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Signes des Temps, #210 : Il a sûrement bougé tout seul…

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

« Allô Tours Métropole ? C’est pour un signalement ! » : la semaine dernière, on avait rendez-vous pas très loin de l’Avenue Maginot, au nord de Tours. On marchait tranquillement sur le trottoir quand soudain, deux solutions : descendre sur la route en espérant qu’une voiture ne viendrait pas nous frôler et nous renverser. Ou alors marcher dans l’herbe boueuse et arriver au rendez-vous susmentionné avec une tenue potentiellement peu présentable. Tout cela à cause de ce gros container qui nous barre la route. On se demande vraiment ce qu’il faisait là, d’autant qu’à notre connaissance aucune tempête puissante n’a eu lieu ces dernières semaines au point de déplacer de plusieurs mètres ce genre d’équipement.

C’est dans ces moments-là qu’on se dit qu’on a de la chance de ne pas circuler en fauteuil roulant ou avec une poussette ce qui nous aurait obligé à faire demi-tour, changer de trottoir et revenir au bout de plusieurs minutes ou alors tenter un contournement périlleux.

On ne passe pas tous les jours sur ce trottoir, donc peut-être qu’on était au mauvais endroit au mauvais moment. Sans doute qu’à chaque passage les agents chargés de récupérer le verre à recycler remettent correctement la benne sur son emplacement et qu’elle s’est rapprochée du bord de la route pour une raison indépendante de leur volonté. Ce qui nous contrarie, c’est que ce genre de situation se répète très régulièrement partout dans la Métropole. Avec les containers à verre, les poubelles, les vélos Indigo Weel mais aussi les camionnettes. On a même vu des véhicules de l’entreprise qui change les pubs des abribus stationner sur un terre-plein central pour éviter d’avoir à marcher trop longtemps avant d’accomplir leur mission. Et tant pis pour la visibilité du passage piéton situé juste à côté. On ne citera pas la société, parce qu’on a tous droit à l’erreur… Mais si elle se reconnait et qu’elle peut faire passer le message à son personnel, elle recevra nos salutations distinguées en retour (et un gros bisou).

Ce n’est pas la première fois qu’un Signes des Temps est consacré à ce problème de trottoirs rendus temporairement impraticables. Toujours pour une bonne raison : un coup de vent, « J’en ai pour deux minutes », « Il faut bien que je travaille et il n’y a pas de place de parking disponible à proximité »… Les exemples sont si nombreux qu’on pourrait sûrement publier une photo similaire toutes les semaines. La somme d’instants d’égarements égoïstes.


Un degré en plus :

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