Dévoilement du nom d’une liste, lancement d’un site internet avec des propositions, d’une affiche de campagne en mode portrait, communiqué de soutiens de membres du parti Les Républicains… Christophe Bouchet, l’ancien maire de Tours, a décidé de lancer tambour battant officiellement sa campagne pour les Municipales et ce malgré un discours appelant (encore) à l’union au centre et à droite.
« L’union ne se décrète pas, elle se construit ». S’il y a un point et une phrase commune en ce moment entre Benoist Pierre et Christophe Bouchet, c’est celle-ci. Les deux actuels élus d’opposition au conseil municipal de Tours, ont tous deux fait leur cette phrase ces derniers mois. Il faut dire que semaine après semaine, l’idée d’une union et d’une liste unique de rassemblement pour tenter de reprendre la ville de Tours à la majorité de gauche d’Emmanuel Denis, semble s’enliser.
Pour l’heure, ils sont 4 candidats toujours en lice, dont trois conseillers actuels d’opposition : Olivier Lebreton, Benoist Pierre et Christophe Bouchet ainsi que l’actuel député du Lochois Henri Alfandari.
4 candidats, avec chacun leurs soutiens au sein du sérail politique local : Thibault Coulon ou Mélanie Fortier… pour Henri Alfandari pas exemple, Barbara Darnet Malaquin, Jean-Jacques Place… pour Benoist Pierre, Romain Brutinaud ou Xavier Dateu … pour Olivier Lebreton, Marion Nicolay-Cabanne ou Julien Héreau… pour Christophe Bouchet. Certaines associations viennent en appui par ailleurs, « Je m’engage pour Tours » du côté de Benoist Pierre, « Paroles de rue » pour Christophe Bouchet et « Tours Mérite Mieux ! » pour Olivier Lebreton.
Parmi les points communs que l’on retrouve chez les 4 cités : une certaine idée que l’union doit se faire derrière leur propre nom. Déjà au début d’année, une tentative de désigner celui qui aura le leadership avait échoué entre les trois conseillers municipaux actuels, malgré un processus de désignation validé initialement par tous. A la suite de cet échec, la candidature d’Henri Alfandari était venue s’ajouter, ce dernier se posant alors en candidat en « dehors de la mêlée », capable de rassembler. Si dans un premier temps, Benoist Pierre s’était allié à l’actuel député, finalement, celui qui avait déjà mené sa liste aux municipales de 2020 à Tours, avait repris sa liberté pour relancer sa propre candidature en s’appuyant sur le travail effectué par son association « Je m’engage pour Tours » depuis deux ans.
« Je crois que je suis le candidat qu’il faut »
Et c’est ainsi qu’à 6 mois des municipales qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026, l’idée d’union semble prendre du plomb dans l’aile, d’autant plus que Christophe Bouchet (déclaré candidat depuis février 2024) vient de lancer officiellement sa campagne, avec outils à la clé comme l’affiche, un nom (Tours pour tous avec Christophe Bouchet), un site internet et des propositions.
« L’union est nécessaire mais à six mois du scrutin il faut avancer et les Tourangeaux attendent des propositions, c’est ce que nous faisons aujourd’hui » justifie celui qui a dirigé la ville entre 2017 et 2020. Parmi les propositions déjà énoncées : la réouverture du pont Wilson à la circulation automobile dans le sens nord-sud, le retour de l’éclairage public toute la nuit avec conversion intégrale en lumières LED, le remaniement du plan vélo, le triplement du budget voirie… « Toutes les propositions que nous faisons sont transparentes et chiffrées » précise Christophe Bouchet en renvoyant sur le site internet mis en ligne (https://tourspourtous.fr/).
Ce dernier veut donc occuper le terrain et promet de dévoiler l’ensemble des propositions d’ici le mois de décembre. Avant de repartir discuter d’une éventuelle union avec les autres candidats du centre et de la droite ? l’élu membre du parti Radical ne l’exclue pas. « Ce serait cruel que l’union ne se fasse pas, ce lancement de campagne est plus une sorte de catalyseur » promet-il, en incluant également l’ancien socialiste Alain Dayan, candidat déclaré également et dont « le programme me parait compatible » dit-il. Reste encore à convaincre tout ce petit monde d’avancer ensemble. « Je crois que je suis le candidat qu’il faut car j’ai l’expérience et nous savons ce que c’est de gérer la ville. Mais si d’autres personnes me prouvent qu’elles sont mieux placées, je les suivrai » promet encore Christophe Bouchet.






