Malgré des efforts dans ce domaine, les femmes restent sous-représentées dans le monde de l’entreprenariat. Elles ont aussi plus de mal à faire émerger leurs projets mais peuvent bénéficier de nombreux réseaux d’entraide pour avancer dans leurs projets. Une nouvelle association vient de se créer, portée notamment sur l’artisanat. Nous avons rencontré Aurélie Lemaignent, sa présidente-fondatrice.
Comment est né le projet des Sistapreneuses ?
Ça a commencé il y a environ 2 ans. Au départ, c’était un simple collectif. J’ai voulu réunir mes copines entrepreneuses parce que j’avais fait le constat que tout le monde ne se connaissait pas, il y avait plusieurs réseaux différents et finalement cette rencontre a tellement plu à mes amies que j’ai voulu recommencer et on a officialisé tout ça par une association en décembre.
Il existe déjà d’autres associations d’entrepreneuses, selon vous pourquoi il en fallait une nouvelle ?
Pour promouvoir la sororité active, un petit terme qu’on a inventé. On entend beaucoup parler de sororité entre femmes entrepreneuses, mais finalement la portée des Sista, c’est vraiment de mettre ça en pratique avec des recommandations, des collaborations du type : “Tiens, j’ai un salon la semaine prochaine, il reste des places, est-ce que toi aussi tu voudrais y aller ?”, toute cette bulle qu’on va pouvoir porter sur une plus grande échelle. Il y a une vraie demande de se regrouper entre femmes entrepreneuses, de partager les mêmes problématiques, les mêmes victoires aussi parce que forcément, il n’y a pas que du négatif. Et surtout nos événements sont en petit comité. 20 personnes max, ça plaît énormément parce que ça correspond à tout type de personnalité.,
Vous sentez que ça fait du bien à ces femmes-là ?
Totalement. Le réseautage pour moi c’est 30% de mon temps entrepreneurial et ça je le dis toujours : construisez vos réseaux avant de vouloir faire du chiffre d’affaires, c’est hyper important.
Vous ouvrez le 1er avril une boutique éphémère Galerie National à Tours, expliquez-nous.
On veut mettre en avant des créatrices de la région et surtout porter le message de consommer moins et mieux, consommer éthique et consommer local. En parallèle l’objectif c’est “level up” toutes ensemble. Vraiment agrandir notre cercle, agrandir notre clientèle et au final, c’est une vraie aventure collective parce que ce n’est pas qu’une simple boutique. On a mis des choses en place pour ça.
C’est-à-dire ?
Toutes les créatrices qui se sont inscrites vont nous donner en privé leurs objectifs financiers, et celles qui sont un petit peu à la traîne, on va essayer de mettre en place des choses pour qu’elles rattrapent les autres parce que le but c’est d’avancer toutes main dans la main. Ce qu’on veut, c’est travailler nos objectifs, travailler aussi au niveau des coulisses de l’entrepreneuriat, la communication, ce n’est pas qu’une vitrine.
Qu’est-ce qu’on va trouver dans cette boutique ?
On a une belle sélection de 20 créatrices : de la décoration d’intérieur, du textile, de la céramique, une savonnière… Tous les domaines et ça permet aussi d’offrir une belle sélection aux clients parce qu’on pense aussi à nos futurs clients qui vont venir découvrir la boutique. On a aussi un super projet qu’Amandine a porté, mon bras droit, “Les Ateliers des Vallées”, un centre qui accueille des personnes en situation de handicap et qui fabrique des sacs à base de bâche recyclée, et ça c’est vraiment notre petit projet qui nous tient à cœur. On est au cœur de nos valeurs d’inclusion et d’égalité des chances.
Cette boutique – Les Zéphémères – est prévue pour une ouverture de 3 mois. Et après ?
On a des petites choses dans la tête mais je pense qu’il va falloir demander un petit peu d’aide extérieure. On n’a pas de limites.








