La gauche conserve Tours : l’écologiste Emmanuel Denis est réélu maire

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Il a été chahuté mais il s’impose de façon assez nette. Ce dimanche 22 mars, le maire de Tours Emmanuel Denis a été réélu maire de Tours et va donc passer 6 ans de plus à la tête de la ville, voire 7 ans si le mandat est prolongé jusqu’en 2033 en raison de l’élection présidentielle l’année précédente.

L’écologiste élu en 2020, après 6 ans de pouvoir laissé à la droite, confirme donc l’ancrage de la ville à gauche, qui l’avait remportée dès 1995. Son alliance d’entre-deux tours avec la liste La Franc Insoumise de Marie Quinton a été critiquée mais ne lui a donc pas porté préjudice pour s’imposer. Même le reflux du soutien au Rassemblement National, qui perd des voix entre les deux tours, n’a pas suffi à Christophe Bouchet pour s’imposer.

Au final, Emmanuel Denis conserve donc Tours avec 47,02% des voix, et 43,86% pour la liste d’union de la droite et du centre menée par Christophe Bouchet. Le Rassemblement National d’Aleksandar Nikolic est à 8,94% ce qui lui permet tout de même de revenir au conseil municipal dont il avait été exclu en 2020 après une première incursion historique en 2014. La participation est à 53%.

A noter qu’en 2020 Emmanuel Denis avait recueilli 55% des voix au second tour, mais il était alors dans un duel avec Christophe Bouchet et non dans une triangulaire. La participation était par ailleurs plus faible en raison du contexte post-Covid, ne permettant pas un comparatif trop précis entre les deux scrutins.

Interrogé à l’Hôtel de Ville, où ses soutiens fêtaient le succès, Emmanuel Denis déclare : « Cette victoire on est allés la chercher tous ensemble. On a fait une très belle campagne. Conserver la ville est une grande satisfaction dans un contexte compliqué et contrasté. On a eu un très bon report de voix comme quoi la gauche qui gagne à Tours c’est la gauche unie. On le montre et on le démontre depuis 2020 et ce soir encore. C’est une très grande joie. On va pouvoir continuer notre transition écologique et solidaire sur la ville. On travaillera pour améliorer le cadre de vie, faire de la ville de Tours une ville toujours plus agréable, plus belle, plus séduisante. »

La réaction de Christophe Bouchet, candidat battu : « Je remercie les près de 20 000 électeurs qui ont voté pour notre liste. On partait de loin car on savait que la division était égale à la défaite donc ceux qui n’ont pas voulu rejoindre l’union portent une lourde responsabilité dans ce score » explique le centriste, ciblant clairement Benoist Pierre qui n’a pas su faire d’accord avant le 1er tour et a refusé d’appeler à voter pour lui au second. Il salue en revanche Henri Alfandari qui l’a rallié.

« On n’est quand même pas loin de la liste adverse » commente encore celui qui a été maire de 2017 à 2020, refusant de saluer la victoire de l’écologiste : « Je ne le ferai pas car je pense qu’il est sorti du cercle républicain en ne condamnant pas les propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon, en tergiversant sur ces sujets-là. »

« On regrette que la gauche garde la ville de Tours et qu’on n’ait pas pu faire d’union avec Christophe Bouchet pour améliorer la vie des gens » réagit pour sa part la tête de liste RN Aleksandar Nikolic auprès d’Info Tours et 37 degrés. Il se félicite néanmoins des résultats du RN dans d’autres villes, comme Montargis dans le Loiret. « Cela va servir d’exemple, notamment pour la présidentielle. C’est important. Et j’incarnerai une opposition marquée à la gauche, ce qui a manqué dans le précédent mandat et c’est sans doute pour ça qu’elle gagne. »

A noter que la victoire de la gauche à Tours lui permet d’avoir un bon groupe à la Métropole, mais pas suffisant pour avoir la majorité alors que la plupart des villes de la première couronne sont à droite (dont Chambray qui a basculé).

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