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Signes des Temps #256 – Au crépuscule

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

On sait qu’il va arriver et on a parfois du mal à se faire à cette idée synonyme d’obscurité. On voit bien, pourtant, le soleil qui décline, la lumière qui change, les bruits qui s’atténuent, la chaleur qui baisse. C’est inexorable, ça se fait lentement, presque sans prévenir. Mais il y a ce moment où on ne peut plus le contourner, où il faut l’accepter : le jour laisse place à la nuit. La lumière qui nous enveloppait s’est évanouie.

Le crépuscule c’est ce moment où le ciel peut littéralement s’enflammer. On a des souvenirs extraordinaires de nuages orangés, de lueurs rosées, et ici c’est un reflet saint-avertinois au jaune étincelant qui tient le 1er rôle, poussant à l’émerveillement. Et pourtant… Malgré la joie qu’ils procurent aux yeux, que ces crépuscules sont empreints de mélancolie. On les contemple le plus souvent en silence, avec des pensées qui divaguent à mesure que les nuages glissent dans l’atmosphère. Une méditation potentiellement bienfaitrice mais aussi éprouvante quand elle nous renvoie aux sunsets de l’existence, ces instants où la lueur est passée sous l’horizon, où on a vu les dernières braises s’éteindre sans pouvoir les réactiver.

Alors, oui, à chaque crépuscule succède une aube. La promesse d’un nouveau jour. D’une lumière qui croît jusqu’à son zénith. Mais entre deux, impossible de sauter la nuit. L’idée c’est de la traverser sans se faire happer par ses ténèbres… Et cela peut être ardu. Long comme un rude hiver. Ainsi, ce n’est pas avoir peur du noir que de vouloir une veilleuse. C’est garder en tête qu’il y a une lumière qui nous guide vers le bout du tunnel.

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