A la unePolitique

Municipales à Tours : En Marche toute ?

Alors que beaucoup de candidatures pour les Municipales à Tours se placent en dehors des partis politiques (Xavier Dateu, Philippe Lacaile, Nicolas Gautreau…), d’autres en revanche cherchent coûte que coûte à obtenir une investiture officielle, notamment du côté de La République En Marche…

Un seul parti a aujourd’hui la côte, La République En Marche. Le parti présidentiel est au centre de beaucoup d’attention. Les résultats des dernières élections européennes qui l’a placé en tête à Tours, alors que dans le même temps les partis historiques comme le PS (sous la liste Glucksmann) et LR, sont sous la barre des 10%, ont renforcé La République En Marche sur l’échiquier politique en effet.

De quoi accélérer le tempo chez les candidats souhaitant se ranger derrière ou avec ce parti. Dès le soir des résultats des Européennes, entre les instances départementales des Marcheurs et le maire de Tours Christophe Bouchet, qui cherche un accord avec le parti présidentiel, les hostilités ont démarré, par voie de presse ou de communiqué. Chacun ne mâchant pas ses mots. Encore ce vendredi soir, c’est par communiqué de presse que Christophe Bouchet à vigoureusement répondu à une dépêche AFP dans laquelle il était ciblé par les Marcheurs…

Car pour LREM 37, il est impensable aujourd’hui de ne pas partir en son nom propre. Les instances départementales ont même choisi leur candidat à l’unanimité en la personne de l’universitaire Benoist Pierre et entamé la création d’un programme politique, en reprenant le principe de la « Grande Marche » réalisée aux Présidentielles et aux Européennes, mais aussi par le biais du Think Thank « City Nov » créé justement par Benoist Pierre . En face, Christophe Bouchet fait tout pour user de son influence au national, en tant que membre du bureau politique du Mouvement Radical, allié avec LREM, pour entrer dans un accord qui permettrait de ne pas avoir de liste En Marche face à lui.

Une épine pour LREM 37 et Benoist Pierre qui sont suspendus à une décision de la commission d’investiture nationale du parti qui devrait avoir lieu à la fin du mois de juin ou début juillet nous dit-on. Et puis il y a également le risque d’une décision tranchée venant de l’Elysée ou de Matignon. Après avoir fait éclater la gauche socialiste, les deux hommes forts de l’Exécutif sont en train de réaliser une opération de dislocation de la Droite Républicaine en cherchant à attirer de nombreux élus locaux pour remporter un maximum de villes l’an prochain. Et à LREM 37,on espère ne pas être un dommage collatéral de cette stratégie…

Imbroglio autour de la candidature de Françoise Amiot.

Un premier problème pour Les Marcheurs de Touraine, auquel vient s’ajouter un second en cette fin de semaine, avec la candidature à l’investiture LREM de Françoise Amiot.

L’ex adjointe aux finances de Serge Babary, et actuellement présidente de l’association Tours à Venir, Françoise Amiot s’est en effet également lancée dans la bataille des municipales. Pas vraiment une surprise, bien que discrète ces dernières semaines, puisqu’elle avait préparé le terrain avec son association Tours à Venir, lancée dès 2017, afin de préparer l’ébauche d’un projet municipal. Oui mais celle qui avait rejoint En Marche en 2017, étant même candidate aux Sénatoriales sous l’étiquette présidentielle, avait pris ses distances avec les instances départementales de ce même parti.

Son annonce de candidature a ainsi surpris au sein de LREM 37. « Il n’y aucune candidature à l’investiture enregistrée pour Françoise Amiot, ni en local ni en national » affirme ainsi Philippe Peruchon, référent de LREM en Touraine. Et celui qui préside la commission d’investiture départementale du parti explique qu’un processus avait été mis en place, comme la constitution d’un dossier, le passage par la commission départementale puis par la commission nationale, « ce que Françoise Amiot n’a pas fait » nous dit-il. De quoi jeter un peu plus de trouble dans un jeu politique qui n’en manquait déjà pas…

Print Friendly, PDF & Email