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Tramway : Une deuxième ligne pour 2022 ?

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Avant même la mise en circulation de la première ligne en septembre 2013, la deuxième ligne de tramway de l’agglomération faisait parler d’elle. Trois ans plus tard, Tour(s) Plus s’apprête à passer à la vitesse supérieure. D’ici la fin de l’année, les maires de la Communauté d’Agglo devraient en effet donner leur feu vert au lancement du projet.

Et si le rapport de La Chambre Régionale des Comptes remettant en cause les capacités de l’Agglo à financer une deuxième ligne de tramway avait donné un coup de boost aux élus ? En effet, alors que les discussions semblaient s’enliser ces derniers mois, le projet de deuxième ligne pourrait être enfin lancé en novembre prochain à croire Frédéric Augis, le vice-président en charge des transports, dans les colonnes de la Nouvelle République.

L’Agglo a-t-elle les moyens de financer ce projet ?

Lors du dernier Conseil Communautaire, c’est l’union ainsi qui a prévalu au sein des élus de gauche et de droite de l’Agglo pour répondre au rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Pour les élus, le rapport ne tenant en compte que la situation 2014-2015 est alarmiste. Pour ces derniers, la possibilité de renégocier l’emprunt, les taux d’emprunt plus bas ou encore les aides de l’Etat et de l’Europe sur ce type de projets, sont autant d’éléments positifs qui contrebalancent les résultats de ce rapport. Reste que le coût de la première ligne est important et pèse sur les finances de l’Agglo. Mais pour les tenants de la deuxième ligne, cette dernière coûtera forcément moins cher, les investissements lourds de la première ligne n’étant pas à l’ordre du jour pour la seconde : centre de maintenance, alimentation par le sol ou encore intermodalité de la gare. Autant d’éléments qui avaient fait gonfler la note pour arriver à un coût de 29 millions d’euros au km pour la ligne A, soit un coût plus élevé que d’autres projets similaires (17 millions par km à Brest, 21 à Dijon). La deuxième ligne devrait ainsi proportionnellement coûter moins cher, à écouter les élus.

Quels enjeux ?

Les enjeux sont multiples pour Tour(s) Plus. Tout d’abord politique, puisque l’Agglo milite actuellement pour passer au stade de Métropole. Un projet comme celui-ci pourrait en effet montrer son dynamisme et sa volonté de penser en grand pour l’avenir. Un enjeu d’urbanisme également, les projets de tramway en France (et la ligne A mise en service en 2013 en est l’exemple typique) étant réfléchis pour être plus que de simples moyens de transports mais de véritables projets d’urbanisme structurants servant à repenser les territoires traversés. Enjeu écologique ensuite avec un mode de transports non polluant et une baisse conséquente de la place de la voiture en zone urbaine. Enjeu économique enfin avec les emplois induits pendant la phase de travaux mais également par la suite avec l’attractivité espérée d’un tel projet.

Quel tracé ?

Si les élus donnaient le top départ en cette fin d’année, il faudrait alors compter environ 6 ans avant la mise en circulation de la ligne. Un temps nécessaire entre les études préalables, le choix du tracé, l’enquête publique, les travaux… L’une des grandes étapes sera le choix du tracé. Au vu de la situation économique de l’agglomération, il paraît aujourd’hui peu probable qu’une deuxième ligne équivalente à la première soit possible. Reste la possibilité de se servir de cette première ligne pour créer des tracés annexes moins longs et moins coûteux, le tout en plusieurs temps. Le prolongement de la ligne A vers Trousseau via Les Fontaines et le Parc Grandmont est un tracé qui revient ainsi régulièrement dans les discussions. Un tracé qui était évoqué également par l’ADTT en janvier dernier. L’association qui milite pour un véritable réseau envisageait ainsi dans un premier temps ce prolongement de la ligne existante puis dans un second temps une seconde ligne Est-Ouest allant de Saint-Pierre-des-Corps jusqu’à La Riche via l’hôpital Bretonneau. Un schéma qui a l’avantage de pouvoir se faire par tranche en partant de raccordements avec la ligne A.

réseau adttLes tracés proposés par l’ADTT

Le but de la deuxième ligne sera quoiqu’il en soit de desservir les zones de fort passage, les zones d’activités mais aussi les zones à enjeux sociaux et sociétaux. Ainsi que ce soit la branche Sud ou la branche Est de choisie dans un premier temps (les deux qui semblent aujourd’hui tenir la corde), l’un des deux quartiers prioritaires sera desservi (Les Fontaines ou la Rabaterie).

Si le tracé vers l’Est a semblé pendant longtemps être privilégié (le foncier ayant été déjà en partie acheté) avec sa possible future d’extension vers l’Ouest et Bretonneau et La Riche, ce choix semble aujourd’hui moins sûr. L’ébauche de réflexion sur un téléphérique raccordant les deux gares de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps semble conforter cette hypothèse. Le tracé au Sud permettrait lui de raccorder l’hôpital Trousseau et la zone d’activités de Chambray au réseau. Quelque soit ce choix, l’Agglo ne devrait pas s’arrêter là. Que ce soit par des lignes ou extensions supplémentaires de tramway ou par des bus à haut niveau de service (BHNS), il faudra poursuivre les efforts pour ne pas rester avec un réseau bancal. Et même avec un réseau complet, il faudra alors rester vigilant à penser en terme de globalité, en n’oubliant pas le réseau classique et éviter ainsi un « effet TGV » malencontreux. L’exemple de 2013 avec les problèmes rencontrés sur le réseau Fil Bleu, suite à la mise en service de la première ligne de tramway, devrait être une piqûre de rappel utile. Les décisions prises en fin d’année engageront un projet qui dépassera le simple cadre de la deuxième ligne avec une vision à long terme, qui définira les objectifs sur les 40 prochaines années.

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