de bénéficier d’un accompagnement personnalisé en fonction de ses besoins et de son projet propre. « L’idée est d’avoir une vraie mutualisation autour d’un projet » explique Matthieu Roger, le directeur de La Belle Orange. Avec l’objectif de libérer les chorégraphes au maximum des tâches administratives, de communication, de production… afin qu’ils puissent se consacrer au maximum à la part artistique de leur métier, La Belle Orange entend intervenir comme un intermédiaire efficace grâce à son expertise.

Et le modèle fonctionne à écouter Matthieu Roger. Il faut dire que le directeur de la structure ne s’est pas lancé à l’improviste, La Belle Orange étant la continuité du travail qu’il menait auparavant auprès des chorégraphes. En effet, administrateur à partir de 2011 de la Compagnie Marouchka de Francis Plisson, puis en parallèle de la compagnie Else de Marianne Baillot à partir de 2013, c’est cette double expérience qui lui a donné l’idée de fonder une structure commune pouvant intervenir pour plusieurs artistes ou compagnies chorégraphes.

Cécilia Ribault (c) Claire Vinson
Cécilia Ribault (c) Claire Vinson

« L’idée n’est pas de dire qu’il faut mutualiser pour le principe, mais le faire parce qu’il y a un projet commun derrière, des intérêts communs » précise Matthieu Roger. Face aux baisses de financements publics et aux difficultés budgétaires rencontrés par de plus en plus de structures culturelles, l’idée pourrait faire son chemin et se développer dans d’autres domaines. « Il faut trouver des solutions et répondre à une réalité économique qui est compliquée pour des structures seules ».

Dans les faits, avec aujourd’hui deux salariés (Matthieu Roger est accompagné par Marie-Blaise Tramier), La Belle Orange intervient sur l’ensemble de la région Centre-Val de Loire et cherche à promouvoir via les compagnies accompagnées, le domaine de la danse contemporaine, « qui est encore victime d’une image faussement élitiste. »

Diffusion et actions culturelles

Et pour mettre en avant un domaine artistique encore trop faiblement diffusé par les salles culturelles, La Belle Orange agit également dans la diffusion des créations avec notamment plusieurs temps forts comme à La Pléiade de La Riche le 10 novembre prochain où une soirée spéciale partagée entre trois compagnies (Marianne Baillot-Cie Else, Sandrine Bonnet-Cie Le Chiendent, Francis Plisson-Cie Marouchka) sera consacrée à la création en danse contemporaine et à la diversité des écritures en danse. Une date qui sera couplée par une exposition-vidéo sur le corps dans le beau cadre de la Chapelle Sainte Anne toujours à La Riche (du 4 au 12 novembre).

Autre événement important dans la promotion de la danse contemporaine, le traditionnel festival Ecoute-Voir co-organisé par Le Petit Faucheux et la Compagnie Marouchka qui se tient tous les ans au mois de janvier (nous reviendrons prochainement dessus).

A.M.A (c) Virginie Meigne
A.M.A (c) Virginie Meigne

Et pour changer l’image de la danse contemporaine et l’ouvrir au plus grand nombre, La Belle Orange et les chorégraphes agissent également sur le volet des actions culturelles sur le territoire, notamment à travers deux résidences-missions, au sein des collèges Maurice Genevoix de Romorantin et Pierre de Ronsard de Bourgueil. Deux projets qui permettant aux collégiens d’être sensibilisés à l’art contemporain et d’être immergés à l’intérieur d’un processus de création en danse contemporaine.

Un degré en plus :

> Le site de La Belle Orange

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