Nouveauté sur 37 degrés : nous sommes fiers de nouer un partenariat avec l’association Les Cafés du Sport Tourangeau pour la saison 2025-2026. Régulièrement nous publierons des articles réalisés par ses équipes : interviews, analyses ou reportages avec les figures tourangelles mais aussi des articles autour des enjeux sociétaux du sport dans le département d’Indre-et-Loire. Aujourd’hui, ils nous parlent des sportives et sportifs d’Indre-et-Loire au top de leur discipline :
Athlètes, équipes, coachs… Voici 10 personnalités qui ont marqué l’actualité sportive en 2025 en Touraine. Et qui, pour beaucoup d’entre elles, pourraient encore briller cette année.
Clément Berthier : d’or et d’argent
Et un, et deux, et trois médailles. Lors des championnats d’Europe de para tennis de table organisés en novembre dernier à Helsingborg, en Suède, le Jocondien Clément Berthier a été l’un des hommes forts du tournoi. Sacré champion d’Europe en simple (classe 8) — alors que son meilleur résultat dans cette compétition se limitait jusque-là à un huitième de finale — le joueur du TT Joué a ensuite raflé la mise en double masculin (M14), aux côtés de son coéquipier de club Esteban Herrault. La moisson de Clément Berthier lors cet Euro ne s’est pas arrêtée là : le pongiste a ajouté une médaille d’argent à sa collection, cette fois-ci en double mixte (X14), associé à Morgen Caillaud, licenciée elle-aussi au TT Joué. « C’était une grosse compétition et je suis très satisfait de mon niveau de jeu », a confié, à l’issue de l’Euro, Clément Berthier, déjà double médaillé olympique en double.
Elena Colas : toujours plus haut
En 2025, la gymnaste d’Avoine-Beaumont s’est imposée comme l’un des visages majeurs de la scène junior mondiale. Après avoir conservé son titre de championne de France du concours général en avril dernier, puis raflé six médailles au festival olympique de la jeunesse européenne en juillet, la native de Chambray-lès-Tours est rentrée dans l’Histoire avec l’équipe de France à Manille, sacrée championne du monde – une première pour les Bleues – en novembre dernier. Aux Philippines, Elena Colas a aussi décroché deux médailles d’argent, au concours général et au sol. À seulement 15 ans, la protégée de Marc et Gina Chirilcenco s’apprête désormais à franchir un nouveau cap. En 2026, année de son passage chez les seniors, elle a inscrit deux rendez-vous majeurs à son agenda : les championnats d’Europe en août, puis les championnats du monde en octobre.
Alistair Gicqueau : des débuts très prometteurs
Pour ses grands débuts aux championnats du monde, en septembre dernier à Shanghai en Chine, Alistair Gicqueau avait affiché ses ambitions dans les colonnes de La Nouvelle République du Centre-Ouest : « L’objectif de base est de rentrer dans le top 12 final. » Mission accomplie, et avec la manière. En remportant la finale B du deux sans barreur aux côtés de Florian Ludwig, le rameur de l’Aviron Tours Métropole a hissé son embarcation à la 7ᵉ place mondiale. Un classement qui confirme la montée en puissance du duo, mais aussi celle du Tourangeau de 23 ans. Jugez plutôt : début juin, le Saint-Avertinois avait disputé sa première compétition internationale avec l’équipe de France seniors lors des championnats d’Europe à Plovdiv. Déjà associé à Ludwig, il y avait pris la 6ᵉ place de la finale B. Puis quelques semaines plus tard, lors d’une manche de coupe du monde, à Lucerne (Suisse), le duo avait terminée à la 8ème place. Confirmation désormais attendue en 2026.
