On connaît le mets sucré iconique de Touraine, la tarte vigneronne, sorte de tarte aux pommes agrémentée d’un confit de vin rouge. Cette dernière a été inventée à Chinon il y a maintenant plus de 30 ans. Mais c’est sans compter sur Frédéric Prunier, aujourd’hui responsable de la boulangerie-pâtisserie chinonaise La Tour de l’Horloge, et de son équipe qu’une nouvelle spécialité a vu le jour : le Rabelairon.
Il fait aujourd’hui fureur à Chinon et a même réussi à conquérir le palais de touristes suisses et bretons. S’inspirant du traditionnel macaron à l’ancienne (plus consistant et moelleux que le classique macaron parisien), le Rabelairon tient sa spécificité de son fourrage à la pâte de fruits au vin entre ses deux coques.
Ça, c’est pour la version originale. D’autres parfums sont également proposés à la la boulangerie-pâtisserie chinonaise La Tour de l’Horloge, située place Mirabeau : noisette-chocolat, fraise, framboise ou nature “pour celles et ceux qui préfèrent le goût brut de l’amande”, explique Frédéric Prunier, chef d’orchestre de la boutique.
D’autres variantes devraient prochainement voir le jour pour être en accord avec les saisons avec par exemple un nappage à la figue pour l’automne ou des agrumes pour l’hiver.
“Réveiller la Belle endormie”
C’est ce qui a poussé le responsable de la Tour de l’Horloge à lancer la création de ce nouveau produit. “Je voulais valoriser le savoir-faire de l’équipe avec un produit signature, raconte le Chinonais. Étant un passionné de l’histoire de l’alimentation, je me suis renseigné sur l’origine du macaron et j’ai découvert que le tout premier auteur de la littérature française à mentionner le mot “macaron” dans ses écrits n’est autre que François Rabelais. C’était donc une évidence.”
3 mois. C’est ce qu’il aura fallu au chef pâtissier Adrien Guéry et à son équipe pour atteindre la recette parfaite du Rabelairon et en déposer le nom.
Pour soumettre sa création à l’avis des Chinonais, la Tour de l’Horloge a pu profiter de l’organisation du traditionnel Marché médiéval, en août dernier, espérant réussir à vendre quelques centaines de pièces sur la journée.
Ce sont finalement 1 300 Rabelairons qui sont sortis de la vitrine. “On a été rapidement en rupture tellement les gens en demandaient, relate Frédéric Prunier, sourire aux lèvres. L’équipe n’arrêtait pas d’en faire et en refaire au labo, si bien que nous n’avions plus de matières premières à 17 h.”
Le verdict est donc unanime : le public est conquis.
Bientôt d’autres points de vente ?
Aujourd’hui, il est possible de déguster le Rabelairon dans la boutique chinonaise au prix de 2,50€ pour la version nature ou 3 € pour la version garnie.
Mais la question d’une mise en vente en externe s’est rapidement posée pour l’équipe de la Tour de l’Horloge. Ainsi, il se pourrait que nous puissions, plus tard, retrouver le fameux produit dans des salons de thé ou des magasins d’épicerie fine. Mais il faudra être patient car, pour l’heure, aucun lieu précis n’a été mentionné.








