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[Cartes postales #15] Le jour se lève sur 2021

C’est beau, Tours ! La Loire, l’Hôtel de Ville, la Place Plumereau, la Rue Nationale, le Jardin Botanique… On y passe souvent, parfois tous les jours. Mais est-ce qu’on prend vraiment le temps d’observer ce paysage tout autour de nous, celui qui émerveille les touristes de passage ? Après tout, ne dit-on pas qu’on ne profite jamais autant de sa propre région qu’à l’occasion d’une visite familiale ou amicale ? Parce que Tours est notre ville de cœur, et une cité en perpétuel mouvement, nous vous enverrons chaque semaine 5 cartes postales de Pascal Montagne. 5 photos prises dans des lieux emblématiques que l’on pourra voir évoluer au fil du temps…

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a quelques semaines on entendait des voix se plaindre qu’il n’y avait pas de grand sapin Place Jean Jaurès. Bon, là y’a plus de sapins du tout, les guirlandes vont bientôt être enlevées. La période des fêtes est terminée, seul espoir en ce morne hiver : les jours rallongent petit à petit, on gagne quelques minutes de soleil chaque matin et chaque soir (quand il se décide à briller).

Je marche dans la rue et mes doigts gèlent. J’avance dans le centre-ville et mes oreilles rougissent. Néanmoins, mon nez coule moins qu’à l’accoutumée… c’est peut-être bien le seul avantage que je trouve à ce foutu masque qui assombrit mon visage.

Météo France nous apprend que, malgré une année exceptionnellement chaude, 2020 n’a pas entraîné de gros déficits de pluie. Certes la Loire fut longtemps basse. La voici qui remonte, qui charrie l’eau et les branches à grande vitesse vers l’estuaire, comme on aimerait vite évacuer les mauvais souvenirs des mois écoulés.

C’est fermé pour inventaire ? C’est fermé parce que c’est trop tôt ? C’est fermé parce que y’a plus rien dans les fûts ? Mais pourquoi c’est encore tout fermé ici ?

Le gel c’est pas terrible pour les humains mais c’est le signal de l’hibernation pour les plantes, un mal nécessaire avant l’explosion printanière. Espérons cette fois qu’on pourra y assister sans avoir à fournir un laisser-passer au moindre contrôle…

Je t’écrirai de nouveau la semaine prochaine. Je t’embrasse.

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