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[On aurait pu vous en parler] Un nouvel archevêque est arrivé à Tours

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

Il a célébré sa première messe ce dimanche à la cathédrale Saint-Gatien : Mgr Jordy est le nouvel archevêque de Tours, en remplacement de Mgr Aubertin parti à la retraite.

On aurait pu le rencontrer pour savoir s’il avait déjà une passion pour le catéchisme quand il était enfant, lui demander où se situe sa cathédrale préférée, de quel apôtre il se sent le plus proche, vérifier qu’il connait bien par cœur le Notre Père et voir s’il est aussi capable de le réciter à l’envers, une façon comme une autre de détendre l’atmosphère. Avec lui, on aurait pu regarder la 2e saison d’une série géniale – Fleabag – dont l’héroïne drague fougueusement un prêtre. On l’aurait analysée ensemble, pour échanger sur le catholicisme d’aujourd’hui. On aurait posé quelques questions sérieuses à connotation politique : Quelle serait sa réaction si des associations de soutien aux migrants investissaient de nouveau des propriétés du diocèse pour loger des sans-abris ? Emmanuel Macron devait-il souhaiter « Joyeux Noël » sur les réseaux sociaux ? La France peut-elle élire un.e président.e qui se revendique athée ? Ceci avant d’évoquer les évolutions législatives qui divisent la société et ont souvent du mal à passer parmi les membres de l’Eglise catholique.

A l’occasion de l’épiphanie, on aurait pu inviter le nouveau patron du diocèse de Tours à manger une galette des rois et lui demander si programmer une cérémonie d’installation à 15h30 avait uniquement pour but de s’autoriser une grasse matinée le dimanche matin ou s’il y avait une autre raison.

Au cours d’un entretien en bonne et due forme avec ce religieux de 59 ans, une question nous aurait brûlé les lèvres, mais on n’aurait sans doute jamais osé la poser. Vous savez, c’est le genre de question qu’on tente tout à la fin, quand le stylo est déjà rangé, le calepin refermé et le dictaphone éteint. Quand la personne en face se sent en toute confiance. La question pour engager une conversation à bâtons rompus, sous un prisme moins formel, plus souriant, mais qui peut tout de même permettre de dégotter quelques informations en off. Cette question : « Mgr Jordy, est-ce qu’on vous a déjà confondu avec le chanteur ? »

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