Le clip de la semaine «Carpe diem» de Treize Akatfeuye

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

«Carpe diem» de Treize Akatfeuye

Les quatre saisons d’Aurélien

Découvert au cœur de l’hiver avec son fascinant «Memories» – le genre de titre que tu ne peux qu’écouter en repeat sans jamais en percer le mystère ni en user le charme – sorti juste avant Noël, cet artiste solo qui navigue entre la Touraine et Paris a refait une apparition remarquée au printemps, intégrant sa jeune sœur danseuse au Conservatoire (100 % tourangelle, elle, pour le coup) dans son travail de vidéaste avec un remarquable «Behind the mirrors» dans lequel un couple s’approprie à sa manière un magnifique château abandonné.

Voilà l’été et, fidèle à son rythme, Treize Akatfeuye nous sort un nouveau clip entièrement tourné – en une seule journée – dans le sud-Touraine fin juin (Chemillé-sur-Indrois, Corroirie du Liget, Forêt de Loches). Avec de nouvelles chorégraphies dans des lieux improbables. Cette fois-ci la troupe s’est agrandie et ce sont six danseurs tourangeaux (Lila Geneix, Adèle Bonduelle, Laura Martin’s Da Palma, Elora Massé, Poppée Gicquel et Mattéo Trutat) qui défient, habillent et habitent quelques poignées de secondes différents paysages aussi bucoliques qu’inquiétants.

Côté son, on est cette fois-ci dans un univers proche des BO de la série Broadchurch (signée Ólafur Arnalds) ou de la série Occupied (de Nicholas Sillitoe) : à savoir une petite électro sobre, froide et mélancolique. Et très addictive. Des références cinématographiques tant dans l’atmosphère que dans les lieux choisis et le son : un lien logique quand on sait qu’Aurélien baigne depuis toujours dans le cinéma – alternativement en tant qu’assistant réalisateur, chef décorateur ou même acteur – maladie génétiquement transmissible sans doute, puisqu’il est le fils du producteur tourangeau Jean-François Geneix. Aurélien interviendra d’ailleurs dans une master class de la première année de l’Escat, la nouvelle école de cinéma qui ouvrira ses portes à Tours à la rentrée de septembre.

Pas de sortie physique sous forme d’EP prévue pour le projet Treize Akatfeuye, enfin pas pour l’instant. Pas de concert non plus. Aurélien Geneix dit faire ça «avec passion, mais en amateur». Mais on l’espère un quatrième clip à l’automne, histoire de garder le rythme de ces petits contes saisonniers bien agréables.

Un degré en plus

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