Jocelyn Herbelot : « Une vie sans transmission est une petite mort ».

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A l’occasion de son exposition au café Chez Colette (jusqu’au 15 décembre, 57, quai Paul Bert à Tours), nous avons rencontré l’artiste Jocelyn Herbelot. Après avoir pris un peu de temps pour le photographier dans son atelier, nous retrouvons Jocelyn, autour d’un café en lui proposant de jouer à l’association de mots afin de mieux le connaître en tant qu’homme et artiste…

Passion ? « Collection ! » Jocelyn nous explique qu’il est un grand collectionneur. Il a jeté son dévolu (notamment) sur des BD qu’il adore : il possède la collection complète de Blueberry en 3 exemplaires, son album préféré de Tintin « L’affaire Tournesol » en 35 exemplaires : une vingtaine en langues différentes et une quinzaine de formats différents. Figurent aussi sur ses étagères des figurines en plastique de son enfance. Il en a toujours une sur lui. Elles le relient à son père qu’il évoque quand nous lui demandons de réagir au terme Idole. En effet, son papa, lorsqu’il rentrait du travail en avait glissées dans les poches de son manteau où Jocelyn allait se servir avec gourmandise. L’époque n’étant pas aux câlins et aux déclarations d’amour, elles étaient l’expression de l’amour de son père. Ce père qu’il a mieux compris lorsque lui-même est devenu papa de Louison il y a 17 ans (je vous vois venir mais non, ce n’est pas Jocelyn qui a choisi le prénom de son fils en hommage à Bobet).

Au mot Cyclisme, les yeux de Jocelyn brillent. Il adore la dramaturgie des courses où tout peut arriver. « C’est très rock’n’roll, une course cycliste ! », me dit-il lui en pensant aux papiers d’Antoine Blondin dans l’Equipe, commentant les étapes du Tour de France de la grande époque. Avec espièglerie, il évoque également le côté « kéké » parfois ridicule des cyclistes qui se la pètent.

Que lui évoque le mot Transmission ? Jocelyn est enseignant en Arts Plastiques depuis vingt ans. La transmission est donc au cœur de son métier. Il apprécie la curiosité de ses élèves de collège et se réjouit de pouvoir leur offrir une ouverture sur le monde de la culture qu’ils n’ont pas nécessairement chez eux. Il ajoute : « Une vie sans transmission est une petite mort ».

Le mot Matière l’inspire moins, que ce soit dans la sculpture (il n’aurait pas l’idée d’en toucher une pour en apprécier le contact et les contours) ou même dans la peinture : l’aspect de différentes couches que peut prendre les traits de pinceaux n’est pas un enjeu de ses créations. Ce qui lui vient à l’esprit est plus la notion de matières grises dont sont faits les gens.

Enfin, une citation lui vient-elle à l’esprit ? Jocelyn acquiesce : « Un jour, nous prendrons des trains qui partent » de Blondin bien sûr. Jocelyn aime l’ambiance des gares, des cafés qu’on y retrouve où l’on peut fumer, venir prendre un canon et discuter avec des amis ou des inconnus.  Lieu de rencontre, de brassage et métissage, source d’inspiration du peintre. Il mélange des images, photos qu’il trouve sur divers supports, se les approprie, pour inventer ses propres histoires.

D’autres mots pourraient allonger cette liste dont la musique, le cinéma, et la nostalgie (fallait-il le préciser ?) Son exposition au café Chez Colette est le fidèle reflet de ce qu’il est profondément. A voir absolument.

Article et photos de Claire Vinson

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