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[Cartes postales #10] Paysage immobile vs. paysage en mouvement

C’est beau, Tours ! La Loire, l’Hôtel de Ville, la Place Plumereau, la Rue Nationale, le Jardin Botanique… On y passe souvent, parfois tous les jours. Mais est-ce qu’on prend vraiment le temps d’observer ce paysage tout autour de nous, celui qui émerveille les touristes de passage ? Après tout, ne dit-on pas qu’on ne profite jamais autant de sa propre région qu’à l’occasion d’une visite familiale ou amicale ? Parce que Tours est notre ville de cœur, et une cité en perpétuel mouvement, nous vous enverrons chaque semaine 5 cartes postales de Pascal Montagne. 5 photos prises dans des lieux emblématiques que l’on pourra voir évoluer au fil du temps…

Chère lectrice, cher lecteur,

Dans 5 ans, cette vue sera potentiellement bien différente. A Tours, c’est le débat du moment : peut-on oser repenser la Place Jean Jaurès ?  Deux fontaines de 70 ans d’âge ont-elles valeur d’éternité ?  Je ne saurais répondre en quelques lignes mais je suis sûr d’une chose : si elles disparaissent, ça me fera bizarre de ne plus les voir remplies de produit pour bain moussant environ une fois par an.

S’il y a bien une vue en perpétuelle mouvance, c’est bien celle sur la Loire. Le fleuve a beau couler toujours dans le même lit, il redessine presque chaque jour son paysage, prend possession des berges autant qu’il les délaisse.

As-tu remarqué le contraste entre les palmiers de Jean Jaurès et les guirlandes de Noël qui sautent aux yeux Place Anatole France ?

Il n’y a aucun projet urbain pour transformer la Place Plumereau, néanmoins il ne faudrait pas que les bars ferment trop longtemps si on veut éviter que quelqu’un vienne suggérer de tout changer ici aussi. A moins que ce soit pour déplacer les fontaines de Jean Jau au milieu du carré et d’y faire couler de la bière, et du Touraine Primeur le 3e jeudi de novembre ? C’est aujourd’hui d’ailleurs…

A regarder toutes ces feuilles aux couleurs de l’automne je me dis que les arbres ont vraiment de l’or entre les branches…

Je t’écrirai de nouveau la semaine prochaine. Je t’embrasse.

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