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[La Touraine en chiffres] Le CHU de Tours, premier hôpital de la région

Régulièrement, 37 degrés vous propose une immersion dans le monde fabuleux des chiffres pour mieux comprendre la vie en Indre-et-Loire. Aujourd’hui on se plonge dans ceux du CHU de Tours qui vient de publier son dernier rapport d’activité. Les données sont véridiques, et les commentaires parfois volontairement fantaisistes.

1 814 :

C’est le nombre de patients hospitalisés en moyenne chaque jour dans les différents sites de l’hôpital de Tours (Trousseau, Bretonneau, Clocheville…). Sur l’ensemble de l’année cela représente plus de 105 000 entrées dans les différents services, un chiffre en progression d’1,4% sur un an. 1 805 patients ont également rendez-vous quotidiennement pour des consultations externes. En revanche, on ignore combien se perdent dans les couloirs…

1 999 :

Soit le total des lits et des places recensés au CHU en 2016. Ce chiffre est en baisse : on en comptait 2 049 deux ans plus tôt. Néanmoins, il est relativement stable si on le compare avec le rapport de 2006 : il y a dix ans, l’hôpital disposait de 2 012 lits et places. C’est en médecine que l’on compte le plus de lits (800), 500 en chirurgie, 365 en psychiatrie. L’hôpital Bretonneau a 823 lits quand Trousseau en totalise 537, 213 pour l’hôpital des enfants de Clocheville.

49,94% :

Près d’un patient sur deux a plus de 60 ans. Le chiffre est en forte hausse puisqu’ils étaient 44,3% en 2014. Dans le lot, on se demande combien ont encore toutes leurs dents.

3,21 jours :

En moyenne, la durée d’un séjour à l’hôpital à Tours. C’est moins qu’en 2015 (3,37 jours), et surtout en forte baisse par rapport à 2006 où une personne restait en général plus de 6 jours dans sa chambre. En dix ans, le temps d’hospitalisation a pratiquement été divisé par deux. Cela fait donc des factures de télévision deux fois moins élevées pour les malades qui s’ennuient. A noter que désormais, plus d’un séjour sur 3 se fait en ambulatoire, c’est-à-dire sans passer la nuit sur place. Donc sans se faire réveiller à 5h pour une prise de tension.

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3 541 :

Le nombre de bébés qui ont vu le jour dans l’hôpital public de l’agglomération tourangelle, pour un total de 3 460 accouchements. Ces chiffres sont en baisse de 3% sur un an et de 12% en dix ans : en 2006 on comptait plus de 4 000 naissances annuelles à Tours. On vous voir venir mais aucune corrélation n’a pu être faite sur le nombre de rapports sexuels en Touraine.

267 :

Le total des greffes d’organes réalisées (dont 18 du cœur, ce qui place le CHU de Tours au 10ème rang national). A noter aussi que 4 greffes de rein ont été réalisées sur des enfants, 15 à partir de donneurs vivants.

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104 902 :

Cela correspond aux entrées aux urgences sur l’ensemble de l’année, et c’est un chiffre en progression de 4% par rapport à 2015 (+4 000). 12 000 urgences ont été suivies d’une hospitalisation, 32 000 concernaient des enfants. 478 personnes sont arrivées via un hélicoptère, soit plus d’une par jour. En revanche, aucun document ne mentionne le temps d’attente moyen avant la prise en charge. Ni le nombre de cafés consommés pendant ce temps d’attente.

7 :

Le nombre de projets de recherches portés par le CHU de Tours et qui ont été promus en 2016, dont deux au niveau européen. Plus de 900 études ont associé l’établissement sur l’ensemble de l’année, 4 brevets ont été déposés et 18 sont en cours.

36 638 :

Le total des interventions réalisées en bloc opératoire, donc en moyenne une centaine par jour. Au total le CHU compte 55 salles d’opération, 8 salles de réveil. A noter que l’on cherche encore le nombre de personnes qui ont ronflé sur le billard.

243 897 :

C’est le nombre de patients venus pour un acte d’imagerie médicale (+0,2% en un an). Mais combien ont demandé à garder la photo ?

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8,8 millions d’€ :

C’est le chiffre qui fâche car il correspond à la différence entre les dépenses et les recettes du CHU. Il s’agit donc du montant de son déficit. L’hôpital a dépensé plus de 665 millions d’euros en 2016 pour 656 millions de recettes. 400 millions de dépenses concernaient le personnel, dont 99 millions pour le personnel médical. Il y a 10 ans, ce chiffre était plutôt proche des 300 millions d’euros.

A noter aussi que le déficit du CHU a une fâcheuse tendance à progresser depuis quelques années : il était de 2 millions d’euros en 2014 (pour un budget total de 623 millions). Cette dérive financière a débuté en 2013 après 4 années bénéficiaires (plus de 3 millions d’excédent par exemple en 2010). Ces 8,8 millions restent néanmoins inférieurs au déficit abyssal de 2008 : près de 10 millions d’euros.

2 739 :

En tonnes, le total du linge lavé en 2016 au CHU, soit 11 tonnes par jour. Ça en fait des essorages…

173 :

Le nombre de véhicules du CHU (dont 7 électriques, ce qui n’est pas beaucoup). Ils ont parcouru près de 2 millions de km. Soit environ 24 000 allers-retours entre Tours et Loches via la charmante D943.

48 millions :

La consommation électrique de l’hôpital en KW/H. C’est 5 millions de plus en dix ans (il faudra donc penser à éteindre plus souvent la lumière). En revanche, la consommation d’eau chute sur la même période : elle est passée de 460 000m3 consommés à 283 000m3. Bel effort.

Cliquez ici pour lire l’intégralité du rapport d’activité du CHU.

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