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Signes des Temps, #173 : disparition inquiétante quartier des Halles

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

Tout le monde le sait, le drame quand on a des animaux de compagnie c’est de les voir disparaître un jour. Chien, chat, cochon d’inde… on se remémore tous notre tristesse, le jour où Chipie, Figaro ou Nestor se sont tus. On se remémore tous également le moment fatidique où il a fallu l’apprendre aux enfants et à leur tristesse décuplée à leur tour.

On parle du jour le plus tragique qu’il soit, mais il se peut également que cette tristesse arrive en cas de fugue ou de disparition… On trouve alors souvent dans ce cas de figure qui se produit plus généralement avec les compagnons félins, des petites affichettes de détresse, rappelant la peine que vivent les proches. « Maydey, ramenez-le nous si vous le voyez s’il vous plaît, la petite ne dort plus depuis 3 nuits et nous non plus » peut-on presque lire parfois en message subliminal.

Et puis depuis plusieurs années, il y a le boom de nouveaux types de compagnons, appelés affectueusement NAP, pour Nouveaux Animaux de Compagnies et il arrive fréquemment qu’on se plaise à imaginer le même type de message pour retrouver Bebert le python, Mimie la tarentule ou Roro l’iguane, et imaginer les réactions paniquées de ceux qui liraient l’affichette.

Et puis parfois, il y a les autres types d’animaux de compagnie, inclassables comme Angelique, Léa et Rex, trois araignées de la race « des domestiques » cela ne s’invente pas et qui ont profité d’un seul instant d’inattention de leur famille pour se faire la malle. L’histoire ne dit pas si elles ont fui sous le lit, la commode, derrière l’armoire ou profité d’une aération… Espérons au moins pour elles, qu’elles ont retrouvé un nouveau refuge douillet, auprès d’une famille aimante qui dès le premier regard vers le mur sera sentir le regard aimant de ses petites bêtes aux longues pattes.


Un degré en plus :

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