Alors que la campagne des Municipales s’achève ce vendredi soir à minuit, les partisans d’Emmanuel Denis et de Christophe Bouchet ont lancé ce jeudi soir leurs dernières forces dans la bataille, alors même que l’issue du scrutin et donc de la gestion de la ville de Tours pour les 6 prochaines années, s’annonce indécis…
Comme il y a 6 ans, Emmanuel Denis et son équipe voulaient clôturer leur campagne de manière festive. Difficile de savoir s’il s’agissait de symboles ou superstitions, quoiqu’il en soit, l’idée était au rassemblement qui voulait montrer la dynamique de campagne avec en prime la photo identique le long du pont Wilson…

Le rendez-vous était donné à 17h en haut de la place Anatole France. Dans quelques semaines se tiendra à cet endroit même une grande roue du haut de laquelle on pourra admirer le panorama du centre-ville et des bords de Loire. On le sait en politique les signaux sont importants, d’ailleurs les propos d’Emmanuel Denis, dès ses premières phrases lancées devant quelques 300 sympathisants se voulaient symboliques : « Nous sommes près du pont Wilson, un pont libéré des voitures et de la pollution. Je vous assure qu’il va rester libre pour vous toutes et vous tous » assène le maire sortant qui tout du long du mandat écoulé s’est vu reprocher par ses oppositions la décision de fermer le pont historique de Tours aux voitures. Une sortie en réponse à Christophe Bouchet, principal adversaire (il est arrivé 2e du premier tour à 11 points du maire sortant), qui a promis de rouvrir le pont Wilson aux voitures dès le 23 mars en cas de victoire dimanche soir.

Depuis quelques jours ce sujet a été relégué au second plan, les attaques se concentrant sur l’alliance du second tour avec LFI. Et ce même si depuis 6 ans Emmanuel Denis gérait la ville avec des adjoints et élus membres du parti de Jean-Luc Mélenchon. Dans une prise de parole courte pour un rassemblement qui se voulait festif avant tout, Emmanuel Denis a pris le soin de faire applaudir chaque mouvement partenaire en commençant par les mouvements citoyens, les partis de gauche, et finir par LFI et Marie Quinton, adjointe au logement et à la précarité dans la mandature qui s’achève…
A quelques centaines de mètres de là, à quelques minutes près, une centaine de personnes ont répondu à l’appel de la liste de Christophe Bouchet qui voulait marquer le coup en appelant à un rassemblement contre « l’alliance de la honte ».
Ce message était affiché sur une banderole déployée devant l’hôtel de ville. « Denis/LFI, l’accord de la honte » pouvait-on lire. Des voitures ont klaxonné exprimant leur soutien au message déployé, tandis que d’autres se sont montrés plus hostiles au message. « Ils ont que ça pour essayer de l’emporter » témoignera un passant, tandis qu’une dame, « électrice historique de droite » nous dira : « évidemment que c’est une honte, imaginez ce qui se serait passé si Christophe Bouchet s’était allié au RN ? »

Hors-mis les colistiers et les militants, quelques personnalités locales étaient également présentes à ce rassemblement que l’on pourrait résumer comme « anti LFI ». On a vu notamment certains ex-colistiers de Benoist Pierre (éliminé au premier tour avec 9.88% des voix), un commissaire-priseur bien connu de Touraine, ou encore l’ancien maire de Tours Serge Babary, (dont Christophe Bouchet, issu de la même majorité a pris la succession en 2017).

Pour la liste de droite, le salut dimanche prochain passera par-là : « leur accord est honteux, Marie Quinton et les LFI de Tours n’ont jamais condamné les propos de leurs dirigeants nationaux, il faut le dire » explique un ponte de la droite locale, sûr de son argument. Les électeurs tourangeaux en seront l’arbitre ce dimanche 22 mars…










