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Feu vert pour l’aménagement des casernes Beaumont-Chauveau

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La signature de l’accord de cession de l’Etat à la ville de Tours des terrains des anciennes casernes Beaumont et Chauveau hier entre le délégué interministériel, Thierry Repentin et le maire de Tours, Serge Babary, était attendue de longue date. Ce protocole acte le lancement de l’aménagement des 10 hectares de terrains militaire en un nouveau quartier.

img_2160Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat, hier à Tours

Si dans les faits cet aménagement a déjà débuté avec l’installation des services administratifs de l’université rue du Plat d’Etain, la mise en service du Bio3 ou encore l’ouverture de la résidence des alternants gérée par le Foyer des Jeunes Travailleurs, le gros du projet était resté dans les cartons en attendant l’officialisation de la cession par l’Etat des terrains en question.

Une vente à 2,6 millions d’euros

Initié dès 2010 par l’ancienne majorité de Jean Germain, l’aménagement des anciennes casernes en nouveau quartier de ville semblait dans un premier temps avancer rapidement. Fin 2013, l’Etat et la ville de Tours se mettaient même d’accord sur un montant de vente de l’ordre de 1,3 millions d’euros, au lieu des 4,5 millions d’euros, montant réel de ces 10 hectares. Une belle ristourne rendue possible par la nouvelle loi sur le logement social, entrée en vigueur cette même année,  qui stipule que l’Etat peut appliquer une décote si les collectivités récupérant le terrain intègre dans leur projet une part de logements sociaux. Celle-ci était alors de l’ordre de 40% des 600 logements prévus. Avec le changement de majorité en 2014, le dossier s’enlise un peu et de nouvelles négociations sur le prix de vente ont alors lieu. L’Etat revoyant ce prix à la hausse pour le passer à 2,6 millions. « Le Ministère a revu le coût de libération du site avec la nécessaire reconstruction de l’hébergement pour célibataires géographiques ainsi que le déménagement de la médecine du travail » justifiait Madame Amiot, adjointe au maire de Tours, lors du dernier Conseil Municipal. Le nouveau prix d’acquisition inclut tout de même une décote de 42% du prix réel, la part de logements sociaux étant de l’ordre de 20%. « A ce prix d’achat, nous ne pouvons maintenir la part de 40% de logements sociaux comme précédemment » poursuivait l’adjointe au maire en répondant au conseiller d’opposition socialiste Nicolas Gautreau qui l’avait alors interpellé sur ce sujet.

yves-chardron_img_5520Les Casernes aujourd’hui (c) Yves Chardron -Visadrone

Un nouveau quartier sous forme de « parc habité »

« Parc habité », l’appellation plaît à Serge Babary pour évoquer ce nouveau quartier de 10 hectares en centre-ville. L’actuel maire de Tours a en effet gardé les grandes lignes de ce projet, dont le principal était la création d’un grand parc central, une trame verte traversant le quartier dans le sens Nord-Sud et dédiée aux piétons et déplacements doux. « La place des voitures sera en périphérie, aux abords du quartier » explique Pascal Gomes, de la SET (Société d’Equipement de Touraine), à qui la mairie a confié l’aménagement. Si dans les grandes lignes, le projet est resté le même qu’en 2013, outre la part de logements sociaux mentionnée ci-dessus, quelques évolutions sont à noter comme la mixité des bâtiments avec des commerces en rez-de-chaussée et des habitations à partir du premier étage, une conséquence directe de l’entrée en vigueur du nouveau PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondations). Pour le maire de Tours : « on a trop souffert de la construction de nouvelles zones uniquement consacrées aux logements. Il faut des cœurs de vie dans ces nouveaux quartiers ». Directement visés, les quartiers des 2 Lions et de Monconseil que Serge Babary a à plusieurs reprises ces dernières années, ciblé comme mauvais exemples en matière d’urbanisme. Bien que jouant la carte environnementale, le maire de Tours s’est d’ailleurs bien gardé la moindre citation du terme « eco-quartier », lors de la présentation du projet. Un terme à la mode que son prédécesseur avait lui allègrement usé pour les quartiers des 2 Lions et de Monconseil, avec les retours et critiques qui vont avec derrière.

bruno-fortier-architectes_photo-6Visuels du projet Beaumont-Chauveau (c) Agence Fortier Architectes

Question architecture, pour le moment rien n’est acté, si ce n’est la hauteur des bâtiments qui sera progressive avec des constructions à R+2 (ndlr : Rez-de-chaussée plus deux étages) sur les bords du quartier afin de s’harmoniser avec le bâti existant et de ne pas devenir trop étouffant pour le voisinage. Des hauteurs qui culmineront jusqu’à R+6 au centre du quartier, pour les bâtiments donnant sur le parc. Pour Serge Babary : « Si on veut que tout le monde adhère à ce type de projets, il faut commencer par respecter le voisinage existant en ne leur imposant pas de hautes constructions à leurs fenêtres ».

Au total ce sont 91 000 m² de surface utile qui seront construit et répartis comme suit :

  • 53 000 m² de logements, soit 600 habitations, devant accueillir environ 2000 personnes.

  • 40 000 m² d’activités annexes (commerces, services de proximité…)

  • 8 000 m² déjà existants pour l’université

A noter que tous les bâtiments militaires ne seront pas détruits, mais qu’une partie sera intégrée au quartier afin de conserver une trace du passé des lieux. Les anciens ateliers sur le site de Beaumont devraient ainsi être conservés pour accueillir des artisans. La grande halle du quartier Chauveau sera elle aussi gardée, tout comme le bâtiment dit de Condé, classé monument historique.

%e2%94%acbruno-fortier-architectes_photo-4Visuels du projet Beaumont-Chauveau (c) Agence Fortier Architectes

L’aménagement de ce nouveau quartier, dont le coût pour la SET est estimé aux alentours de 20 millions d’euros (ndlr : le coût des constructions immobilières n’est pas encore connu) s’inscrit également dans un nouveau rapport aux quartiers voisins. Jusqu’ici, fonction militaire oblige, ces 10 hectares faisaient plus office de bunker que de lieu accueillant avec des hauts murs entourant les casernes. Une ville dans la ville, fermée sur elle-même. Le projet urbain imaginé par l’architecte urbaniste Bruno Fortier, entend au contraire l’ouvrir sur son environnement. Pour la mairie de Tours, c’est également l’occasion de prolonger certains axes existants comme le boulevard Jean Royer qui aura une voie de transport en commun en site propre (bus à haut niveau de service ou tramway). De quoi développer l’axe est-ouest de la ville, dont l’un des enjeux est entre autres, une meilleure desserte de l’hôpital Bretonneau.

Maintenant la cession effective, la SET va dès les prochaines semaines entamés les travaux préparatoires (diagnostic archéologique, dépollution, destruction des bâtiments…). Les constructions débuteront elles dès 2017 avec une mise en service des premiers bâtiments espérée en 2019.

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