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Municipales à Tours : L’équipe de Christophe Bouchet bat la campagne

A une semaine du 2e tour des élections municipales, les équipes battent la campagne à Tours pour convaincre un maximum d’électeurs.

Vendredi 13h, quartier Montjoyeux, en terrasse les sourires sont de mise. Christophe Bouchet et une partie de son équipe ont décidé de passer une partie de la journée dans ce quartier de Tours Sud, caché dans le bois de Grandmont. « Contrairement à d’autres, on ne contente pas du centre-ville, on est à l’écoute de tous les quartiers et de tous les habitants » glisse malicieusement Olivier Lebreton en guise de pique à la liste concurrente menée par Emmanuel Denis.

Pour faire campagne, l’équipe du maire sortant a décidé de cibler un quartier par jour. Au programme déjeuner dans un restaurant, rencontre avec la population, les commerçants également. Ce jour-là, on retrouve Christophe Bouchet, Cécile Estivin, Stéphanie Hubert-Dogan, Olivier Lebreton, mais aussi Nathalie Soret, Loïc Guilpain et Benoist Pierre, ces trois derniers ayant rejoint la liste « Tours Nous Rassemble » dans l’entre-deux-tours, après avoir réalisé 12,67% au premier tour sur le nom de la liste « C’est Notre Tours ».

Les équipes sur le terrain sont ainsi toujours mixtes, nous dit-on, de quoi « travailler la cohésion d’équipe ». « Ce qui est important pour préparer la gestion de la ville derrière » explique Olivier Lebreton. A ses côtés, Nathalie Soret a rejoint l’équipe du maire sortant lors de cet entre-deux-tours, avec 15 colistiers de l’ancienne liste de Benoist Pierre. « Il y avait un peu d’appréhension à l’idée d’arriver dans une équipe qui avait déjà son propre fonctionnement, mais les choses se sont faites naturellement finalement » nous dit celle qui se retrouve en 44e position sur la liste commune et qui participe à sa première campagne politique.

Tout comme Nathalie Soret, Stéphanie Hubert-Dogan découvre la politique en cette campagne. Un premier engagement qu’elle prend positivement. « Je ne savais pas à quoi m’attendre quand Christophe Bouchet m’a contacté pour rejoindre son équipe. Finalement à travers le porte à porte par exemple, j’ai redécouvert des problématiques de mon quartier, c’est une belle expérience. »

« J’apprécie Christophe Bouchet et son engagement pour la ville » raconte Stéphanie Hubert-Dogan qui se dit motivée à l’idée d’aborder le 2e tour. Le marché présent au cœur du centre commercial, attire un peu de monde en ce vendredi après-midi. L’équipe de campagne passe d’étals en étals en saluant les commerçants, le maire n’oublie pas non plus de rentrer dans les commerces autour : bureau de tabac, superette… ou de prendre le temps de discuter avec un riverain au balcon. A 10 jours du scrutin, chaque discussion peut se révéler importante et convaincre les électeurs potentiels. Il s’agit aussi d’écouter les remarques : « Il faudrait que la police municipale passe plus souvent » demande une dame en interpellant Olivier Lebreton, actuel adjoint à la sécurité.

Une remarque que l’on entend aussi au carrefour de Verdun où plusieurs autres colistiers de Christophe Bouchet sont présents en fin d’après-midi, stock de tracts à la main. « Avec le tramway et les bus, on peut capter pas mal de monde » explique Louis Aluchon. Plusieurs refus, quelques tracts donnés à la volée et parfois des discussions qui s’engagent avec les passants.

Alors que l’on pouvait s’interroger sur la manière de faire campagne avec la crise du Covid, hormis les meetings et réunions publiques qui ne peuvent se tenir, les choses se passent finalement comme pour n’importe quelle campagne. « On est peut-être un peu plus dans l’attente que les gens viennent vers nous » reconnaît néanmoins notre interlocuteur.

Si la présence sur le terrain est primordiale. La communication sur le web l’est tout autant. Chaque jour, le candidat s’exprime dans une vidéo. Ce vendredi après-midi c’est au cœur du marché de Monconseil que Christophe Bouchet se fait filmer. Benoist Pierre fera de même quelques minutes plus tard. Une façon là encore de montrer que le binôme qu’ils incarnent désormais occupe le terrain. Une façon aussi de viser un large public, les réseaux des deux hommes n’étant pas forcément les mêmes. Pour autant, Christophe Bouchet l’assure, pour la dernière semaine de campagne, pas question d’en rajouter outre-mesure : « Je ne pense pas que ce soit utile et cela sonnerait faux. » Alea Jacta Est en somme…

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