Thibault Gruel : si loin, si proche…
En 2025, c’est peu dire si le jeune tourangeau s’est affirmé comme l’un des espoirs français les plus prometteurs du peloton. En allant chercher sa première victoire chez les pros, lors du prologue des Boucles de la Mayenne en mai, le jeune puncheur de 21 ans (Groupama-Fdj) donnait le ton de sa saison qui a bien failli se terminer par un exploit, chez lui, en Touraine : échappé pendant 36 km avec un autre coureur, il a laissé filer une victoire retentissante qui lui tendait les bras au bout du boulevard Béranger, à l’occasion de la 119e édition de Paris-Tours, épreuve mythique qui n’a jamais vu un Tourangeau s’imposer jusqu’alors…
Pour revivre la course :
Sébastien Le Meaux, la résilience a un nom
« J’ai commencé le judo à l’âge de 4 ans. J’étais à un très bon niveau national en junior et puis, j’ai eu un accident de la route qui m’a plongé dans le coma. Et quand je me suis réveillé, j’avais perdu ma vision centrale. Cela avait déclaré une maladie génétique qui s’appelle Stargardt. » Voilà ce que confiait, à La Nouvelle République, Sébastien Le Meaux, entraîneur au sein de l’AS Fondettes judo, quelques jours après que ce Breton d’origine (encore licencié à Plouescat), ait réalisé un double exploit en para-jujitsu : champion d’Europe, en Belgique, puis champion du monde, en Thaïlande. Et ce, un an seulement après un second coup du sort : un accident de trottinette qui lui a causé de multiples fractures et, in fine, une amputation de la jambe droite. « Tout ce qui m’est arrivé, beaucoup de gens y verraient un obstacle. J’y ai vu un chemin » : résilient, athlète et philosophe !
Constance Mauny et le parfum des soirées européennes
Elle avait quitté sa ville natale (Chambray) et son club formateur (le CTHB) en 2018 avec un statut de jeune espoir du handball français, pour rallier Brest, l’un des meilleurs clubs européens, avec qui elle a parcouru le continent et disputé plus de 80 matchs de coupe d’Europe. Et en 2024, Constance Mauny a fait le choix de retrouver la Touraine et la Fontaine-Blanche, salle dans laquelle elle va de nouveau défier de nouvelles équipes étrangères, puisque le CTHB s’est qualifié, pour la troisième fois de sa jeune histoire, à l’EHF European league. L’ailière gauche de 27 ans n’est pas étrangère à cette qualification, puisqu’elle a apporté toute son expérience et sa grinta à une équipe qui dégage beaucoup de joie et d’enthousiasme, sous la houlette d’un nouveau coach, le romantique mais non moins efficace Camille Conte. Et cette campagne a démarré de la plus belle des manières avec une victoire en Allemagne. Prochains rendez-vous européens pour le CTHB : la réception des Danoises de Nykobing Falster le 18/01, puis les Hongroises d’Esztergom le 24/01.

Nik Mujanovic puissance 1 000 !
C’est au soir du 30 décembre et d’une victoire express du TVB contre Nice que la pépite slovène a franchi une barre symbolique, et surtout impressionnante, des 1 000 points marqués en Marmara Spikeligue, seulement un an et demi après son arrivée en France. Avec une moyenne tournant autour de 25 points marqués par match.
On l’a d’abord vu briller sous les couleurs de Paris, puis de Poitiers l’an dernier, club qu’il a porté jusqu’à la finale du championnat perdue face à… Tours. Et depuis septembre, c’est Grenon que le pointu régale. Une étoile filante, puisque le Slovène ne devrait rester qu’une petite saison en Touraine, avant de rejoindre le prestigieux championnat italien l’été prochain. Espérons seulement qu’il aura, d’ici-là, enrichi son palmarès et celui du TVB…
Moatassim Rhennam : à l’attaque !
« Tout est à construire ici, mais j’aime ça ! » Dès le 15 septembre, Moatassim Rhennam annonçait la couleur lors d’une soirée des Cafés du Sport Tourangeau. Nommé sur le banc du Tours Métropole Basket pour deux ans, le technicien franco-marocain de 46 ans succédait à Cédric Heitz avec un effectif presque entièrement renouvelé, où seul Théo Léon était conservé. Un défi assumé, accompagné d’une ambition claire : « Produire un basket total, avec beaucoup d’intensité et de combativité des deux côtés du terrain. »
Quatre mois plus tard, les promesses se sont vérifiées sur le parquet. Après 18 journées, Tours pointe à la 2e place de sa poule de Nationale 1, à égalité avec Tarbes-Lourdes et le CEP Lorient. Le TMB affiche, en outre, la meilleure attaque du groupe et reste invaincu à Monconseil. « On voulait une équipe de combattants, je pense que ça va dans le bon sens », confiait Moatassim Rhennam à la fin des matchs aller, dans La Nouvelle République. Le projet est lancé. Et les bases déjà solides.

