Politique

Tours : des orientations budgétaires dans la continuité

La ville de Tours a présenté ses orientations budgétaires ce lundi soir en Conseil Municipal. L’occasion pour la majorité de Christophe Bouchet de fixer le cap à venir pour sa politique en 2019.

Sans surprise, ces orientations budgétaires suivent de près celles de l’année précédente et l’an 2 de Christophe Bouchet comme maire de Tours reprendra ainsi les mêmes grands axes.

Pas de hausse de la fiscalité

En plein mouvement des « Gilets jaunes » sur le ras-le-bol fiscal, Hélène Millot, l’adjointe aux finances a bien insisté sur le fait que cette année la fiscalité locale n’augmentera pas, ce qui est le cas depuis 2015. Cette année-là, la majorité alors de Serge Babary, avait augmenté les impôts locaux, essuyant de profondes critiques suite aux promesses de campagne de ne pas augmenter les impôts de toute la mandature. Depuis, chaque année, ce point est ainsi fermement appuyé.

Des investissements en hausse

Autre axe principal de ces orientations : la hausse des investissements. Retombés à 20 millions d’euros il y a deux ans, ces derniers remontent depuis. Cette année ils devraient s’élever à plus de 30 millions d’euros répartis par secteur comme suit :

Aménagement urbain : 7,7 millions d’euros (dont 3,8 pour la voirie)

Education : 5,2 millions d’euros (dont 3,6 pour la future école des Deux Lions)

Rayonnement : 2,8 millions d’euros (dont 2,1 pour la poursuite du parcours lumière)

Sport : 2,7 millions d’euros (dont 200 000 euros pour le gymnase du Hallebardier).

Secteur Petite enfance : 2,6 millions d’euros (dont 2,2 pour la reconstruction de la crèche Leccia)

Culture : 2,1 millions d’euros (dont 900 000 euros pour la restauration de la chapelle du Conservatoire)

Espaces verts : 1,1 millions d’euros.

Cohésion sociale : 1 million d’euros (dont 800 000 pour la création d’une Maison des associations)

Des investissements en hausse, mais qui restent faibles par rapport à d’autres villes de même strate, comme Orléans ont noté plusieurs élus.

La dette toujours en ligne de mire

Le troisième axe principal concerne le travail de remboursement de la dette. Pour rappel, en 2014, la dette globale de la ville de Tours s’élevait à 232 millions d’euros. Elle était de 218 millions en 2018 et fin 2019 elle devrait être de 214 millions d’euros. Cette année, la ville devrait se désendetter ainsi de plus de 3 millions d’euros (14 millions de remboursement pour 10,9 millions d’euros de nouveaux emprunts).

Un travail sur l’immédiat qui est couplé avec celui sur le remboursement des emprunts à venir à l’horizon 2023-2026. Nous l’avons déjà dit, ces remboursements correspondent à un « mur de dettes » pour reprendre l’expression du maire de Tours. Et pour éviter de se retrouver asphyxier par ce mur, la ville négocie de nouvelles modalités et un étalement des remboursements.

A première vue ces orientations budgétaires paraissent ainsi cohérentes. Oui mais dans le détail, certains points posent des questions. Ainsi pour Nicolas Gautreau, élu centriste, « ces orientations budgétaires sont ainsi assez légères ». Et l’élu d’opposition de s’interroger notamment sur la hausse des dépenses de frais de personnel, de 2,4% sur un an. Des hausses expliquées par le fait que la ville de Tours va récupérer en son sein du personnel qui avait été transféré à la Métropole l’an passé. Incongru pour Nicolas Gautreau qui rappelle que « la mutualisation des services doit amener à la baisse des charges de personnel pour la collectivité d’origine ».

Une augmentation qui devra par ailleurs être compensée pour la ville de Tours, contrainte par les accords de Cahors à ne pas augmenter ses dépenses de plus de 1,2%. Pour y arriver, Hélène Millot a évoqué sans précisions une baisse des charges générales de 1,9%.

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