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[La Touraine en Chiffres] La propreté en ville, ça compte

Nouvel épisode de notre série chiffrée que l’on sait très appréciée des profs de maths et des statisticiens de l’INSEE qui la lisent pendant leur pause café : cette fois-ci on s’intéresse à la propreté de nos rues, à Tours et Joué-lès-Tours. Les infos sont véridiques… Les commentaires souvent fantaisistes.

37-pourcent

183 :

C’est le nombre d’agents chargés de veiller à la propreté des rues tourangelles et jocondiennes, sachant qu’ils sont depuis peu rattachés à Tours Métropole. Ils se relaient 7 jours sur 7, 363 jours par an (ou 364 les années bissextiles). Leurs jours de relâche : le 25 décembre et le 1er janvier.

22 :

Soit le nombre d’employés qui embauchent chaque dimanche à 5h et croisent donc les fêtards de retour de soirée (un livre serait en préparation pour compiler leurs anecdotes, ce qui risque de faire un carton, chacun espérant y retrouver une page à son sujet #ego). Quel que soit le jour de la semaine, il y a deux types d’équipes : celles du matin et celles qui bossent aux horaires « de bureau ».

1,8 million d’euros :

C’est le budget de la métropole pour la propreté de ses deux plus grandes communes, soit environ 10€ par habitant et par an.

210 000€ :

c’est le coût de la super nouvelle laveuse / décapeuse qui tourne depuis quelques jours en centre-ville de Tours et peut embarquer jusqu’à 2 400l d’eau déversés par son tuyau de 12m ou son double jet avec réglage de pression (dit comme ça, c’est presque érotique). Tours Métropole est tellement fière de son engin qu’elle aurait demandé à Majorette de créer un modèle réduit pour le distribuer aux enfants du personnel lors de son arbre de Noël 2018. Un circuit touristique en laveuse / décapeuse serait également à l’étude avec gilet jaune prêté par l’agglo. Après l’oenotourisme, le lavotourisme, carton assuré.

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3 :

C’est le nombre de scooters équipés pour la lutte contre la pollution canine. Ils ne mordent pas lorsqu’ils trouvent un caca en plein milieu d’un trottoir, mais franchement il faudrait y penser.

1 250 :

c’est le nombre de corbeilles publiques réparties sur 800km de trottoirs à Tours et Joué-lès-Tours, soit en moyenne une tous les 640m, donc 5 minutes de marche (évidemment moins en centre-ville). Au vu de ces données, il a été décrété par la rédaction que le premier ou la première qui jette son mégot par terre en bord de Loire par fainéantise assurerait le comptage des feuilles mortes à l’automne en vue d’un prochain article sur 37 degrés.

818 :

c’est la quantité (en tonnes) de déchets produits en une année par les 25 marchés de Tours et de Joué-lès-Tours. En revanche la proportion d’épluchures n’a pas été communiquée ce qui est une scandaleuse rétention d’information.

19 324 :

Le total de graffitis retirés des murs tourangeaux et jocondiens en 2017, sur une surface totale de 9 074m² soit plus que la taille d’un terrain de football. Parmi les tags effacés par les agents, on relève 3 « Bouchet Démission ! » (dont un mal orthographié, ou adressé à un professionnel de la viande), 4 « Babary, reviens ! » et 1 « Jean Royer 4 ever » accompagné de son <3.

20 684 :

Le nombre d’affiches et d’autocollants arrachés, dont 62% collés par les militants de La France Insoumise. Afin de favoriser le recyclage, des agents profiteraient de leurs RTT pour créer des patchworks qui seront revendus lors de la Braderie de Tours en tant que couvre-lit, toile cirée et cartes postales mais aussi réutilisés comme cornets de frites ou sets de table.

4 768 :

Le poids (en tonnes) des déchets « éliminés » après ramassage sur la voie publique, soit l’équivalent d’une demi tour Eiffel. Et si on regroupait toutes ces ordures pour en faire un immeuble, on pourrait construire très rapidement quelque chose de massif et unique en haut de la Rue Nationale. En terme d’écoquartier, ça en jetterait un max (c’est à se demander pourquoi personne n’y a pensé avant…).

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