• CDNT
  • CDNT

Citiz : un service en proie à de grosses difficultés à Tours

Salon Hifi - Leclerc Amboise
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email

[LE 22/12 à 17h : MAJ EN FIN D’ARTICLE]

En proie à des difficultés, Citiz le service d’autopartage à Tours va connaître une année 2016 charnière. A la réunion d’abonnés sociétaires qui s’est tenue la semaine dernière, ceux-ci ont en effet appris qu’après la station des 2 Lions, celle de la Tranchée allait fermer à son tour, faute de rendement suffisant. Autre mauvaise nouvelle, le licenciement du seul salarié sur Tours de l’antenne locale de ce réseau national.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le difficile équilibre économique

Depuis son lancement en 2012 à Tours, Citiz n’a jamais connu un décollage suffisant de ses activités pour espérer un développement conséquent du service. Géré par une SCIC locale, ce service est arrivé à Tours en 2012 après s’être implanté dans des grandes villes françaises comme Bordeaux ou Strasbourg. Pour Nicolas Guenro, le directeur général de la SCIC Autopartage Tours Centre et responsable du développement du réseau Citiz au niveau national : « Lorsque nous sommes arrivés à Tours, nous n’avions comme seules expériences que des métropoles. Nous avons calqué le modèle sur ces expériences passées, mais cela a été une erreur ». Selon N. Guenro : « La place de la voiture à Tours reste importante avec de grands axes. Il n’y a pas de pression forte non plus sur le stationnement« . Pour autant, ce dernier croit toujours à la pertinence de son service dans une agglomération comme Tours : « Alors que la France vient d’accueillir la Cop21, l’autopartage a plus que jamais sa place dans nos villes ».

Une place que Citiz n’a pas encore réussi à trouver à Tours malgré un chiffres d’affaires passé de 26 700 euros pour 54 adhérents en 2012 à 80 000 euros pour 220 abonnés en 2015. Une augmentation qui cache cependant des disparités puisqu’en 2014 Citiz à Tours avait réalisé un chiffre d’affaires de 96700 euros avec 190 abonnés. Si le nombre d’utilisateurs augmente toujours, le chiffre d’affaires ne suit pas, d’où la restructuration avec la fermeture successive des stations des 2 Lions puis de la Tranchée. Une baisse du chiffre d’affaires que la société a du compenser par ses capitaux propres avec un endettement de 15 000 euros au bout du compte.

Quels soutiens des collectivités publiques ?

Au lancement, Citiz avait bénéficié de l’aide de Tour(s) Plus pour ses campagnes de communication. A l’époque, affiches 4*3 en ville ou publicités dans les différents médias avaient montré l’existence de ce service aux Tourangeaux. Force est de constater que depuis, la communication de Citiz se fait plutôt rare. Pour Nicolas Guenro : « Nous avons manqué de communication en effet, notre service est grand public mais nos moyens de communication ne suivent pas ». Même son de cloche du côté de Tour(s) Plus où on reconnaît que si Citiz n’a jamais réussi à décoller, c’est en partie à cause d’un manque de communication. « Nous avions financé la campagne de lancement, mais derrière Citiz n’a pas l’air d’avoir de budget nécessaire pour continuer à communiquer auprès du grand public ». La Communauté d’Agglomération a en effet soutenu au départ le lancement de ce service d’autopartage. Un soutien en terme d’image et de communication mais aussi financier puisque Tour(s) Plus s’était engagé sur les trois premières années du service, à raison de 30 000 euros par an, puis sur une quatrième année supplémentaire. Engagement qui prend fin pour l’année 2016.

Du côté des autres collectivités, aucun appui réel au service n’a été fait. Sans parler d’engagements financiers vers une société qui reste malgré tout privée, Nicolas Guenro cite l’exemple de Dijon où « certaines entreprises mais aussi les collectivités publiques sont utilisatrices du réseau Citiz au lieu d’avoir des parcs privés. Ici, seule la Région est utilisatrice du service ». Renseignements pris, les autres collectivités comme la ville de Tours ou le Conseil départemental seraient bien adhérentes par principe, sans pour autant utiliser le service.

Désormais, Citiz va donc devoir faire face, seul, face à ses difficultés. Des difficultés qui ont conduit ses dirigeants à supprimer le poste de Maxime Guesnon, seul salarié sur Tours du réseau. Avec la perte de ce poste, désormais tout sera géré à distance. Lors de la réunion du 16 décembre dernier il a été demandé aux abonnés et aux sociétaires de réfléchir à une participation un peu plus active dans la promotion du service et certains adhérents présents ont également évoqué la possible création de réseaux de quartiers autour des stations. Des réseaux envisagés comme autant de relais sur place.

2016 : Une année charnière

En revenant à six stations en centre-ville et un parc de dix véhicules, Citiz revient ainsi sur sa configuration de départ. Les objectifs pour 2016 sont clairs : réussir à maintenir le service en réalisant un chiffre d’affaires similaire à 2015 tout en réduisant les coûts. Pour y arriver, Citiz serait actuellement en discussion avec Tour(s) Plus pour réfléchir à une aide à la promotion du service par le biais de celui de Fil Bleu. Des discussions qui pour le moment n’ont abouti à aucun accord, mais du côté de Tour(s) Plus, on nous assurait cependant regarder la situation de Citiz de près.

[MAJ Le 22/12 à 17h]

Par voie de mail, la région Centre Val de Loire nous fait savoir que « la « SCIC autopartage tours centre » a bénéficié d’une aide de la Région Centre Val de Loire pour son lancement, à  hauteur de 60 K€ en avance remboursable à taux 0%, remboursable sur 5 ans, avec un différé de remboursement de deux ans. Un remboursement qui débutera en 2016″. Joint par téléphone, Nicolas Guenro confirmait l’information également, bien qu’il ait oublié de nous la mentionner lors de notre premier entretien.

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email

Météo

La météo vous est offerte par :

Inscription à la newsletter

Vous aimez lire 37 degrés ?

Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux !