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[On aurait pu vous en parler] Le campus de rentrée de LREM à Savonnières

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

Le mail rédigé avec une dose d’écriture inclusive est tombé jeudi 26 septembre à 14h14. On y apprend que ce dimanche 29 septembre, c’est campus de rentrée de La République En Marche à Savonnières… et on a le droit de venir boire un coup avec les soutiens d’Emmanuel Macron. Soit à 17h pour le verre de l’amitié, soit à 20h30 pour le buffet partagé et convivial. Dommage, pile l’heure des Mystères de l’amour sur TMC, une série où le jeu d’acteur est aussi bien que celui de Cédric Villani quand il annonce sa candidature à la mairie de Paris.

Pour ce campus, 3 députés LREM du département sur 4 ont prévu de faire le déplacement. Mon 1er est médecin, le second a été maire de Bléré et la 3e cheffe d’entreprise et chroniqueuse à la télé locale. Alors, vous avez trouvé qui ne passera pas son dimanche soir avec le cercle militant local ? Indice : on lui a récemment reproché de s’accrocher à la présidence de sa commission à l’Assemblée Nationale.

Cette soirée de Marcheuses et de Marcheurs n’était pas organisée n’importe où : L’Hémicycle à Savonnières. Clin d’œil obligé à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Mais on a mieux : le titre de l’atelier « d’échanges sur l’engagement local » : « La République c’est vous ». Jean-Luc Mélenchon approuve ce message.

Au-delà de son côté mélenchonniste, pourquoi ce thème de réunion ? En fait LREM cherche des forces vives pour s’engager aux prochains scrutins. L’euphorie de l’élection d’Emmanuel Macron et de la razzia sur l’Assemblée Nationale en 2017 s’est estompée. Le parti a beau profiter d’un certain écho de sympathie, il va avoir besoin de forces militantes et surtout d’élu.e.s en local pour s’inscrire dans la durée. Ce qui passe par les Municipales de 2020 et la nécessité de prendre des sièges dans les conseils municipaux, voire carrément de s’installer dans des bureaux de maires au nez et à la barbe des autres partis dont les écologistes qui se sentent pousser des ailes depuis leurs scores aux Européennes de mai 2019. Alors, qui veut passer les 6 prochaines années à disséquer des documents budgétaires, et à courir les réunions publiques où l’on râle sur le nombre conséquent de crottes de chien sur les trottoirs ?

L’an prochain, la bataille emblématique sera celle de Tours. Mais pour l’instant on ne sait toujours pas qui aura le droit d’afficher le logo LREM sur ses affiches de campagne, la commission d’investiture semblant mettre autant de temps à traiter le dossier que l’Assurance Maladie lors de la réception d’une demande de remboursement de détartrage en version papier. On se demande même si elle va décider un jour (le syndrome François Hollande).

 

 

 

En attendant, LREM37 trépigne, Benoist Pierre marine ses punchlines contre Christophe Bouchet devant des portraits de Léonard de Vinci, tandis que le référent local Philippe Peruchon sursaute dès que son portable vibre en espérant que c’est le bon moment. Mercredi après-midi il n’avait plus de réseau pendant 17 minutes, et il s’est fait une crampe au bras à force de lever son téléphone en l’air pour tenter de capter quelques ondes.

Voilà pour vous donner une idée de l’ambiance de ce campus LREM37 dimanche. On aurait pu y aller pour vous en parler mais y’avait conseil municipal à Tours le lendemain, il fallait donc garder quelques forces parce que ça dure souvent 8h.

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