Élisa Riffonneau : le bleu lui va si bien…
« Je donne tout à l’entrainement et je montre que je peux être opérationnelle à chaque instant, que le staff peut compter sur moi, tout en œuvrant pour le collectif. » Voilà ce que nous confiait Élisa Riffonneau, entre deux matchs d’une Coupe du Monde de rugby qu’elle disputait pour la toute première fois en septembre. Entrée en jeu à trois reprises, lors des éclatantes victoires face au Brésil et à l’Afrique du Sud, mais aussi lors de la demi-finale perdue face à l’Angleterre, la jeune pilier a cumulé 89 minutes au total. Nul doute que, du haut de ses 22 ans et forte de ses 20 sélections, celle qui a réalisé ses premiers plaquages au stade Pierre Albaladejo de Joué-lès-Tours – et qui étudie à Sciences Po Grenoble, en parallèle de cette brillante carrière internationale – reportera le maillot frappé du coq lors des prochaines échéances internationales…
Zakaria Tahri, cœur jaune et noir
Le 18 octobre dernier, le coach du FC Montlouis a célébré son 100e match sur le banc de son club de toujours. Et ce à l’âge de… 32 ans. Ce qui en fait à la fois l’un des plus jeunes coachs des championnats professionnels et semi-professionnels, mais pour autant ni le moins expérimenté, ni le moins performant ! Avec l’un des plus petits budgets de N3 (5e échelon national), il a d’abord réussi, en mai dernier, à faire monter son équipe en N2, après avoir échoué d’un rien lors de sa première saison (à la 94e minute du dernier match de la saison). Et depuis l’été dernier, son équipe fait bonne figure dans ce championnat, comme l’atteste son match nul, en décembre, face aux Girondins de Bordeaux devant plus de 7 000 spectateurs à la Vallée du Cher. Réussir à maintenir le FC Montlouis à ce niveau une saison de plus relèverait de l’exploit pour Zakaria Tahri et pour le club dans lequel il a débuté à l’âge de 6 ans…

Un degré en plus : Nos paris pour 2026 !
De nombreuses questions se posent, à l’entame de cette nouvelle année. On vous les livre ici pêle-mêle, en se mouillant un peu, mais on vous donne surtout rendez-vous ici même dans un an, pour y répondre…
Le Tours VB réalisera-t-il l’exploit de s’inviter au Final Four de Ligue des Champions les 16 et 17 mai 2026 ?
Peu de chances, mais après tout, le TVB et Grenon sont souvent transcendés par la Coupe d’Europe. Mais il faudra déjà s’extirper d’une poule ultra-relevée (Trentino, Ljubljana et Ziraat Ankara).
L’Union foot de Touraine connaîtra-t-elle sa toute première montée au mois de mai ?
Il y a des chances, oui, que l’UFT obtienne son accession en N2, de quoi donner un nouvel élan au foot tourangeau…
Kaylia Nemour réussira-t-elle à défendre son titre de championne du monde aux barres en novembre, à Rotterdam ?
Il semblerait que, en plus d’avoir retrouvé de la joie de vivre du côté de Dijon, la jeune tourangelle n’en ait pas moins perdu de son talent, au vu de ses résultats fin 2025. Donc oui, elle jouera certainement un rôle, à trois ans des JO de Los Angeles, qu’elle a toujours dans le viseur…
Pauline Pétat accrochera-t-elle le Top 20 aux prochains Mondiaux de Ironman 70.3 à Nice ?
L’étudiante tourangelle a elle aussi brillé en 2025 et peut se permettre de rêver en 2026. Et elle compte bien participer à son premier Ironman complet en juin 2026, à Tours, pour parfaire sa préparation aux Mondiaux.










