Toutes celles et tous ceux qui y sont déjà venus lors d’un soir d’hiver le savent, on peut avoir l’impression de se retrouver sous des latitudes nordiques au Point Haut, le froid aimant s’y engouffrer lors des froides soirées de saison. Oui mais, toutes et tous le savent aussi, les soirées qu’on y passe réchauffent rapidement les corps et les esprits et l’ambiance y est souvent survoltée. La deuxième édition du festival Aucard d’Hiver n’a pas dérogé à la règle. Les deux soirs ont attiré beaucoup de monde, 2000 personnes à chaque fois, soit la jauge complète. Du monde venu fêter les 40 ans de Radio Béton, qui fêtait son anniversaire avec cette 2e édition hivernale de son célèbre festival.
Forcément, la programmation fourmillait de clins d’œil à l’histoire de la radio, c’est un peu le fil conducteur de cet anniversaire qui se déroulé tout au long du mois de février (avec en guise de final, un concert des Wampas au Bateau Ivre le samedi 21 février).
Le grand temps fort de ces 40 ans était donc cette 2e édition d’Aucard d’Hiver. On y retrouvait tous les éléments si caractéristiques des événements de Béton : Une déco léchée, du gros son, des groupes attendus, d’autres à découvrir pour la première fois… et aussi des à côtés qui marquent les esprits. Ce samedi soir, il y avait notamment le retour de Freddy Coudboul, le spectacle d’arts de rue créé et animé par Rodolphe Couthouis et Thomas VDB. Un spectacle qui ouvrait la deuxième soirée et qui était très attendu, le public n’ayant pas hésité à venir de bonne heure pour voir cette reformation. Cela faisait 10 ans en effet que les deux acolytes tourangeaux avaient rangé leurs costumes de scène au placard. Cette reformation était un « one-shot » à ne pas louper. De 20 minutes au départ, finalement, Freddy Coudboul et son coach Enrique auront régalé le public près de 40 minutes.






Une mise en chauffe qui aura détendu les zygomatiques des festivaliers. Retour également en fanfare un peu plus tard dans la soirée de Jean-Louis 2000, autre personnage haut en couleurs qui a marqué les Tourangelles et Tourangeaux. Le personnage incarné par Gwendal Stéphan, n’a pas perdu de sa superbe, toujours accompagné d’un service d’ordre impeccable et implacable. Après une arrivée en hélicoptère, mais aussi un enterrement en grande pompe lors des Aucard d’été, cette fois c’est en voiture, type pot de yaourt que Jean Louis 2000 aura fendu la foule pour rejoindre sa caravane, théâtre de la plus petite discothèque du monde.



Entre temps, on aura eu le droit au concerto en doigt majeur, un projet créé pour les 40 ans de Béton, mais aussi de Boogers, programmé dans l’igloo, la deuxième scène de la soirée, qui s’avérait pour l’occasion beaucoup trop petite pour accueillir tous les festivaliers qui souhaitaient revoir le musicien tourangeau.



Clins d’œil, souvenirs et grosse ambiance, 3 qualificatifs de cet Aucard d’Hiver. Vivement la suite et l’édition d’été. Ce sera du 09 au 13 juin sur la plaine de la Gloriette.








