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Un contrat de ville pour aider les quartiers prioritaires de l’agglomération

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Vendredi dernier au siège de l’agglomération Tour(s) Plus, 22 partenaires allant de l’Etat aux communes, en passant par la région, le département, la communauté d’agglomération ou encore les bailleurs sociaux ont signé le contrat de ville de l’agglomération tourangelle pour la période 2015-2020. Décryptage.

Les contrats de ville c’est quoi ?

Issus d’une réforme de la politique de la ville voulue par le Gouvernement et entrée en vigueur en 2014, les contrats de ville doivent simplifier et remplacer les nombreux dispositifs en zonages présents jusqu’alors (les ZUS, CUCS, ZRU…)

 Les contrats de ville sont destinés à aider les territoires de la République les plus en difficulté. Ces quartiers dits prioritaires au nombre de 1300 à l’échelle de la France (contre 2500 quartiers aidés dans les précédents dispositifs) ont été sélectionnés sur le critère unique de la pauvreté, c’est-à-dire la concentration des populations ayant des ressources inférieures à 60 % du revenu médian par unité de consommation.

Une unité de Consommation (UC) est un système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d’unités de consommation (UC). 1 UC pour le premier adulte du ménage ; 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ;  0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

Quels sont les quartiers prioritaires dans l’agglomération de Tours ?

Sur l’agglomération tourangelle quinze quartiers vont bénéficier du contrat de ville signé ce vendredi. Dix ont le statut de quartiers prioritaires, auxquels s’ajoutent cinq quartiers dits de « veille active ». A Tours, sept quartiers ont été définis comme prioritaires (Sanitas, Fontaines, Rives du Cher, Europe, Maryse Bastié, Bords de Loire, Rochepinard), tandis que celui de la Bergeonnerie est classé en veille. Ailleurs, la commune de Joué-lès-Tours comporte un quartier prioritaire, celui de la Rabière tandis que la Vallée Violette et celui du Morier sont en statut de veille. Les autres communes ayant des quartiers bénéficiant du dispositif sont La Riche avec le quartier Niqueux-Bruyère classé comme prioritaire et Le Petit Plessis comme quartier de veille, et Saint-Pierre-des-Corps avec La Rabaterie comme quartier prioritaire et la Galboisière mis en veille pour taille insuffisante (un seuil de 1000 habitants était exigé pour être classé quartier prioritaire).

Les revenus médians de ces quartiers se situent dans une fourchette allant de 7500 euros à 12 970 euros par Unité de Consommation.

Quels sont les objectifs du contrat de ville ?

Document épais et technique le contrat de ville de l’agglomération tourangelle repose tout d’abord sur un diagnostic des quartiers sélectionnés afin d’en dégager les enjeux et les orientations stratégiques à fixer.

Ces dernières reposent sur trois grands axes transversaux :

– Prévenir et lutter contre toutes les discriminations

– Aider la jeunesse à accéder aux emplois de service civique, à l’information, à la pratique culturelle et sportive, développer l’autonomie face au numérique, accroitre les mobilités sociales et géographiques

-Promouvoir l’égalité Homme / Femme

Les orientations stratégiques sont également organisées en quatre piliers thématiques :

– La cohésion sociale (favoriser le développement scolaire et éducatif, la prévention et l’accès à la santé…)

– Le cadre de vie et le renouvellement urbain

– Le développement économique et l’emploi

– Les Valeurs de la République et la citoyenneté.

Comment cela est financé ?

L’Etat s’est engagé à donner une dotation départementale (répartie entre Amboise et l’agglomération de Tours) de 1 250 000 euros en 2015. Une dotation dont le montant sera établi chaque année par la suite. La région a de son côté réservé des crédits européens pour des investissements dans les quartiers prioritaires. Le Conseil départemental agit lui sur le volet social avec des mesures spécifiques tandis que l’agglomération et les communes fournissent des dotations financières pour ce dispositif (790 000 euros pour Tour(s) Plus, environ 850 000 euros pour l’ensemble des quatre villes concernées).

Dans les faits cela change quoi ?

Les volontés affichées publiquement par l’ensemble des élus vendredi dernier étaient de lutter contre les inégalités et les écarts de développement au sein des communes mais aussi d’améliorer les conditions de vies des habitants de ces quartiers.

Pour l’heure il est encore trop tôt pour dire si ce contrat de ville sera utile ou si cela deviendra un énième dispositif dénué de retours concrets sur le terrain, mais il est à noter que ce dispositif laisse une place aux habitants par le biais de la création des conseils citoyens. Ces derniers ont pour mission d’être des lieux d’échanges entre habitants et ont pour objectif d’être forces de propositions et d’initiatives à partir de l’expertise d’usage du territoire des habitants. Les conseils citoyens devront ainsi prendre part à la construction des actions mises en place et assurer la représentation des habitants dans toutes les instances du contrat de ville.

Les élus ne siègent pas dans ces conseils citoyens qui sont répartis en deux collèges : un collège « habitant » et un collège « associations et acteurs locaux ». La création des neuf conseils citoyens de l’agglomération a été confiée aux associations de terrain comme Courteline pour les Bords de Loire, Vivre Ensemble pour les Rives du Cher à Tours ou le Centre Social de la Rabière pour ce quartier de Joué-lès-Tours. Le cadre de référence précise que ces conseils citoyens doivent être le résultat d’un tirage au sort respectant le principe de parité hommes-femmes.

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