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Signes des Temps #125 C’était mieux avant, rue Voltaire

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées par notre journaliste Laurent Geneix dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

garage rue voltaire tours

Les temps changent. Le célèbre aphorisme limite enfoncement de porte ouverte, un jour mis en mots et en musiques par Bob Dylan, semble n’avoir jamais été autant d’actualité. Les temps changent de plus en plus vite. Mais certaines choses restent immuables. Enfin pour l’instant. Appréciez la mise en abîme vertigineuse de ce paragraphe aussi débile qu’inutile.

Tenez, le petit garage de centre ville par exemple. Sans tomber dans la séquence nostalgie vieux con tendance Jean-Pierre Pernault (quoi que, on pourrait aussi revendiquer ce travers, c’est tellement tendance de revendiquer aimer un truc que tout le monde déteste), on a le droit de regretter la disparition de petits services de quartier, même quand on fait absolument tout (même acheter son pain) dans des zones commerciales de plus en plus éloignées des centres villes (après la Petite Madelaine à 9km de Tours, à quand le centre géant de 40 hectares dans les plaines de Sainte-Catherine de Fierbois ?).

C’est vrai quoi, on a bien le droit d’être de mauvaise foi, quand même : pleurer des larmes de crocodiles quand le petit charcutier à 40m de chez soi ferme, alors qu’on lui a acheté (par accident) 2 tranches de jambon blanc en 15 ans.

Dans le quartier Colbert, on a donc au moins un dinosaure à portée de main : un petit garage prêt à mettre les mains dans le cambouis à deux pas de chez vous pour soigner votre carrosse, pour de plus ou moins gros bobos.

Ainsi, alors que les boutiques pour réparer les vélos pullulent, les petits garages automobiles désertent le centre ville : simple indication que le vélo est en train de grignoter peu à peu des parts de marché à la déesse voiture, ou que le transfert de plus en plus de services en périphérie continue à transformer les centres des villes en simples sites touristiques ?

Un degré en plus

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