À Tours, le nouveau skatepark répond à vingt ans d’attente

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Ouvert début d’octobre 2026 sur la prairie de l’Alouette, à Tours-Sud, le nouveau skatepark de 1 200 m² met fin à une attente commencée près de vingt ans plus tôt par les adeptes de la glisse.

Un équipement enfin à la hauteur

Avec un équipement qui comprend deux bowls, dont un destiné aux pratiquants aguerris, et une zone « street » plus progressive, le nouveau skatepark de Tours a de quoi séduire. Le parti pris est celui de la polyvalence avec des hauteurs et des courbes permettent une pratique allant de l’initiation aux figures plus techniques.

Sur place, les premiers usagers saluent précisément cette gradation. « Il est pensé pour tous les niveaux », résume un skateur interrogé lors de l’ouverture : « Ce qu’il y a de bien c’est qu’il est pensé pour tous les niveaux, il y a des rampes basses, d’autres plus hautes, donc plus exigeantes. Les bowls sont profonds, donc il faut une certaine dextérité pour les apprivoiser, c’est fun. »

Avec le skatepark de La Riche, ouvert auparavant dans la métropole, l’agglomération dispose désormais de deux équipements récents, alors que les installations tourangelles historiques étaient jugées vieillissantes voire même dangereuses.

L’ouverture de cet équipement répond à une longue attente

L’ouverture de cet équipement répond à une longue attente témoigne encore un pratiquant. Dès 2007, l’association Déval de Loire, devenue Tours Skate Club entre temps, s’était saisie du sujet, ses membres alertant régulièrement sur l’état du skatepark de l’île Simon : modules dégradés, sol inadapté, capacité insuffisante.

Le projet traverse alors plusieurs mandats sans accéder au rang de priorité budgétaire, bien que plusieurs projets soient régulièrement annoncés, sans voir le jour néanmoins. Un tournant intervient fin 2016, lorsque le sujet est porté au conseil municipal des jeunes. En mars 2018, le conseil municipal vote une première enveloppe de 250 000 euros. L’île Aucard est envisagée : centrale, déjà sportive, elle semble offrir une visibilité idéale. Mais sa situation sur la Loire, dans un environnement protégé, impose des autorisations multiples. En 2019, la Ville renonce à ce site et évoque le lac de la Bergeonnerie. Le calendrier repart presque de zéro.

La relance décisive intervient en 2024. La Ville mène une enquête auprès des pratiquants, organise des ateliers et visite plusieurs sites. La prairie de l’Alouette est finalement retenue. Le choix éloigne l’équipement de l’hypercentre — une critique formulée par certains usagers — mais offre l’espace nécessaire à un ensemble de 1 200 m², à sa végétalisation et à la gestion des eaux pluviales. Il anticipe aussi la future desserte par la deuxième ligne de tramway et par des pistes cyclables. Le budget est lui passé à 600 000 euros.

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